Le directeur des opérations des Remparts, Louis Painchaud

Les Remparts cèdent le Blizzard au SSF

Lorsque les Remparts ont pris les rênes du Blizzard il y a 10 ans, c'était - en l'absence de relève - afin de poursuivre l'oeuvre du regretté Bob Chevalier, amorcée il y a 39 ans. Aujourd'hui, ils passent le flambeau au Séminaire Saint-François (SSF), qui devient le seul propriétaire de la formation midget AAA.
En préparation depuis deux ans, la transaction entre les Remparts et le Séminaire Saint-François n'a été officialisée que lundi, à la veille de l'ouverture du camp printanier de l'équipe, qui accueille 90 joueurs au PEPS mardi.
«Des discussions avaient été amorcées avec le père [Jean-Marc] Boulé, l'année passée. À la suite de son décès, le processus a été retardé, mais le Séminaire continuait de démontrer de l'intérêt pour la gestion de l'équipe. On a fini par trouver un terrain d'entente qui devrait permettre de poursuivre l'oeuvre de Bob Chevalier et de garder les joueurs entre bonnes mains», a expliqué le directeur des opérations des Remparts, Louis Painchaud.
En acquérant l'équipe qui portait déjà son nom, le SSF souhaitait de son côté compléter son offre de hockey déjà fort généreuse.
«Le transfert est venu du désir de pouvoir poursuivre les activités du club en offrant un encadrement pédagogique sur une longue période. Le midget AAA, c'est l'aboutissement du cheminement dans le hockey élite. Avec notre structure intégrée AA, AAA et midget espoir, on avait déjà les six équipes de base qui mènent au midget AAA. Avec l'acquisition de l'équipe, nos élèves pourront faire tout leur cheminement scolaire à l'école», a indiqué le directeur général Simon Robitaille, successeur du père Boulé.
Continuité
Motivées par la volonté d'assurer la pérennité du Blizzard, les deux parties ont conclu la transaction pour un montant minime, qui n'a pas été dévoilé. On sait toutefois que l'équipe possède un budget d'opération de 200 000 $.
«Ce qui nous importait à tous, c'était d'assurer une continuité et de faciliter le transfert sans que ça implique de grosses sommes d'argent. Ce n'était pas l'intention des Remparts de vendre à gros prix», a soutenu Robitaille.
Tombant sous le contrôle du SSF mardi, le Blizzard continuera de respecter toutes les ententes commerciales conclues par l'ancienne direction, notamment en ce qui a trait à ses fournisseurs et à son bail au PEPS de l'Université Laval. Ensuite, il n'est pas impossible que la formation se rapproche de son nouveau siège social.
«Nous ne possédons pas sur notre territoire d'amphithéâtre répondant aux normes du midget AAA. Il y aura peut-être le complexe sportif de Saint-Augustin [projet de 30 millions $ incluant deux glaces et une piscine], mais la construction n'est pas encore amorcée. Du point de vue du hockey, nous conservons l'effectif du Blizzard pour tout ce qui est de l'encadrement à l'aréna. On ne va pas tout rebrasser. Les gens de hockey qui sont là sont des gens d'expérience», a soutenu Robitaille, au sujet du personnel d'entraîneurs mené par Bryan Lizotte.
Sur le plan administratif, le Blizzard sera désormais géré par une corporation à but non lucratif associée directement au SSF. L'ancien entraîneur adjoint des Remparts, Claude Lefebvre, et Serge Duchesne en seront respectivement les directeur général du secteur hockey et président. Ils formeront, avec des membres de la direction du Séminaire Saint-François, le conseil d'administration du Blizzard.