À sa 19e saison dans la LNH, Luongo est à six victoires des 484 d’Ed Belfour et du troisième rang de l’histoire.

L’espoir des séries ne cesse d’animer Luongo

TORONTO — Son genou droit de 39 ans bien enveloppé, Roberto Luongo affirme que tout ça en vaut encore le coup. Les douleurs, toute la préparation nécessaire et les blessures qui prennent plus de temps à guérir ne minent pas le plus grand désir du gardien des Panthers de la Floride.

«Je veux juste participer aux séries», lance Luongo, dont la barbe est clairsemée de poils blancs. «Je veux juste y goûter encore. C’est pour ça que je joue.»

À sa 19e saison dans la LNH, Luongo est à six victoires des 484 d’Ed Belfour et du troisième rang de l’histoire. Il est aussi à 12 matchs des 1029 de Patrick Roy et du deuxième rang. Et il n’a besoin que de quatre jeux blancs pour rejoindre trois gardiens au sixième rang de tous les temps avec 81.

Ces statistiques, et la place qu’elles lui assurent au Temple de la renommée du hockey, ne signifient rien pour le gardien de Saint-Léonard. Il veut avoir une autre occasion de remporter la Coupe Stanley, un trophée qu’il est passé bien près de gagner avec les Canucks de Vancouver, en 2011. «Le reste arrivera s’il doit arriver. Quand ma carrière sera terminée, je pourrai contempler ces statistiques et les apprécier, mais pour l’instant, je veux continuer de faire du bon travail.»

Luongo a une fiche de 7-6-1 avec un blanchissage, un taux d’efficacité de ,900 et une moyenne de buts alloués de 3,14. Il a donc fait sa part cette saison, mais il semblerait que du hockey de printemps ne soit pas dans les cartes pour les Panthers.

Les Panthers ont éprouvé toutes sortes d’ennuis sans Luongo, qui a raté le premier mois de la saison en raison d’une blessure au genou droit subie dès le tout premier match, et se trouvent à neuf points d’une place en séries dans l’Est. Malgré tout, le gardien continue de pousser son corps à la limite.

«C’est difficile, je ne vous mentirai pas. Quand on gagne en âge, la récupération n’est plus aussi rapide et vous devez mettre plus d’efforts. Mais je suis encore prêt à mettre tous ces efforts.»

L’entraîneur-chef Bob Boughne a précisé que Luongo gérait lui-même son horaire de travail. «L’important pour nous est qu’il demeure en santé. C’est notre joueur le plus important.»

Quand la santé va...

Avant la saison 2010-2011, Luongo a paraphé une prolongation de contrat de 12 saisons avec les Canucks, qui l’ont échangé aux Panthers en 2014. Il précise qu’il n’a jamais dit à quel âge il comptait se retirer. «Je veux seulement jouer aussi longtemps que j’en retirerai du plaisir. Pourvu que le niveau de jeu et la santé y soient. Pour l’instant, mis à part quelques blessures, je pense que le niveau est encore suffisamment élevé.»

Quatrième choix au total par les Islanders de New York en 1997, Luongo a une moyenne en carrière de 2,51 et un taux d’efficacité de ,919. Il a affiché un meilleur taux d’efficacité dans quatre de ses cinq saisons depuis son retour en Floride.

Mais aussi bons soient ses chiffres, tout ce qu’il souhaite, c’est une autre chance de gagner la Coupe. Aussi hors d’atteinte que ce semble l’être pour l’instant. «J’aime jouer. Espérons que j’aurai une autre chance.»