Mike Sullivan et ses hommes sont en quête d'une troisième Coupe Stanley consécutive, exploit qui n'a pas été réalisé depuis que les Islanders de New York avaient soulevé le précieux trophée quatre fois de suite, de 1980 à 1983.

Les Penguins peuvent-ils le «re-refaire»?

PITTSBURGH — L’odyssée a commencé il y a près d’un an, alors que l’entraîneur-chef Mike Sullivan s’exprimait devant des dizaines de milliers de partisans après le deuxième défilé de suite de la Coupe Stanley dans les rues congestionnées du centre-ville de Pittsburgh.

Plutôt que de minimiser la possibilité que les Penguins deviennent la première concession en 35 ans à gagner trois Coupes consécutives, Sullivan l’a souligné. «Je me demande si nous pouvons le refaire, ou plutôt le re-refaire, devrais-je dire.»

À la suite d’une saison marquée par quelques soubresauts, les Penguins entameront leur marche mercredi (19h) vers un exploit qui n’a pas été réalisé depuis le début des années 1980 en accueillant leurs rivaux de la Pennsylvanie, les Flyers de Philadelphie. Interrogé mardi à savoir s’il se souvenait de sa déclaration du 14 juin dernier, Sullivan a fait la grimace. Il a évoqué des faits, plutôt que de prédire une troisième parade de suite dans les rues de Pittsburgh.

«Nous croyons que nous avons le groupe pour le faire. Et nous avons déjà prouvé que nous sommes en mesure d’augmenter notre niveau de jeu d’un cran dans les moments importants.» «Ils ont tous les morceaux nécessaires», a renchéri le joueur de centre des Flyers Claude Giroux. «Sur papier, ils forment une très bonne équipe, et en séries , ils trouvent toujours une façon de gagner.»

Les Flyers représentent un défi unique. Ils n’ont pas gagné une ronde éliminatoire depuis qu’ils ont surpris les Penguins en six matchs en 2012. Ces derniers avaient perdu leur sang-froid, entraînant une multitude d’avantages numériques qui avaient éventuellement joué en faveur de Philadelphie. Le capitaine Sidney Crosby est conscient que cette série risque d’être marquée de nouveau par l’animosité. Mais il espère que les Penguins auront appris de leurs déboires de l’époque. «Nous ne cherchons pas la bagarre. Mais ce sera une série très intense, ça c’est certain.»