Le regretté Jacques Richard, des Nordiques, était entouré par les membres du trio de la «Triple couronne» des Kings de Los Angeles, Charlie Simmer, Marcel Dionne et Dave Taylor, lors d'une rencontre disputée en 1983.

Les trios qui ont marqué l'histoire de la LNH

Parfois quand trois joueurs se complètent à merveille au sein d'un même trio, le tout devient plus que la somme de ses membres.
Dans sa plus récente chronique soulignant les 100 ans de la LNH, une série hebdomadaire produite par La Presse canadienne, retraçons quelques-uns des trios les plus célèbres de l'histoire du circuit.
LA TRIPLE COURONNE
La symbiose s'est produite rapidement entre les attaquants Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor chez les Kings de Los Angeles.
Le trio de la «Triple couronne» a amassé au moins un point lors de 56 matchs d'affilée à leur début ensemble en 1979. Ils ont été réunis pendant six saisons jusqu'au transfert de Simmer aux Bruins de Boston.
Ils ont connu l'une de leurs meilleures saisons en 1980-1981 lorsqu'ils ont totalisé à eux trois 328 points. C'était la première fois dans l'histoire de la LNH que chaque joueur d'un même trio obtenait 100 points ou plus pendant la même saison.
Ils ont été présentés comme «le plus prolifique trio du hockey» au Match des étoiles de la LNH présenté à Los Angeles en 1981.
LA «PRODUCTION LINE»
Sid Abel, Gordie Howe et Ted Lindsay ont certainement été à la hauteur du surnom attribué à leur trio avec les Red Wings de Detroit.
Les trois membres de la «Production Line» ont terminé aux trois premiers rangs du classement des marqueurs de la ligue en 1949-1950. Lindsay a tracé la voie avec 78 points, neuf de plus que Abel et 10 de plus que Howe.
Les Red Wings sont parvenus à vaincre en sept matchs les Rangers de New York en finale de la Coupe Stanley en 1950, malgré l'absence de Howe en raison d'une blessure subie lors du premier match de la demi-finale.
Howe est revenu au jeu la saison suivante et il a mené la LNH dans la colonne des buts (43) et des points (86).
Les Red Wings n'ont pu défendre leur titre, mais ils ont mis la main sur la coupe lors de trois des quatre années suivantes.
LA «PUNCH LINE»
Les gardiens se faisaient du mauvais sang quand ils voyaient le redoutable trio d'Elmer Lach, Maurice «Rocket» Richard et Toe Blake du Canadien de Montréal se déployer sur la patinoire.
La «Punch Line» gardait constamment l'équipe adverse sur les talons grâce à une combinaison de rapidité, de dynamisme offensif et de robustesse.
L'entraîneur-chef Dick Irvin a réuni les trois attaquants lors d'un entraînement en 1943-1944 et ils ont guidé le Tricolore à la conquête de la Coupe Stanley.
Lach a gagné un championnat des marqueurs l'année suivante avec 80 points et le trio a totalisé 220 points cette même saison, un record qui a tenu pendant plus de deux décennies.
LA «LEGION OF DOOM»
Eric Lindros, Mikael Renberg et John LeClair ont formé l'un des trios les plus intimidants du hockey lorsqu'ils ont joué ensemble avec les Flyers de Philadelphie au milieu des années 90.
Les trois mesuraient 6'2'' et plus et faisaient osciller la balance à plus de 230 livres.
Leur présence physique les a aidés à accumuler les points en préconisant un échec-avant tenace et en prenant d'assaut l'avant du filet en quête de retours de tirs.
Les coéquipiers ont également démontré leurs habiletés offensives. Lindros a gagné le trophée Hart décerné au joueur par excellence en 1995 tandis que LeClair a connu deux saisons d'affilée de 97 points.
Les blessures ont entraîné la séparation du trio après une impressionnante association de deux saisons et demie.
LA «FRENCH CONNECTION»
Les membres du célèbre trio - Gilbert Perreault, René Robert et Richard Martin - ont formé une unité d'élite avec les Sabres de Buffalo dans les années 70. Ils ont été très productifs ensemble, totalisant 1681 points en 1536 matchs de 1972 à 1979.
Des bannières avec le numéro de leur chandail - le 14 de Robert, le 11 de Perreault et le 7 de Martin - sont suspendues côte à côte au KeyBank Center. 
Des statues des trois joueurs sont également exposées à l'extérieur de l'amphithéâtre.