Le plaqueur Vincent Desjardins et ses coéquipiers connaissent leur mission contre les X-Men : arrêter leur jeu au sol pour les forcer à lancer le ballon.

Les X-Men attendus au sol

Les X-Men vont courir avec le ballon et le Rouge et Or le sait. Maintenant que les présentations sont faites, reste à les arrêter.

Le Rouge et Or compte sur la défensive contre la course la plus hermétique au Canada, avec 68 petites verges en moyenne allouées au sol par match en saison régulière. En éliminatoires, l’unité du coordonnateur Marc Fortier a même haussé ce standard à 56 verges en moyenne; 32 contre Montréal et 80 contre Sherbrooke.

De l’autre côté, les visiteurs de samedi au PEPS pour la demi-finale canadienne comptent sur le porteur de ballon universitaire le plus prolifique cette année au Canada en Jordan Socholotiuk. St. F.X. s’est classé troisième sur 27 cette saison pour le nombre de jeux au sol (254) et 24e au chapitre des passes (131). Un plus un font deux.

«Ils ne réinventeront pas la roue en fin de semaine», croit Vincent Desjardins. Le plaqueur de quatrième saison s’affirme convaincu de deux choses. Un : dans le but d’avoir une chance de l’emporter, les X-Men vont se concentrer sur leurs forces. Deux : les équipes qui ont du succès en novembre courent le ballon.

«Ils alignent un très bon porteur et une très bonne ligne offensive. C’est là-dessus qu’on se concentre en ce moment : arrêter le jeu au sol en premier pour les forcer à passer le ballon ensuite», confirme le secondeur de couverture Adam Auclair, joueur par excellence de la finale de conférence contre Montréal avec un retour d’échappé de 77 verges pour le touché et une interception.

«Ils ont des gros bonshommes costauds», poursuit Desjardins. «On s’attend à du jeu au sol physique en première demie et on va essayer de les placer en situation de deuxième essai et plusieurs verges à franchir pour voir si le quart-arrière peut lancer le ballon.»

Un peu comme Polan

Avec ce qu’il a vu des X-Men sur vidéo, Auclair n’hésite pas à comparer Socholotiuk à Gabriel Polan. Même si le demi à l’attaque du Vert & Or de Sherbrooke transporte au moins cinq pouces et une vingtaine de livres de plus sur sa charpente. Polan a été le meilleur porteur au Québec cet automne et surtout le plus occupé dans un circuit axé sur l’attaque aérienne.

«Le gars de St. F.X. est moins gros, mais tu peux voir sur vidéo qu’il est puissant et rapide. Il n’arrête pas au premier contact et peut briser des plaqués. On sait qu’il a couru plus de 1000 verges [seul au Canada cette saison], ce n’est pas rien», souligne Auclair.

Desjardins trace aussi un parallèle avec Sherbrooke dans l’utilisation répétée de six joueurs de ligne à l’attaque au lieu de cinq, ainsi que la réalisation de certains jeux précis. L’idée sera pour Desjardins, l’ailier étoile Mathieu Betts et leurs coéquipiers de la ligne défensive du R et O de maximiser leur vitesse pour atteindre le champ arrière.

Le côté gauche du front offensif de St. F.X. s’appuie sur le garde finissant quatre fois étoilé Jacob Czaja, repêché dans la LCF par Ottawa, ainsi que le bloqueur de 6’5” Gregor MacKellar, un transfert de la prestigieuse Université Rice, à Houston.

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L'APPEL DE LA PELLE

Avec une nouvelle chute de neige attendue vendredi, le Rouge et Or aura besoin de bras pour déblayer le stade du PEPS en vue du match de samedi (12h30). Un tracteur dégagera le terrain, mais la pelle s’avère de mise dans les gradins. Surtout qu’une première quantité de neige bien glacée est déjà amoncelée sur les longs bancs de bois depuis mardi. Au moment du match, les prévisions sont de 1 °C avec un ciel variable, sans précipitations.