Benjamin Gagné, auteur du premier but, a effectué un petit vol plané dans le coin de la patinoire, gracieuseté de Daniel Hardie.

Les Remparts pas encore en vacances

Les Remparts n’étaient pas encore prêts pour les vacances, lundi soir. Faisant face à l’élimination au Centre Vidéotron, les hommes de Philippe Boucher ont arraché une victoire de 5-2 aux Islanders de Charlottetown pour forcer la tenue d’un septième match.

«Le seul plaisir pour l’équipe favorite dans une série 2-3-2, c’est de jouer un septième match devant ses partisans», a lancé l’entraîneur Philippe Boucher après la rencontre, lui dont l’équipe revenait d’un éprouvant voyage de trois matchs consécutifs à Charlottetown en retard 3-2 dans la série de premier tour. 

«On n’a pas besoin d’être parfait à ce temps-ci de l’année. L’important, c’est la victoire», a ensuite admis Boucher, résumant bien le gain des siens. Un match où les deux équipes ont eu leur part de revirements et de mauvaises punitions, les Remparts faisant simplement preuve d’un peu plus d’opportunisme. 

De retour à la maison, les Diables rouges ont connu un lent début de première période devant leurs partisans, étant dominés 10-1 au chapitre des tirs à un certain moment. Une savante passe de Matthew Grouchy à Benjamin Gagné, en fin de première période, a toutefois permis aux Remparts de retourner au vestiaire avec une avance d’un but. 

Puis dès le début de la deuxième période, Christian Huntley a mis fin à une disette de 21 avantages numériques sans marquer pour Québec, doublant l’avance des siens d’un tir des poignets au-dessus des épaules du gardien Matthew Welsh. 

Un peu de stress

«Faire face à l’élimination dans une série aussi serrée, c’est toujours un peu stressant et on le sentait dans la chambre. Ça a calmé les gars de prendre l’avance», a admis le capitaine Matthew Boucher. 

Une avance que les Remparts n’ont pas perdue du match, bien que les Islanders ont chèrement vendu leur peau. L’ex-Diable rouge Derek Gentile a d’abord réduit l’écart avec son deuxième de la série pour Charlottetown, en milieu de deuxième, ramenant un peu de tension dans la foule de 7760 partisans au Centre Vidéotron. 

Ciblé par son coach il y a quelques jours, Pascal Laberge a répondu avec un tir frappé canon qui donnait les devants 3-1 aux Remparts en début de troisième, simplement pour voir les Islanders répliquer avec un but en désavantage numérique quelques minutes plus tard. 

Antoine Samuel a toutefois tenu le fort devant le filet des Remparts par la suite, Olivier Garneau et Matthew Boucher complétant en fin de match avec deux buts dans un filet désert.

«C’est ça que ça fait une série entre les équipes huitième et neuvième au classement. Il n’y en a pas de facile et il faut travailler fort durant soixante minutes», a pointé le vétéran Benjamin Gagné après le match. «Il n’y avait pas de lendemain pour nous autres, alors on est bien content.»

Les Islanders ont tiré 36 fois sur le filet de Samuel contre 25 tirs pour les Remparts. Les deux équipes ont maintenant rendez-vous pour un septième match décisif, mardi à 19h au Centre Vidéotron. Québec tentera d’accéder au deuxième tour des séries pour la première fois depuis 2015.

+

«ON N'EST PAS ÉBRANLÉ», ASSURE AQUIN

Devoir jouer un match numéro 7 sur la route alors que le momentum est du côté des Remparts est déjà suffisamment stressant pour les Islanders, Jim Hulton n’allait certainement pas en rajouter. «Je suis excité du match de demain. Si, en septembre, lorsque tout le monde prédisait que nous finirions derniers de la ligue, on nous avait offert un septième match en première ronde, nous l’aurions pris volontiers», a philosophé l’entraîneur-chef, se disant satisfait de l’effort des siens dans la défaite. «J’ai aimé l’ensemble de notre effort durant 60 minutes, nous n’avons simplement pas eu les chances de marquer.»

Dans les rangs des Islanders, toutefois, Pascal Aquin a accepté sa part du blâme. L’attaquant de 20 ans a écopé de quatre punitions mineures, notamment celle ayant mené au deuxième but des Remparts et une autre coûtant un avantage numérique aux siens en fin de match. «C’est sûr que j’ai pris de mauvaises pénalités. Celle en fin de match sur Picco, c’est complètement ma faute et je prends le blâme à 100 %.» Il a toutefois assuré que ses coéquipiers et lui n’avaient aucun complexe sur la glace du Centre Vidéotron en prévision du match décisif de mardi. «On n’est pas ébranlé et je ne pense pas que l’on soit désavantagé pour le match sept. On va se préparer demain et arriver prêts.»