Le 22 janvier dernier, en finale de l’Association américaine, le quart Ben Roethlisberger et ses coéquipiers des Steelers avaient quitté le terrain de Foxborough la tête entre les deux jambes après avoir été humiliés 38-17 par les Patriots. Les deux équipes, qui trônent de nouveau au sommet du classement, se font face aujourd’hui à Pittsburgh, un match clé pour obtenir l’avantage du terrain lors des prochaines séries.

Les Steelers face à leur bête noire

PITTSBURGH — La période de réflexion a commencé dès que les Steelers de Pittsburgh ont quitté le terrain sous la neige à Foxborough, en janvier dernier. Tom Brady et ses coéquipiers des Patriots de la Nouvelle-Angleterre venaient de leur servir une leçon de football en remportant 38-17 le match de championnat de l’Association américaine.

Pendant que les Patriots se dirigeaient vers la conquête d’un autre titre du Super Bowl et une parade dans les rues de Boston, les Steelers s’interrogeaient sur ce qu’il faudrait pour mettre un terme à près de deux décennies de domination de Brady, Bill Belichick et d’une kyrielle de joueurs de soutien devenus essentiels dans les succès des Pats.

Meurtri par la défaite, le quart Ben Roethlisberger avait publiquement indiqué qu’il songeait à la retraite, tout en demandant à la direction de lui fournir des joueurs talentueux pour l’entourer. L’entraîneur-chef Mike Tomlin et le coordonnateur défensif Keith Butler ont donc revampé leur tertiaire, qui semblait souvent poreuse et confuse contre Brady.

Roethlisberger a donc choisi de revenir pour une 14e saison. Les Steelers ont sélectionné l’ailier espacé JuJu Smith-Schuster (il représente un cas incertain pour le match en raison d’une blessure) au deuxième tour du repêchage de la NFL, accueilli avec optimisme le retour de Martavis Bryant à la suite d’une suspension d’un an et offert un contrat au demi de coin étoile Joe Haden en août, dans l’espoir de freiner les Patriots.

Deux victoires... en 17 ans

Ils pourront mesurer leur progression des 11 derniers mois — et peut-être réaliser le chemin qu’ils ont encore à parcourir — dimanche (16h25), lorsque les champions de la section Nord de l’Américaine accueilleront les Patriots (10-3). Et contrairement à Roethlisberger, Tomlin reconnaît l’importance de ce duel au sommet où les Pats tenteront de s’adjuger un neuvième titre de la section Est de l’Américaine consécutif, tandis que les Steelers convoiteront l’avantage du terrain pendant les éliminatoires pour la première fois depuis 2004.

«Il est préférable de participer à de gros matchs qu’à d’autres que personne ne regarde», a dit Tomlin. «Nous devrions être reconnaissants de la chance que nous avons, parce que c’est la raison pour laquelle nous nous battons depuis le mois de mars.»

Mais pour être honnête, ça remonte à bien plus loin que ça. Les Steelers (11-2) n’ont pas perdu depuis le 1er octobre, mais ils n’ont battu Brady que deux fois en 17 ans et seulement une fois depuis 2004, dans une victoire de 25-17 survenue en 2011. Roethlisberger lui-même admet ne pas se souvenir.

Il faudra aussi se méfier des champions en titre du Super Bowl, qui ont été malmenés par les Dolphins de Miami, lundi soir. S’ils trébuchent de nouveau dimanche, cela pourrait signifier qu’ils devront disputer au moins un match éliminatoire à l’étranger.

Mais ce n’est pas ce qui préoccupe les joueurs des Pats en ce moment. En fait, rien ne les préoccupe.

«Ce qu’il y a, c’est que si nous nous préoccupons de notre place en éliminatoires, alors nous sauterons sur le terrain et nous nous ferons anéantir, c’est aussi simple que ça», a confié le demi défensif Devin McCourty. «Leur équipe est beaucoup trop bonne pour que nous puissions songer aux conséquences du résultat de cette rencontre.»

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PATS-STEELERS EN VITESSE...

L’ailier rapproché Rob Gronkowski, qui a raté le match de lundi contre Miami en raison d’une suspension, sera de retour au jeu dimanche. Celui qui a joué son football secondaire dans la région de Pittsburgh a toujours représenté un cauchemar pour la défensive des Steelers. En cinq rencontres en carrière contre Pittsburgh, «Gronk» a récolté en moyenne 99 verges de gains par match et inscrit huit touchés... Pièce cruciale de l’attaque des Steelers, le demi offensif Le’Veon Bell avait été limité à six courses lors de l’écrasant revers de son équipe en janvier. Actuellement en pleine santé, Bell domine la NFL avec 1105 verges de gains au sol. Les Patriots devront bien sûr garder à l’œil le receveur étoile Antonio Brown, qui n’a besoin que d’un attrapé pour devenir le premier joueur de l’histoire à atteindre le plateau de 100 lors de cinq saisons de suite... À 40 ans, Tom Brady continue de défier l’usure du temps. Le quart, en quête d’un troisième titre de joueur le plus utile en carrière, a toujours été à son meilleur contre les Steelers, ayant lancé 24 passes de touché et a été victime de seulement 3 interceptions face à Pittsburgh. Le dernier porte-couleurs des Steelers à avoir intercepté un relais de Brady? Un certain Chris Hope, en 2005...

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RODGERS REVIENT, LE RÊVE DES SÉRIES AVEC LUI

CHARLOTTE — Les Packers espèrent que le retour de leur quart Aaron Rodgers leur permettra d’atteindre les séries éliminatoires. Mais Green Bay aura besoin de beaucoup d’aide et non seulement du double récipiendaire du joueur le plus utile de la NFL, alors qu’il se mesurera aux Panthers de la Caroline, dimanche (13h).

