Mercredi soir, les attaquants des Flyers de Philadelphie ont eu bien peu de chances de prendre place devant le filet de Matt Murray, ce qui a permis au gardien des Penguins de signer le jeu blanc.

Les Penguins, plus qu'une machine à buts

PITTSBURGH — Pendant que Sidney Crosby remplissait le filet et qu’Evgeni Malkin offrait une clinique de feintes aux Flyers de Philadelphie, un fait est passé relativement inaperçu mercredi soir : la défensive des Penguins de Pittsburgh a accompli sa mission à la perfection.

Si la défensive continue à jouer de la sorte, il ne fait aucun doute que les Flyers et les 14 autres équipes qui espèrent freiner les doubles champions de la Coupe Stanley doivent trembler de peur. 

Outre le fait que Matt Murray a effectué 24 arrêts, dont un quasi miraculeux en première période lorsqu’il a plongé pour voler un but à Scott Laughton, les arrières des Penguins ont réussi une foule de petites choses qui n’ont pas échappé à l’entraîneur-chef Mike Sullivan. 

D’abord, les joueurs des Penguins ont bloqué 24 rondelles, facilitant ainsi la tâche de leur portier. Puis, surtout, les défenseurs des Penguins ont réussi, particulièrement lors des quatre jeux de puissance des Flyers, à garder la voie libre pour permettre à Murray de voir les rondelles, particulièrement en écartant du chemin le physique et dangereux Wayne Simmonds. 

«C’était un beau travail d’équipe et les gars ont joué de la bonne manière», a expliqué Sullivan en parlant de ses défenseurs.  Un travail que les Penguins doivent s’appliquer à reproduire vendredi car, même s’ils ont pulvérisés leurs adversaires 7-0, ça ne compte que pour une victoire.

Pittsburgh peut d’ailleurs tirer une leçon du passé : le printemps dernier, après avoir détruit Ottawa 7-0 dans le cinquième match de la finale de l’Est, les Penguins ont échappé le match suivant 3-2. 

Comme un camion

Aussi, on peut parier que les Flyers ne pourront faire pire que mercredi. Voulant rapidement oublier ce qu’il a vu, l’entraîneur Dave Hakstol a réitéré jeudi son appui à son gardien Brian Elliott, qui devrait donc être devant le filet pour le match numéro 2 vendredi (19h) même s’il a accordé cinq buts sur 19 lancers en ouverture de série et que son entraîneur n’a quand même pas confirmé l’identité de son gardien partant. 

«Il y a beaucoup trop de trous dans notre jeu et lorsqu’une équipe comme eux voit ces trous, elle y fonce comme un camion», a imagé Hakstol, ajoutant que le rendement d’Elliott avait été bien loin d’être le seul point négatif de la rencontre dans son camp.

«Il n’y a rien de facile à ce temps-ci de l’année», a souligné Elliott. «Perdre un match à sens unique procure la même sensation que perdre un match serré. On doit donc se remettre au boulot et avoir confiance en nos moyens.»

Mais la marge de manœuvre est déjà bien mince pour les Flyers, qui n’ont pas vaincu leurs rivaux de la Pennsylvanie cette saison en cinq tentatives, étant surclassés 27-11 au chapitre des buts. Se retrouver en arrière 0-2 forcerait Philadelphie à l’emporter quatre fois dans les neuf jours suivants face aux champions.

Bonne chance.