Le deuxième-but Édouard Julien, de Québec, a été choisi en 18e ronde par les Twins. En 2017, il avait refusé une offre des Phillies de Philadelphie, qui l’avaient pris en 37e ronde, pour s’en aller avec les Tigers de l’Université Auburn.

Les Twins misent sur Édouard Julien, les Jays sur Jean-Christophe Masson

En même temps que l’avant-champ Édouard Julien était sélectionné pour la deuxième fois de sa carrière en 18e ronde par les Twins du Minnesota, le voltigeur Jean-Christophe Masson, de Lévis, devenait le deuxième joueur le plus jeune de l’histoire à être réclamé au repêchage des ligues majeures de baseball, mercredi.

Les Blue Jays de Toronto ont utilisé leur choix de 26e ronde pour mettre la main sur le produit de 16 ans du programme sport-études des Canonniers de Québec. En 2015, Benjamin Pelletier (Philadephie) avait été repêché au même âge. Fait cocasse, les deux sont nés à la même date, un 22 août.

«Être repêché à 16 ans, c’est incroyable, je suis fébrile. Il s’agit d’une situation inattendue pour moi, je reviens d’un tournoi en Floride avec l’ABC, j’ai appris ça en direct en suivant le repêchage. Je suis à la fois content et honoré», confiait Masson à bord de l’autocar le ramenant de Montréal à Québec après un vol en provenance de la Floride.

Le frappeur gaucher de 6 pieds 3 pouces et 193 livres s’aligne aussi avec l’équipe nationale junior. Il a récemment accepté une bourse d’études avec l’Université du Missouri, un important programme de baseball universitaire aux États-Unis qu’il joindrait en septembre 2020.

«Ça fait déjà quelques semaines qu’on se demande ce qu’on ferait si j’étais repêché. J’ai une bonne offre de Missouri, on va y réfléchir. Je ne sais pas encore de quel côté je vais pencher», disait-il d’un ton posé.

N’empêche, le sort que lui ont réservé les Blue Jays n’est pas donné à tout le monde. «Tous les joueurs rêvent d’être repêchés. Je pense qu’ils aiment mon coup de bâton, que ma puissance est prometteuse et que je peux encore me développer physiquement», analysait-il.

Édouard Julien

Quelques rondes plus tôt, le deuxième-but Édouard Julien, de Québec, avait été choisi en 18e ronde par les Twins. En 2017, il avait refusé une offre des Phillies de Philadelphie, qui l’avaient pris en 37e ronde, pour s’en aller avec les Tigers de l’Université Auburn. Après une brillante première saison, sa deuxième campagne a été un peu plus difficile, mais son club n’est qu’à deux victoires d’une participation à la phase finale du Championnat national de la NCAA.

«C’est toujours excitant d’être repêché, mais je l’ai su après notre pratique en voyant toutes les notifications sur mon téléphone. La différence avec la première fois, c’est que mes attentes étaient plus élevées», avouait celui qui a également été développé au programme sport-études dirigé par Jean-Philippe Roy.

Julien avait appris une fois la saison commencée qu’il était admissible au repêchage. À part une fenêtre de deux semaines, son entraîneur à Auburn ne voulait pas qu’il discute avec les recruteurs des majeures. Comme il pourrait passer encore deux saisons à l’université, l’engagement des Twins à son endroit devra être à la hauteur de ce qu’il vise.

«J’ai un minimum en tête, et s’ils l’atteignent, je pourrais signer avec les Twins. Mais avec la saison que je viens d’avoir, ça pourrait être plus facile l’an prochain si j’en connaissais une bonne. La saison dernière, personne ne connaissait le petit français, on ne m’avait jamais vu sur vidéo. Cette année, les adversaires ne voulaient pas que je les batte, ils lançaient autour de moi, et au lieu d’être plus patient, je me disais que j’avais juste huit circuits et je m’élançais trop vite», expliquait-il à propos de sa dernière campagne.