Tous les gros noms des Raptors de Toronto, dont Kyle Lowry, seront présents lors du séjour à Québec, puisque l’équipe s’envolera ensuite au Japon pour y disputer des matchs préparatoires.

Les Raptors tiendront une partie de leur camp d'entraînement à Québec

Après avoir séduit tout le pays à la suite de leur conquête du championnat de la NBA, les Raptors de Toronto viendront faire la cour aux amateurs de Québec, du 29 septembre au 3 octobre, en tenant une partie de leur camp d’entraînement au PEPS de l’Université Laval.

Il s’agira de la première fois qu’une ville québécoise sera l’hôte du camp de l’équipe ayant soulevé un vent de folie d’un océan à l’autre au cours des dernières semaines.

«Pour le basketball québécois, c’est énorme et fabuleux que les Raptors viennent s’entraîner à Québec. Et ça ne pouvait pas mieux tomber, l’engouement envers les Raptors et le basketball n’a jamais été aussi élevé», admettait Charles Fortier, président du club de basketball du Rouge et Or, mais aussi ancien joueur universitaire et professionnel avec les défunts Kebs de Québec.

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Voilà déjà plusieurs semaines que le projet était en développement. Le premier contact a été fait entre un entraîneur de l’Université Ryerston, basée à Toronto, et l’ancien entraîneur-chef du Rouge et Or, Jacques Paiement Jr. Quatre responsables de différents départements avec les Raptors ont ensuite visité le PEPS, en mars.

«Jacquo a fait la passe à Julie [Dionne], qui a ensuite négocié avec eux. Mais plus ils avançaient dans les séries, plus on se demandait s’ils n’iraient pas plutôt dans un plus gros marché. Lorsqu’on s’est reparlé, on leur a demandé s’ils étaient toujours intéressés, et ils ont dit bien sûr», racontait Fortier sur le processus menant à la venue des Raptors à Québec.

Représenter le Canada

Il s’agira de la 12e fois que les Raptors tiendront leur camp à l’extérieur de Toronto. Par le passé, ils ont été à Vancouver à cinq reprises, mais ils ont également visité Halifax, Buffalo, Victoria et Treviso, en Italie. L’an passé, ils ont disputé un match hors-concours à Montréal.

«Nous sommes la seule équipe de la NBA au Canada et il est important pour nous de visiter des villes où nous ne sommes jamais allés auparavant. Nous avons hâte de découvrir l’ambiance unique de la ville de Québec et de profiter des installations de l’Université Laval, qui est reconnue comme une puissance sportive au pays», a fait savoir l’entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse, par voie de communiqué.

Les Raptors tiendront des séances d’entraînement à huis clos du 29 septembre au 2 octobre, mais celle du 3 sera ouverte aux amateurs, qui auraient alors droit à un match inter-équipe. Les détails seront dévoilés plus tard, cet été.

Visite excitante

Les Raptors ont remporté le premier championnat de leur histoire en prenant la mesure des Warriors de Golden State en six matchs, le mois dernier sous l’impulsion de Kawhi Leonard, qui a depuis quitté l’équipe pour les Clippers de Los Angeles à titre de joueur autonome.

«Nous sommes extrêmement heureux et fiers que les champions en titre de la NBA aient choisi le PEPS de l’Université Laval pour tenir une partie de leur prochain camp d’entraînement. Pour une ancienne joueuse de basketball qui regarde aussi beaucoup la NBA, disons que je suis pas mal heureuse de leur venue. S’ils aiment vraiment ça, peut-être pourraient-ils revenir disputer un match hors-concours officiel à Québec», se permettait de rêver Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives à l’Université Laval, qui se trouvait aux Universiades, en Italie, au moment de l’annonce de mercredi.

Tous les gros noms de l’alignement seront présents, car après leur séjour à Québec, ils s’envoleront pour Tokyo afin d’y disputer des matchs préparatoires contre les Rockets de Houston. Les Raptors alignent trois joueurs francophones, soit Pascal Siakam (Cameroun), Serge Ibaka (République du Congo) et Chris Boucher, de Montréal.

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CHRIS BOUCHER CROIT POSSIBLE LA VENUE D'UNE ÉQUIPE DE LA NBA AU QUÉBEC

Au-delà de la présence de trois joueurs francophones dans l’alignement, c’est le succès obtenu lors du match hors-concours présenté à Montréal, en 2018, qui est à l’origine de la décision de l’équipe de tenir son camp d’entraînement à Québec, selon Chris Boucher.

«Ils ont vu l’ambition que les gens avaient, ils ont aimé la réaction à Montréal et ça leur a donné l’intention de revenir. Quand Montréal a eu son Jurassic Park, ça m’a fait dire que Montréal méritait d’avoir une équipe, je n’aurais jamais pensé qu’on aurait rempli le centre-ville juste pour regarder des matchs», disait le joueur des Raptors, mercredi, en conférence de presse téléphonique de Las Vegas, où il participe présentement à la Ligue d’été de la NBA.

Le joueur de Montréal ne cachait quand même pas sa joie à l’idée de pouvoir se produire à nouveau devant parents et amis.

«Je suis déjà allé à Québec quand j’étais jeune, mon père y avait de la famille. Mon frère, ma mère et mon père vont faire le trajet. Je suis content, ça veut dire que je passerai plus de temps avec ma famille», ajoutait-il.

Comme lors du match à Montréal, Boucher sait bien qu’une attention particulière sera portée sur lui et les autres joueurs d’expression française de l’équipe. Il a appris mercredi matin le projet de Québec.

«Les gars savent d’où je viens. Quand on avait su qu’on jouerait à Montréal, ils m’avaient dit qu’on s’en allait chez nous. Il y a beaucoup de talent au Québec, on a besoin d’être sur la mappe, et si je suis l’un de ceux à pouvoir apporter cela, je vais le faire», ajoutait celui qui passera la journée du 27 juillet avec le trophée remis aux champions.

Mais pour l’instant, Boucher veut se développer physiquement et profite de la Ligue d’été pour le faire. «Il faut que je travaille sur mon corps. J’ai beaucoup de potentiel, et si je le fais, le reste va suivre.»

Les départs de Kawhi Leonard et Danny Green ouvrent la porte à d’autres joueurs, et Boucher veut en profiter.

«On aurait aimé qu’il [Leonard] reste, mais ça donne une opportunité à d’autres, et moi, je pense que je peux être l’un de ceux qui pourraient être favorisés par cette situation.»