Kristopher Letang subira une intervention chirurgicale afin d'enrayer une hernie discale au cou, qui lui fera rater de quatre à six mois.

Letang ratera de quatre à six mois

Le but de Kristopher Letang lors du sixième match de la finale de la Coupe Stanley en 2016 avait assuré le quatrième championnat de l'histoire des Penguins de Pittsburgh. Le talentueux défenseur québécois aura cette fois-ci un point de vue différent du parcours des Penguins, qui tenteront de défendre leur titre avec succès en séries éliminatoires à compter de la semaine prochaine.
Letang subira une intervention chirurgicale afin d'enrayer une hernie discale au cou, qui lui fera rater de quatre à six mois. Il sera donc réduit au rôle de spectateur quand les Penguins tenteront de devenir la première équipe en près de 20 ans à gagner la Coupe Stanley deux années consécutives.
L'arrière de 29 ans n'a pas joué depuis le 21 février. Les traitements n'ont pas donné les résultats escomptés et Letang s'est soumis à un deuxième test d'imagerie par résonance magnétique la semaine dernière. Les résultats ont mené les médecins à suggérer une intervention chirurgicale.
«C'était inattendu», a admis Letang. «Comme je l'ai déjà dit, j'étais en rééducation. Ça se déroulait très, très bien. Ce n'est que la semaine dernière que j'ai commencé à avoir des signaux négatifs.»
AVC et commotion
Letang, un des meilleurs défenseurs du circuit Bettman, a connu de la difficulté à demeurer en santé en raison de multiples blessures, allant d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2014 à une importante commotion cérébrale en 2015, qui l'a forcé à s'absenter du premier tour éliminatoire où les Penguins se sont inclinés devant les Rangers de New York. 
Letang, qui a marqué cinq buts et ajouté 29 aides en 41 rencontres, a également été contraint à un rôle de spectateur à deux reprises plus tôt cette saison en raison de blessures au bas du corps, qui n'avaient rien à voir avec celle au cou, a insisté l'entraîneur-chef Mike Sullivan. «C'est une accumulation d'incidents sur une longue période de temps. Ça n'est pas attribuable à un seul incident.»
S'il y a un aspect positif à retenir de tous les pépins qui ralentissent Letang, c'est que les Penguins ont appris, bien malgré eux, à évoluer sans lui. «Ça ne change pas notre approche», a assuré Sullivan. «Ça n'affecte pas nos attentes envers chacun de nos joueurs. Nous ne demandons à personne de chausser ses patins.»