Yandy Diaz a cogné deux des quatre circuits des Rays de Tampa Bay.

Les Rays accèdent aux séries de divisions

OAKLAND — Yandy Diaz a cogné deux des quatre circuits des Rays de Tampa Bay, qui ont vaincu les Athletics d’Oakland 5-1, mercredi soir, lors du duel éliminatoire de l’Américaine.

Diaz a lancé le bal avec une claque en solo dès la première manche et il a porté un dur coup aux Athletics en réussissant un autre circuit en solo, en troisième, portant la marque à 4-0. Il est devenu le deuxième joueur de l’histoire des Rays à frapper plus d’une longue balle à son premier match éliminatoire en carrière. Evan Longoria avait réalisé l’exploit en 2008, contre les White Sox de Chicago.

Diaz n’a disputé que 79 matchs cette saison et il est revenu au jeu lors de la dernière partie de la campagne, face aux Blue Jays à Toronto, après avoir été à l’écart du jeu depuis le 23 juillet.

«Il nous a probablement pris par surprise un peu avec la façon dont il s’est comporté depuis cinq ou six jours», a affirmé le gérant des Rays, Kevin Cash.

Ne se gênant jamais de faire les choses différemment des autres, Cash a décidé de placer Diaz au premier but pour s’assurer que son meilleur frappeur contre un lanceur gaucher soit de la formation partante.

«J’essayais simplement de m’élancer sur les bons tirs et par chance, les balles sont passées par-dessus la clôture», a déclaré Diaz.

Avisail Garcia a cogné un circuit de deux points en deuxième manche et Tommy Pham a claqué un coup de quatre buts en cinquième pour les Rays, qui rejoignent les Astros de Houston en série de divisions de l’Américaine. Le premier affrontement aura lieu vendredi après-midi, au Minute Maid Park.

«Nous avons un chemin difficile devant nous. Les Astros sont une très bonne équipe, mais nous avons bien joué contre eux cette saison. Ce sera toute une bataille», a fait valoir Pham.

Masse salariale la moins élevée

Les Rays, qui ont gagné 96 matchs cette saison, détiennent la masse salariale la moins élevée des Majeures (66,4 millions $ US). En séries, les équipes à petit budget doivent trouver des façons créatives de soutirer le meilleur de leurs ressources. Ça devra être le cas contre les Astros, qui ont remporté 107 parties cette saison, un sommet dans le Baseball majeur.

«C’est une bonne chose d’avoir la plus petite masse salariale du baseball et d’avoir du succès de la sorte, a exprimé le voltigeur de centre des Rays Kevin Kiermaier. Ça fait toujours du bien et c’est quelque chose dont nous sommes très fiers.»

Charlie Morton (1-0) a éprouvé des difficultés en première manche, remplissant les sentiers, mais il s’est sorti d’impasse en forçant Jurickson Profar à être retiré sur une chandelle dans la droite. Le partant des Rays a alloué un point, cinq coups sûrs et trois buts sur balles en cinq manches au monticule.

Morton, un vétéran de 35 ans, retrouvera ses anciens coéquipiers des Astros, avec qui il a gagné la Série mondiale en 2017. Il avait d’ailleurs signé la victoire lors du septième match de la classique automnale, contre les Dodgers de Los Angeles.

Le gérant des Athletics, Bob Melvin, a décidé de faire confiance à Sean Manaea (0-1) plutôt qu’au vétéran Mike Fiers, mais les choses ne se sont pas matérialisées pour lui. Le gaucher a retiré cinq frappeurs sur des prises en deux manches, mais il a permis quatre points et quatre coups sûrs, dont trois circuits.

«C’est notre style de jeu. Ils nous ont battus à notre propre jeu. D’habitude, nous sommes capables de cogner des circuits nous aussi», a observé Melvin.

Les bâtons des Rays ont été plus timides par la suite, mis à part la longue balle de Pham aux dépens de Yusmeiro Petit. La relève des Athletics n’a donné qu’un point, trois coups sûrs et deux buts sur balles en sept manches de travail.

La formation d’Oakland a réussi à placer un coureur sur les sentiers lors des huit premières manches de ce duel, mais elle n’a pas été en mesure de succéder les coups sûrs. Le seul point produit est venu du bâton de Ramon Laureano, à la suite d’un sacrifice.

Les Athletics ont perdu une troisième partie éliminatoire de suite et un neuvième match décisif consécutif, ce qui constitue la plus longue séquence du Baseball majeur en pareille situation.