Kawhi Leonard a été félicité par à peu près tous ceux qu’il a croisés, depuis le panier spectaculaire dans le septième match contre les Sixers.

Les Raptors portés par la vague d’énergie

MILWAUKEE — L’entraîneur Nick Nurse a entendu des conversations à propos de la retentissante victoire des Raptors, dans le septième match contre les Sixers.

Kawhi Leonard a été félicité par à peu près tous ceux qu’il a croisés, depuis le panier spectaculaire.

Pascal Siakam a arrêté de compter combien fois il a regardé le tir victorieux sur les médias sociaux.

Cela dit, Toronto se prépare pour une autre grande bataille, celle-ci contre les Bucks à compter de mercredi soir, à Milwaukee.

Nurse dit qu’il n’y a rien de mal à se présenter en finale de l’Est en étant encore portés par la vague d’énergie déclenchée par «le Tir».

«C’est une bonne chose, a dit Nurse, à propos de la frénésie entourant la victoire contre Philadelphie. J’entends des gens parler d’où ils étaient pour regarder le match, des choses comme ça.

«Rien ne peut battre un tir gagnant à la dernière seconde, je pense que ça joue pour beaucoup. Mais c’est bien. Le plus important, c’est que nous continuons notre chemin et que nous nous préparons à jouer à nouveau.»

Le deuxième match aura lieu vendredi. Ensuite, la série va continuer à Toronto, à compter de dimanche soir.

Les Raptors ont tenu un entraînement mardi, avant de s’envoler pour Milwaukee. Les Bucks sont bien reposés, ayant complété l’élimination de Boston en cinq matchs, mercredi dernier.

Pour les Raptors, le répit est bref, mais Nurse pense que ça peut aider son club. Peut-être que l’élan qu’on a pris est plus bénéfique que le repos.

«Ça se peut, a déclaré l’entraîneur. Il y a certainement une école de pensée ou des exemples voulant que l’équipe sortant du feu de l’action reste à plein régime. Nous avons dû jouer à un très haut niveau. Espérons que nous allons continuer dans la même lignée.»

«Toute l’attention était portée sur remporter le match, mais ensuite il faut continuer d’avancer, ajoute Leonard, qui a été le joueur le plus utile de la finale de la NBA en 2014, avec San Antonio.

«C’est pour ça qu’il faut rester équilibré : ni démoralisé, ni exalté. Garder la tête froide en vue du prochain match. J’essaie d’en faire une question de fierté.»

Confiance contagieuse

La mentalité de Leonard s’est communiquée au reste de l’équipe, a dit Siakam. Une confiance tranquille, devenue contagieuse.

«Il est toujours calme et peu importe ce qui se passe, il a le même comportement, la même attitude, a dit Siakam. Même quand nous perdons, il ne s’inquiète pas vraiment.

«Je pense que c’est bien d’avoir un gars comme ça. Vous pouvez lui jeter un regard et dans ses yeux, c’est toujours du style “Hé, il va y avoir des obstacles, ça va être dur, mais je t’assure qu’on peut toujours rebondir”.»


« Il y a certainement une école de pensée ou des exemples voulant que l’équipe sortant du feu de l’action reste à plein régime »
Nick Nurse, entraîneur des Raptors

Les Raptors ont écarté le Magic en cinq matchs en première ronde, avant de faire face aux Sixers.

Nurse a dit que les deux séries ont été sources d’apprentissages. La leçon numéro 1? Avec un grand effort vient une grande récompense.

«Nous avons eu d’excellents moments, mais d’autres beaucoup moins reluisants, a confié Nurse. J’espère que nous avons appris à quel point nos efforts vont influencer la qualité de notre jeu.»

L’entraîneur des Bucks, Mike Budenholzer, était un adjoint avec les Spurs pendant deux saisons où Leonard y était.

«Il est vraiment exceptionnel. Il marque de plusieurs façons, et c’est très difficile de le contrer, mentionne Budenholzer. Il faut plusieurs gars. Il amène une dimension physique et robuste à leur attaque, alors c’est un grand défi.»

Leonard et les Raptors doivent affronter le redoutable Giannis Antetokounmpo, qui fait six pieds 11.

«Il est tout en puissance avec sa taille, sa force, sa vitesse et ses habiletés pour gagner du terrain, a dit Nurse. Il dribble en vitesse, il a de grosses épaules, il tourbillonne. Avec sa grandeur et sa portée, même si vous faites un excellent travail, il arrive parfois à déposer le ballon dans le panier.

«Il faut essayer de le ralentir en transition...ça peut impliquer toute l’équipe. Établir un mur sans tarder, sinon la locomotive est déjà passée. Mais ce qui me rend le plus fier de notre défense, c’est que nous répondons présents. Nous prenons notre place et nous absorbons les coups et les charges.»