Ignoré par les équipes de la Ligue canadienne au repêchage de 2013, Guillaume Rioux a aidé le Rouge et Or à remporter sa huitième Coupe Vanier la saison dernière. Fin janvier, il signait un contrat avec les Roughriders de la Saskatchewan, champions de la Coupe Grey.

Les Roughriders captent Guillaume Rioux

Guillaume Rioux poursuivra sa carrière avec les Roughriders de la Saskatchewan. Les champions de la Coupe Grey ont confirmé la nouvelle sur leur site Web, mardi. Rioux retrouvera à Regina deux ex porte-couleurs du Rouge et Or, Christopher Milo et Dominic Picard.
«Ça fait déjà un petit bout de temps que j'ai signé mon contrat», a indiqué Rioux, qui s'est entendu avec la formation de la Saskatchewan à la fin du mois de janvier. «Ça leur a pris un peu de temps avant de l'afficher», a ajouté le Québécois, un des deux receveurs de passes dont l'engagement a été confirmé par les Roughriders, mardi, l'autre étant Duke Calhoun, un ancien membre des Giants de New York et des Raiders d'Oakland (NFL).
Ignoré par les équipes de la Ligue canadienne au repêchage de 2013, Rioux n'a jamais cessé de croire à son rêve, même s'il n'avait reçu aucune invitation afin de prendre part à un camp d'entraînement professionnel. Il a rappelé que dans les instants ayant suivi le repêchage, il avait dit aux scribes qu'il était convaincu que rien n'arrivait pour rien et que son objectif pour les prochains mois serait de bien se préparer pour sa cinquième saison dans les rangs universitaires afin d'aider le Rouge et Or à remporter la Coupe Vanier.
«J'ai mis tous mes efforts et mes énergies là-dessus. Nous avons travaillé fort en équipe et nous avons atteint nos objectifs. J'avais aussi dit que si je faisais ce que j'ai à faire et que je me concentrais sur les bonnes choses, les opportunités viendraient. J'y croyais vraiment. Ça prend juste une personne qui croit en toi. Et les gens de l'organisation des Roughriders ont aimé ce qu'ils ont vu de moi au cours des dernières années. Ils m'ont dit qu'ils étaient passés proches de me repêcher en 2013, mais la commotion cérébrale dont j'avais été victime en 2012 les avait un peu effrayés.
«Avec le recul, je suis bien heureux que les choses se soient passées de cette manière. Je suis très heureux d'avoir vécu ma dernière saison à Laval. Et je n'échangerais ça pour rien au monde», a mentionné Rioux, qui a dû composer avec des remises en question au cours des derniers mois. Quelque chose de normal dans le sport, selon lui. «Pour moi, le rôle du sport a toujours été de me faire grandir et évoluer. Et sans remise en question, tu ne peux pas le faire. Pour moi, une remise en question, c'est la vie qui me teste. Mais quand c'est arrivé, je n'ai jamais abandonné et j'ai toujours continué à travailler.»
Direction Floride
C'est dans une dizaine de jours, lors d'un minicamp pour les recrues organisé à Tampa Bay, que Rioux aura la chance d'avoir un premier véritable contact avec le personnel d'entraîneurs des Roughriders. Excellent receveur de passes mais aussi efficace sur les retours de botté, il a établi une marque du Sport interuniversitaire canadien (SIC) pour le nombre de verges franchies sur les retours de dégagements - il en amassé 2054 lors de sa carrière à Laval - ce qui lui donne le premier rang au classement québécois des meilleurs retourneurs. Rioux a indiqué que toutes les options étaient ouvertes pour lui en Saskatchewan. Il pourrait donc jouer comme receveur de passes, comme retourneur et peut-être même aura-t-il l'occasion d'évoluer dans les unités spéciales.
«Les Riders pensent que je peux faire chez les pros ce que j'ai fait dans les rangs universitaires. Je vais me présenter au camp des Roughriders avec l'objectif de faire l'équipe. Mais je sais que dans le sport professionnel, il n'y a rien de garanti. Je suis prêt à faire face à l'adversité et aux obstacles en cours de chemin. Mais je vais me relever parce que j'y crois.»