Pour la première fois de leur jeune histoire en division 1, les Titans de Limoilou de l’entraîneur-chef Dave Parent seront les hôtes d’un match éliminatoire.

Les Titans et le CNDF croisent le fer en quart de finale

D’un côté, le rendez-vous revêt un cachet historique; de l’autre, il pourrait servir à retrouver des lettres de noblesse. Le match de quart de finale de football collégial division 1 entre les Titans de Limoilou et le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy promet d’être haut en couleur, samedi (13h), sur le terrain Gérard-Chiquette du Patro de Charlesbourg.

Pour la première fois de leur jeune histoire en division 1, les Titans seront les hôtes d’un match éliminatoire. Après avoir raté les séries, en 2018, leur troisième position au classement avec une fiche de 6-3 leur permet d’atteindre cet objectif symbolique.

«Nous avions fait un pas de côté, l’an passé, pour en faire deux par l’avant, cette année. Ç’a été un long processus, les joueurs et le cégep ont embarqué dans notre plan. Nous n’avons jamais caché que notre premier objectif était d’accueillir un match des séries sur notre terrain. On est content, mais on ne veut pas s’arrêter là. On a écrit le premier chapitre, on passe au deuxième», indique l’entraîneur-chef Dave Parent.

Il affiche beaucoup de respect envers le CNDF et leur entraîneur-chef, Marc-André Dion. Il ne s’attend pas à une partie de plaisir, samedi.

«Quand c’est un match régional, on dirait que les joueurs en donnent deux fois plus. Le CNDF a travaillé fort pour rentrer dans les séries, ils ont joué leur meilleur match de la saison, la semaine dernière. De notre côté, on a fait preuve de constance, cette année, je m’attends à ce qu’on soit le reflet de notre identité pendant les trois heures, samedi.»

La diversité de l’attaque limouloise, menée par le quart-arrière Pierre-Luc Michaud, lui plaît. «Pierre-Luc a bien progressé, il est en contrôle. On est capable de faire mal à l’adversaire de plusieurs manières, on ne peut pas juste se contenter de nous arrêter sur la course. Défensivement, les gars ont levé la main depuis le faux pas contre Vieux-Montréal [défaite de 50-14]. On peut dire qu’on s’en va à la guerre sans points d’interrogation.»

Le CNDF confiant

Le cœur du CNDF bat au rythme des séries depuis la semaine dernière puisqu’il devait remporter son dernier match du calendrier afin de poursuivre sa saison.

«On peut dire qu’on était en huitième de finale, la semaine passée. Mais ce qui s’en vient sera encore plus difficile, parce qu’on affronte la troisième position. Au moins, notre victoire nous a permis de ne pas finir au 7e rang. Ça nous donne un match éliminatoire sur la route, mais c’est quand même à Québec. Les batailles régionales sont toujours disputées avec intensité et respect. Comme vendredi dernier contre Lennoxville, ça va nous prendre notre meilleur match de l’année pour passer à l’autre étape», raconte Dion, qui dirige le CNDF depuis 15 ans.

La fiche déficitaire (4-5) du CNDF n’est pas à regarder négativement, selon lui. Après avoir perdu son quart-arrière partant, en début de saison, le Notre-Dame a fait preuve de résilience. «On ne s’est jamais fait déclasser, et on a failli battre les meilleures équipes», notait celui dont l’attaque a trouvé son rythme sous la direction du quart Jérôme Rancourt.

Champion du Bol-d’Or, en 2016, le CNDF n’a pas franchi la première ronde depuis. «Gagner en 2016, ce fut extraordinaire, mais il ne faut pas se contenter de ça. Ça fait deux ans qu’on est éliminé en quart de finale, on est un programme d’élite, on veut retrouver nos lettres de noblesse.»

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ÉLANS: LA TÊTE SUR LES PETITES TÂCHES AVANT TOUT

Finaliste au Bol-d’Or 2018, les Élans de Garneau aimeraient bien retourner à la grande valse automnale, mais pour s’y être déjà rendu, l’entraîneur-chef Claude Juneau Jr sait bien qu’il est impossible de sauter les étapes. Et même si son club a obtenu l’avantage du terrain pour le match de quart de finale contre les Cheethas de Vanier, l’équilibre du RSEQ en football collégial division 1 l’empêche de se fier uniquement là-dessus. «On sort bien chez nous [fiche de 4-1 en saison], on compte sur de bons partisans, mais notre Ligue est peut-être celle qui a le plus de parité au pays, chaque match se joue sur le terrain, le jour même. L’an passé, nous avons disputé tous nos matchs éliminatoires sur la route, alors je peux confirmer que ce n’est un facteur dérangeant pour personne à ce moment-ci de la saison», indiquait Juneau.

Les Élans ont terminé au quatrième rang avec une fiche de 6-3 tandis que les Cheethas ont pris le cinquième avec un dossier de 5-4. L’affrontera opposera la deuxième défensive la plus étanche (Garneau) à la quatrième attaque la plus productive. «On connaît bien notre adversaire, c’est un club qui s’est beaucoup amélioré en cours de saison. Ils alignent un jeune quart-arrière qui a progressé, qui peut courir et passer. Il a aussi le luxe d’avoir des athlètes explosifs à ses côtés», notait Juneau, élogieux avec l’équipe qui se pointe au Stade des Élans, samedi (13h).

La perte de Justin Langlais, qui était l’un de meilleurs receveurs du RSEQ au moment de voir sa saison se terminer à la suite d’une fracture au tibia, a amené ses coéquipiers à se regrouper. «Lorsqu’un joueur tombe, les autres se lèvent. Somme toute, on a connu une bonne saison. Nous avons échappé quelques matchs, ici et là, mais on joue présentement du bon football dans les trois phases. Les gars ont montré du caractère et affiché de l’intensité en deuxième moitié. En séries, il faut savoir canaliser nos émotions, et l’équipe a démontré pouvoir le faire.» Jeudi soir, les Élans devaient déterminer qui serait leur quart partant parmi les trois options qui s’offraient à eux. Pour le reste, rien ne sert de voir plus loin que samedi.

«Il est de bon ton de vouloir se rendre au Bol-d’Or. On veut y retourner, mais pour cela, il faut se concentrer sur les petites tâches.» Carl Tardif