Les Packers (7-6) sont à trois matchs des Vikings du Minnesota (10-3) avec trois parties à disputer. Le titre de la section Nord de l’Association Nationale est donc pratiquement à oublier. La troupe de Mike McCarthy accuse aussi un retard sur les la Caroline (9-4), Atlanta (8-5) et Seattle (8-5) dans la course pour les deux équipes repêchées dans la Nationale.

Rodgers sait que son équipe doit gagner ses trois prochains matchs, mais il a minimisé son premier départ depuis qu’il s’est cassé la clavicule lors de la sixième semaine d’activités. «En espérant que ça donne un regain à certains joueurs, mais je ne reviens pas au jeu pour sauver l’équipe», a insisté le quart-arrière de 34 ans. «Je reviens pour joueur au niveau auquel je sais que je peux jouer.»

La Force avec lui

À l’extérieur du terrain, Rodgers est un grand fan de Star Wars. D’ailleurs, l’avatar qu’il utilise sur son compte Instagram est un dessin de lui habillé en chevalier Jedi. Mais, la semaine de préparation l’a assurément empêché de se rendre au cinéma pour voir Les derniers Jedi, le dernier épisode de la célèbre franchise. Surtout que les Panthers, avec leur redoutable défensive, représentent un bon défi pour Rodgers, qui devra secouer un peu de rouille, lui qui a raté les sept dernières rencontres. 

Le receveur Jordy Nelson (à gauche) a toutes les raisons du monde de sourire, lui qui bénéficiera sans aucun doute du retour au jeu du quart Aaron Rodgers.

«Je suis trop occupé cette semaine», a mentionné Rodgers mercredi lorsqu’interrogé à savoir s’il se précipiterait au cinéma. «Je suis excité, car je suis un très grand fan de Star Wars. D’ailleurs, je crois que je suis venu ici avec un chandail de Star Wars sur le dos aujourd’hui.» Effectivement, quelques instants plus tard, on pouvait apercevoir le numéro 12 des Packers portant son chandail rétro de la saga intergalactique.

McCarthy n’est pas surpris de voir Rodgers revenir au jeu si rapidement, notamment parce que son quart vedette a abordé sérieusement sa réadaptation et qu’il possède un immense désir de gagner. «Il ne pouvait faire rien de plus en ce qui concerne les étapes à franchir pour revenir au jeu», a déclaré l’entraîneur-chef des Packers.

Plus au sud, le retour au jeu de Rodgers a été accueilli avec un simple haussement des épaules. Mais peut-être que l’entraîneur-chef Ron Rivera a des raisons d’être préoccupé. Rodgers a effectivement toujours bien joué contre les Panthers. Il a maintenu une moyenne de 307,5 verges par match avec 12 passes de touché contre trois interceptions lors de ses quatre dernières rencontres contre eux.

Les Packers devront augmenter leur protection. Rodgers a été victime de 19 sacs du quart en cinq parties avant sa blessure, le 15 octobre. Les Packers ont concédé le troisième plus haut total de sacs (43) de la NFL et ils se frotteront à la défensive des Panthers, qui occupe le troisième rang de la ligue au chapitre des sacs (40).

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VICTOIRE COMPLÈTE DES CHIEFS

Une solide performance de Kareem Hunt, un long touché de Tyreek Hill, une soirée presque parfaite du quart Alex Smith et quatre revirements provoqués par la défensive ont permis aux Chiefs de Kansas City de signer un gain sans appel de 30-13 contre les Chargers de Los Angeles. Grâce à ce gain, les Chiefs (8-6), se retrouvent maintenant seuls au sommet de la division Ouest de l’Association américaine, un match devant les Chargers (7-7). Alex Smith a donné le ton à l’attaque des vainqueurs en rejoignant Hill sur 64 verges au deuxième quart, avant que Hunt ne prenne les choses en main en inscrivant deux touchés — un au sol et un sur une réception. Le demi offensif recrue a bouclé la rencontre avec des gains de 155 verges au sol, en plus de capter sept passes pour des gains de 51 verges. Smith a quant à lui complété 23 de ses 30 relais pour des gains de 231 verges et deux passes de touché. Son vis-à-vis, Philip Rivers, a connu une soirée difficile, étant intercepté à trois reprises, lui qui n’avait pas lancé d’interception lors de ses quatre dernières sorties. Les Chiefs n’ont plus maintenant besoin que d’un gain lors de leurs deux dernières rencontres pour s’assurer du championnat de leur section, tandis que les Chargers gardent malgré la défaite de minces chances de se qualifier pour les séries.  Le Soleil

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LES LIONS RESTENT DANS LA COURSE

DETROIT - Matthew Stafford a lancé deux passes de touché et a évité les erreurs, samedi, aidant les Lions de Detroit à demeurer dans la course aux éliminatoires grâce à une victoire de 20-10 face aux Bears de Chicago. Les Lions (8-6) ont signé une deuxième victoire d’affilée et auront besoin de deux autres victoires pour espérer avoir une chance de participer aux éliminatoires. Stafford a lancé une passe de touché de trois verges à TJ Jones avec 6:10 à faire en première demie et en a ajouté une de huit verges à Eric Ebron pour creuser l’écart à 20-3 tôt au troisième quart. Darius Slay avait mis la table pour ce majeur en réussissant la première de ses deux interceptions dans la partie. Du côté des Bears (4-10), le quart recrue Mitchell Trubisky a établi des sommets personnels au niveau des passes complétées (31), des passes tentées (46), des verges de gains (314) et, malheureusement pour lui, des interceptions (3).