Le lanceur des Red Sox, Chris Sale, n’a pas hésité à prendre un coéquipier dans ses bras pour célébrer sa victoire en Série mondiale, devant David Price, tout sourire.

Les Red Sox champions de la Série mondiale

LOS ANGELES — Après avoir signé 108 victoires en saison régulière et 11 victoires en séries éliminatoires, les Red Sox de Boston ont enfin pu être récompensés à leur juste valeur.

Steve Pearce a expédié la balle à deux reprises dans les gradins, David Price a été fumant durant sept manches et la puissante machine offensive des Red Sox a fait honneur à sa réputation pour permettre aux hommes d’Alex Cora d’être couronnés champions de la Série mondiale, dimanche soir, en vertu d’un gain de 5-1 face aux Dodgers de Los Angeles.

Les Red Sox auront eu besoin que de cinq duels pour dominer les Dodgers et mettre la main sur leur premier titre depuis 2013.

Après des années de tourmentes et des décennies de frustration avant de remporter leur première Série mondiale suite à une disette de 86 ans en 2004, les Red Sox sont devenus l’équipe de baseball du siècle en remportant quatre titres en 15 saisons.

«C’est très spécial. De voir tous ces gars-là se comporter comme des enfants. C’est de ça qu’est fait notre sport», s’est exclamé Price.

À sa première année à la barre de l’équipe, Cora a mené ses joueurs d’une main de maître, d’un départ de 17-2 à la conquête du Championnat. Il est devenu le premier gérant originaire de Puerto Rico à remporter un titre et le cinquième gérant à soulever le Trophée des commissaires à sa première saison à la tête d’un club.

Pearce joueur le plus utile

Pearce a amorcé le dernier chapitre du livre avant d’écrire les dernières lignes de la saison 2018.

Après avoir produit quatre points dans la remontée spectaculaire des Red Sox la veille, il s’est une fois de plus illustré et cette fois-ci, dès les premiers instants de la rencontre. Avec Andrew Benintendi au premier but, Pearce a expédié la balle rapide de Clayton Kershaw dans les estrades du champ centre pour scier rapidement les jambes des Dodgers.

Nommé le joueur le plus utile de la Série mondiale, Pearce a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des Dodgers en huitième manche. Avec deux retraits, il a sorti son coup de canon aux dépens de Pedro Baez pour semer l’hystérie dans l’abri des visiteurs.

Effacés lors des deux dernières rencontres, Mookie Betts et J.D. Martinez ont fait rouler la machine des Red Sox en frappant à leur tour la longue balle, en sixième et en septième manche.

Price (2-0) a appuyé les cogneurs des Red Sox en limitant les Dodgers à un point en trois coups sûrs et deux buts sur balles. Il a également effectué cinq retraits sur des prises en sept manches de travail.

«C’est ce pour quoi j’ai choisi de venir à Boston, a révélé Price, qui a conjuré le mauvais sort en séries. Je savais que c’était un endroit difficile où jouer. Je savais que ça allait être un gros défi, avec tout ce qui se passe là-bas. J’ai vécu beaucoup de choses depuis les trois dernières années, mais c’est pour cette raison précisément que j’ai choisi de m’établir à Boston.»

Joe Kelly et Chris Sale ont assuré la relève en conservant le pointage intact lors des deux dernières manches.

Un an après avoir encaissé un revers crève-cœur lors du match ultime de la Série mondiale face aux Astros de Houston, les Dodgers ont une fois de plus été forcés de regarder une autre équipe soulever le Trophée du commissaire sur leur terrain, devant leurs partisans.

«Je ne peux pas en dire assez sur ce que Clayton - ce que nos gars ont fait durant la saison et les séries, a lâché le gérant des Dodgers, Dave Roberts. Malheureusement, nous sommes encore passés à côté cette année.»

L’as lanceur des Dodgers, Kershaw (0-2), a été le premier à flancher devant Pearce, en première manche.

Les Dodgers n’ont toutefois pas perdu de temps pour répliquer. David Freese a réveillé la foule du Dodger Stadium en cognant un circuit par-dessus la rampe sur le premier tir de Price.

Les locaux ont raté une chance en or de niveler la marque en fin de troisième manche.

Après deux manches parfaites de Kershaw, Freese a de nouveau fait débattre le cœur des partisans en frappant un triple, alors qu’il n’y avait qu’un seul retrait. Turner et Hernandez ont toutefois été retirés par la suite, laissant le point égalisateur au troisième coussin.

Betts a rapproché les Red Sox du titre en sixième manche. Étant frustrés par Kershaw depuis la première manche, les visiteurs ont regagné leur sourire lorsque la claque de Betts est allée se loger derrière la clôture, creusant l’écart 3-1.

Martinez a permis aux visiteurs de souffler un peu en ajoutant un point, amorçant la septième manche avec un circuit en solo, et Pearce s’est chargé du mot de la fin.

Dans la défaite, Kershaw a concédé sept coups sûrs et quatre points aux Red Sox, tout en retirant cinq frappeurs sur des prises.