Antonio Pipkin (17), Vernon Adams fils (8) et Jeff Mathews (4) luttent tous pour le poste de quart.

Les quarts des Alouettes plus ou moins au même point que l'an dernier

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal ont tenu leur première séance du camp d'entraînement, lundi, mais pour les quarts-arrières de l'organisation, c'est un peu le jour de la marmotte.

Car comme en 2018, pratiquement les mêmes visages sont dans la course pour le poste de quart partant.

«On a eu la même question il y un an à la même période, a lancé l’entraîneur-chef Mike Sherman, qui semblait de fort belle humeur en ce premier jour de camp. Il faudrait que je regarde mes notes, mais je suis pas mal certain que j’ai dit que je me donnais une fenêtre de 10 jours. Nous verrons.»

Antonio Pipkin, Matthew Shiltz, Vernon Adams fils et Jeff Mathews luttent tous pour le poste au stade Percival-Molson de l’Université McGill, où l’équipe tient son camp cette année. À ces noms, il faut ajouter celui du Québécois Hugo Richard, qui s’est joint au groupe cet hiver.

Pipkin a possiblement une longueur d’avance sur le reste du groupe, lui qui a disputé six rencontres comme no 1 la saison dernière. Mais comme l’an passé, l’entraîneur-chef, Mike Sherman, s’est bien gardé d’identifier qui que ce soit à ce stade-ci de la compétition.

«Nos quarts se sont présentés ici prêts et ont démontré de belles choses (lundi), a déclaré Sherman. (...) En attaque, le langage est similaire à l’an dernier. Nous avons bien ajouté quelques trucs, mais dans l’ensemble, c’est la même chose. Alors ils ont une longueur d’avance sur la défense à ce stade-ci. Ça devrait durer trois ou quatre jours.

«Pour Pipkin, je m’attends à ce qu’il joue dans les limites de son talent, ne pas tenter d’en faire trop. Quand la possibilité de faire un gros jeu sera là, on veut qu’il la saisisse, mais on veut qu’il prenne ce que la défense lui donnera. On veut qu’il soit agressif, mais on veut surtout qu’il soit intelligent avec le ballon. (...) Je veux qu’il soit compétitif chaque jour.»

En 2018, les Alouettes avaient misé gros en effectuant une transaction pour aller chercher Johnny Manziel après quelques rencontres l’an dernier, mais l’expérience s’est avérée peu concluante. Manziel a quitté pour l’AFL, qui a fait faillite depuis. Sherman s’attend à ce que son ex-protégé reçoive des offres de la XFL.

«Ils seraient fous de ne pas se tourner vers lui», a-t-il dit, semblant peu enclin à commenter la situation.

L’entraîneur était à son poste pour le début du camp, lui qui avait dû s’absenter du camp des recrues en raison d’une intervention chirugicale à la bouche la semaine dernière. Sherman a dirigé une longue séance de deux heures et demie, à laquelle 93 joueurs ont pris part.

Le vétéran ailier défensif John Bowman était toutefois absent. Comme il a fait partie de l’équipe de négociations de la dernière convention collective entre la ligue et l’Association des joueurs - qui fera l’objet d’un vote cette semaine -, il profite d’un congé pour quelques séances.

«Parce qu’il a été impliqué dans les négociations, il a obtenu une entente spéciale pour rater quelques entraînements. John compte en profiter au maximum!», a blagué l’entraîneur.

Un autre vétéran était absent, mais parce que l’équipe a décidé de rompre les liens avec lui, soit le receveur de passe Ernest Jackson, libéré dimanche.

«On voulait commencer le camp avec la certitude que nous avions quelqu’un de suffisamment talentueux pour remplacer Ernest, un vétéran, a noté le directeur général, Kavis Reed. On a choisi cette options parce qu’on considère que des joueurs pourront se battre pour son poste. Nous choisissons d’y aller pour un groupe plus jeune, afin de faire les choses différemment à l’attaque.»

Les Alouettes tiendront deux séances quotidiennes pendant les premiers jours de ce camp. Ils disputeront leur premier match préparatoire jeudi le 30 mai, à Toronto. Une semaine plus tard, ils accueilleront le Rouge et Noir d’Ottawa au stade Percival-Molson.

La saison des Alouettes se mettra en branle le 14 juin, alors qu’ils visiteront les Eskimos à Edmonton.