Les Penguins et Sidney Crosby avaient visité la Maison-Blanche en octobre dernier, quand Barack Obama en était le locataire. L'entraîneur de l'équipe assure que cette visite n'a rien de politique, mais qu'ils ont simplement accepté l'invitation.

Les Penguins à la Maison-Blanche: une visite qui n'a rien de politique

L'entraîneur-chef Mike Sullivan insiste pour dire que la décision des Penguins de Pittsburgh d'aller visiter la Maison-Blanche ne signifie pas que le club s'amène au confluent du sport et de la politique, une intersection de plus en plus périlleuse.
L'ex-joueur de la LNH Georges Laraque a notamment qualifié la décision des Penguins de participer à une cérémonie à la Maison-Blanche «d'embarrassante». Sullivan a défendu mercredi la décision des Penguins, soulignant qu'on ne doit pas y voir un appui au président Donald Trump, qui a nourri la polémique avec ses propos sur les joueurs de la NFL posant des gestes de protestation pendant l'hymne américain.
«Je pense qu'il semble avoir une perception de l'extérieur qu'en acceptant l'invitation, nous avons pris position dans le dossier. Or, c'est plutôt le contraire. Nous n'avons pris aucune position. Cette perception est erronée», a assuré Sullivan.
Champions en titre de la coupe Stanley, les Penguins ont fait savoir dimanche qu'ils vont assister à une cérémonie à la Maison-Blanche, une tradition de longue date pour les équipes championnes. Le capitaine Sidney Crosby, un Canadien, avait confié qu'il soutenait le choix de l'équipe en disant notamment «tout le monde a le droit d'y aller ou pas. Mais nous avons été invités, et nous avons accepté. Je ne pense pas qu'il y ait une autre interprétation à chercher.»
«Fardeau injuste»
Sullivan a défendu Crosby contre ceux qui voudraient qu'il passe un message politique. «Que des gens semblent penser que Sid doive porter ce fardeau est injuste. Tout ce qu'il fait, c'est se présenter à la patinoire, aider les Penguins à remporter des championnats et être une bonne personne chaque jour. C'est comme ça que nous voyons les choses.
«Cela dit, nous respectons ceux qui choisissent de s'exprimer différemment. J'aimerais que nous obtenions le même respect en retour, et que ce soit la même chose pour notre capitaine.»
Sullivan a fait savoir que ni lui ni ses joueurs ne commenteraient davantage la visite à la Maison-Blanche. Les Penguins vont débuter la saison régulière de la LNH mercredi prochain à domicile, contre St. Louis.
«Nous voulons jouer au hockey», a dit Sullivan. «C'est ce que nous voulons, c'est ce que nous aimons profondément. À partir d'ici, nous allons répondre aux questions sur le hockey. Ce que nous devons avoir à l'esprit, c'est notre préparation en vue de notre premier match de la saison.»
Subban ne protestera pas
P.K. Subban est l'un des rares athlètes noirs de la LNH.
P.K. Subban ne compte pas se joindre aux athlètes qui mettent un genou à terre en guise de protestation pendant l'hymne américain. Lors d'un événement caritatif dans un cabaret humoristique de Nashville, le défenseur des Predators a assuré qu'il ne poserait «jamais» un tel geste, car il voue un très grand respect au drapeau américain. Yahoo a été mis au courant de ces propos par des témoins de la scène. Un des joueurs les plus en vue de la LNH, le Torontois en est aussi l'un de ses rares athlètes noirs.  La Presse canadienne
Woods espère que les choses vont s'arranger
Tiger Woods espère que les «choses vont s'arranger» après la polémique provoquée par le président Donald Trump.
Tiger Woods espère que les «choses vont s'arranger» après la polémique provoquée par le président Donald Trump, qui  accuse les sportifs de déshonorer l'Amérique en protestant lors de l'hymne américain. «Il y a actuellement une agitation politique ou raciale, comme ce fut le cas par le passé. Alors, espérons que les choses vont s'arranger. Parce que nous pouvons progresser en tant que nation et en étant soudés», a affirmé Woods avant le début de la Coupe des Présidents entre les États-Unis et le "Reste du monde", à Jersey City. Privé de compétition depuis sa quatrième opération au dos en avril, il effectue sa première sortie officielle en tant que capitaine adjoint de l'équipe américaine. Le capitaine Steve Stricker a exclu toute manifestation lors de l'hymne américain. «Il existe des injustices dans notre pays et nous devrions tout faire pour les éliminer. Mais, cette semaine, je suis juste fier de représenter les États-Unis, de jouer pour mon pays et pour mes coéquipiers et participer à un grand événement», a dit Phil Mickelson, vainqueur de cinq titres majeurs, en résumant le sentiment général des golfeurs américains.  AFP