Clément Desplanches, alias «Clem», 18 ans, espère se qualifier pour le Masters du jeu vidéo Starcraft en 2021, une compétition qui réunit les 16 meilleurs joueurs au monde.
Clément Desplanches, alias «Clem», 18 ans, espère se qualifier pour le Masters du jeu vidéo Starcraft en 2021, une compétition qui réunit les 16 meilleurs joueurs au monde.

L’étoile montante de Starcraft

Le Français Clément Desplanches, alias «Clem», vient de fêter ses 18 ans et travaille présentement à compléter son baccalauréat, le diplôme national qui conclut les études secondaires dans l’Hexagone. Il espère aussi se qualifier pour le Masters du jeu vidéo Starcraft en 2021, une compétition qui réunit les 16 meilleurs joueurs au monde.

«C’est un peu comme le Mondial de Starcraft! Pour y arriver, je dois récolter des points dans les tournois de 2020. Ce n’est pas facile de se qualifier, mais je crois pouvoir y arriver cette année», raconte au Soleil le résident de Nice qui a été recruté il y a quelques mois par la prestigieuse équipe de eSports Team Liquid après avoir débuté avec une plus petite équipe.

Régime de vie

«La différence entre le gamer lambda et le gamer professionnel, c’est beaucoup d’années d’entraînement et la régularité. Car si tu ne joues pas régulièrement, tu perds du niveau», explique celui qui joue chaque jour un tournoi en ligne d’une durée variant entre une heure et cinq heures en plus de son entraînement.

«Ce qui est bien avec Starcraft, c’est que ce n’est pas seulement des réflexes, il y a aussi de la dextérité et de la stratégie, tu dois connaître les joueurs adverses», poursuit celui qui joue à ce jeu vidéo depuis qu’il a 10 ans.

Clément va aussi régulièrement voir des matchs et discuter sur la plateforme Twitch. «Pour bien performer, il faut aussi bien dormir, bien manger et s’entraîner un peu physiquement. Je vois la différence quand je mange mal ou pas beaucoup, ça se répercute sur mes résultats.»

Gagner sa vie

Clément ne le cache pas, il gagne sa vie avec les eSports. «Avec le salaire de Team Liquid et les prix en argent, je peux en vivre. De plus, Team Liquid paie mes déplacements pour les tournois à l’étranger», enchaîne-t-il.

Celui dont le père l’avait initié à Starcraft avoue également qu’il y a longtemps qu’il n’a pas affronté le paternel au légendaire jeu de Blizzard Entertainment. 

«Je ne joue plus contre lui, car le je battrais tout le temps!», rigole-t-il. «Je pense que ça a pris un an seulement pour que je devienne le meilleur des deux. L’élève a dépassé le maître!»