Les Remparts ont la tête au prochain match [VIDÉO]

En avance 2-0 contre les Mooseheads de Halifax dans cette première ronde des séries éliminatoires de la LHJMQ, les Remparts de Québec n’ont pas la tête dans les nuages pour autant. Bien au contraire, car depuis la victoire de 5-4 en prolongation, samedi, le mot d’ordre dans l’équipe est de ne penser qu’au prochain match.

Et celui-ci est prévu mardi (19h), au Centre Vidéotron, où aura aussi lieu le quatrième match, jeudi. Même chose si un cinquième était nécessaire, samedi, mais déjà, on est rendu beaucoup trop loin dans l’esprit de l’entraîneur-chef Patrick Roy.

N’empêche, les deux victoires des siens dès l’ouverture de la saison éliminatoire, en fin de semaine, ont surpris à peu près tous les experts.

«Je n’utiliserais pas le mot surpris, je dirais qu’on est content de ce qu’on a accompli là-bas. Maintenant, on est encore à la même place qu’on était à notre arrivée à Halifax : on veut jouer du bon hockey. J’attache de l’importance à la manière qu’on joue, et la façon qu’on a joué, à Halifax, me plaît beaucoup», a admis Roy.

Il a recommandé à sa troupe d’avoir la même approche pour les matchs à Québec que pour ceux disputés sur la patinoire adverse. Pour le reste, pas question de se satisfaire de ces deux victoires de 3-2 et de 5-4, en prolongation.

«Je ne parlerai pas du passé, car il y a un match, demain [mardi]. Quand bien même on parlerait des deux premiers matchs pendant une semaine, ça ne changerait rien parce que c’est ce qui va se passer demain [mardi] qui compte. L’objectif est de se rappeler comment on se sentait à notre arrivée à Halifax. J’aimerais que l’on soit dans le même état d’esprit.»

Depuis deux jours, Roy a reçu des messages textes de gens qui ne lui avaient pas donné de nouvelles souvent au cours de la saison. L’entraîneur-chef n’en est pas offusqué, cela lui donne plutôt le temps de bien préparer sa troupe pour la grande danse du printemps.

Avantage numérique peaufiné

Il a notamment passé beaucoup de temps à peaufiner l’avantage numérique. Et même si les résultats n’ont pas toujours été présents, il se doute bien que la lumière rouge s’allumera, éventuellement. Depuis le début de la série, les siens ont marqué cinq de leurs huit buts sur le jeu de puissance, qui montre une efficacité de 50 % (5 en 10), soit la plus élevée de la LHJMQ jusqu’à présent dans les séries.

«On a travaillé fort sur notre avantage numérique tout au long de la saison. Je faisais partie de ceux qui croyaient que la rondelle allait finir par tomber en notre faveur», a souligné celui qui apprécie aussi le jeu défensif de son équipe.

«Il se peut qu’on fasse quelques ajustements ici et là. Ils ont marqué de gros buts [sur le jeu de puissance], c’est ce qui fait la différence», a convenu l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux.

Les Remparts pourraient profiter de l’avantage de la glace puisque la formule 2-3-2 joue présentement en leur faveur. D’un autre côté, on ne fait pas un plat à l’idée de jouer sur la glace de l’adversaire trois fois de suite.

«De nos jours, oui, les partisans peuvent faire une différence, je n’ai aucun doute là-dessus. Alors l’avantage de la glace... Est-ce que je crois en ça? Je crois plus au prochain match, peu importe où tu le joues. On sait qu’il est important, on va être prêt», a précisé le coach des Mooseheads.

«Si je m’appelais Éric Veilleux, je ne croirais pas à l’avantage de la glace non plus», a répondu pour sa part Patrick Roy lorsqu’on l’a questionné à ce sujet, sans avoir besoin de préciser que les Mooseheads doivent jouer les trois prochains matchs à l’extérieur de leur domicile.

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«LA SÉRIE EST LOIN D'ÊTRE FINIE» — GROUCHY

Auteur de quatre points dans les deux premiers matchs, Matthew Grouchy connaît un fort début de série pour les Remparts. Il avait aussi été le meilleur pointeur des siens, l’an passé, en première ronde.

«Je n’ai pas connu une très bonne saison, j’ai eu des hauts et des bas, mais je pense avoir relevé mon jeu depuis le début de la série», a raconté le numéro 13 après l’entraînement tenu au Centre Vidéotron.

Le natif du Labrador avait fait parler de lui, à la veille du match initial, en brisant la main de son coéquipier Dylan Schives d’un lancer perdu avant un entraînement. Le défenseur est absent, mais l’attaquant a retrouvé le sourire.

«Le hockey des séries est différent pour moi, je trouve cela beaucoup plus plaisant. Tu y vis ou tu y meurs. Et pour certains, ce sont les dernières séries dans le junior majeur, alors on essaie d’en tirer le maximum. J’essaie d’avoir du fun, ça m’aide», a ajouté celui qui montre un dossier d’un but et trois passes dans cette série.

Il n’est pas surpris de l’avance de 2-0 des siens jusqu’à présent, mais ne crie pas victoire pour autant.

«On a gagné les deux premiers matchs, mais la série est loin d’être finie. Il y a beaucoup de pression sur eux [les Mooseheads] puisqu’ils sont les hôtes de la Coupe Memorial, mais je sais qu’ils seront affamés. Et ils le seront encore plus parce qu’on vient de les battre deux fois chez eux. On devra être prêt, car une couple d’erreurs et on peut se retrouver en arrière», a souligné Grouchy.

Comme les visiteurs, les locaux peuvent aussi mieux jouer, selon le capitaine Étienne Verrette. «On savait qu’il fallait relever notre jeu d’un cran à Halifax. Je pense quand même qu’on peut faire quelques ajustements, qu’on peut faire un peu mieux. On s’attend à ce qu’ils sortent avec le couteau entre les dents, mais nous aussi, on va l’avoir pour ne pas leur laisser la chance de revenir dans la série. On veut s’assurer de sortir aussi fort, sinon plus, qu’on l’a fait dans les deux premiers matchs.»