Antonin Décarie, directeur général d’Eye of the Tiger Management, fonde beaucoup d’espoir en Steven Butler, qui boxera en finale contre le Mexicain Jesus Antonio Gutierrez.

Les pros de la boxe débarquent à Rimouski

RIMOUSKI — Mettant en vedette Steven Butler, le gala de boxe de samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski promet d’être spectaculaire. Les organisateurs le répètent : jamais un événement de boxe de cette envergure n’a été présenté dans l’Est-du-Québec.

«On arrive ici avec des athlètes de très haut niveau», souligne Antonin Décarie, le directeur général d’Eye of the Tiger Management (EOTTM), qui est le promoteur de l’événement, avec la collaboration de l’Océanic de Rimouski. «On a deux anciens champions du monde amateurs : le Kazakh Arslanbek Makhmudov et le Russe Artem Oganesyan.»

Invaincu jusqu’à maintenant, le poids lourd Makhmudov (6’6” et 260 lb) affrontera l’Américain Andrew Satterfield, lui aussi invaincu. «Arslanbek Makhmudov est un gars spécial», décrit Décarie. «Physiquement, c’est un monstre. Il frappe pour faire mal. C’est un peu comme le Russe dans Rocky. Il est dangereux.»

En finale, le Montréalais Steven Butler se frottera au Mexicain Jesus Antonio Gutierrez. «On a beaucoup d’espoir en Steven. C’est un gars avec un talent exceptionnel. Il affrontera un gars de qualité. Il y a beaucoup en jeu pour lui, mais il vit bien avec la pression.»

Drolet, l’homme des bois

Parmi les autres boxeurs professionnels, Clovis Drolet assure qu’il arrivera au maximum de sa forme pour affronter le Mexicain Jesus Manuel Beltran. «J’ai hâte de me battre et de faire un bon combat», lance l’athlète de Beauport.

«Quand je suis arrivé ici, à Rimouski, j’ai senti que j’avais le vent dans les voiles pour mon combat.»

S’il en est à son premier combat à Rimouski, il n’en est pas à sa première visite. Il s’y est arrêté quelques fois lors de ses visites en Gaspésie. Mais en hiver, il n’était jamais venu. D’ailleurs, avec toute la neige qui couvre déjà le sol de la région, le sportif de 27 ans espère pouvoir faire de la motoneige.

Drolet se considère comme un rural. «Tous mes amis sont sur la Côte-de-Beaupré. Je suis plus souvent dans le bois que sur la rue Saint-Jean!» Le boxeur est aussi bien fier de préciser qu’il a des origines madeliniennes par sa grand-mère. Il se promet d’ailleurs d’aller un jour aux Îles-de-la-Madeleine avec elle.

La seule femme originaire du Québec à figurer sur la carte des combats professionnels est Kim Clavel, de Montréal. «Elle a ce qu’il faut pour réussir», estime Décarie. «Elle a beaucoup de qualités athlétiques exceptionnelles et d’expérience en boxe olympique, où elle était championne nationale. Elle a gagné les Jeux panaméricains.»

La première partie de l’événement sera consacrée aux combats amateurs. Les boxeurs proviendront principalement de Rimouski, mais aussi de Gaspé, de Sept-Îles, de Saint-Romuald et du Nouveau-Brunswick.