Les Mooseheads ont été beaucoup plus menaçants que l’Océanic, l’emportant par la marque de 4-1 dimanche.

Les Mooseheads font mal à l’Océanic

RIMOUSKI — L’Océanic a brisé une séquence de sept gains consécutifs, dimanche, en baissant pavillon devant les Mooseheads d’Halifax par la marque de 4-1 au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Ce n’est pourtant pas l’effort qui manquait chez les hommes de Serge Beausoleil. Le hic, c’est qu’ils ont fait face à une machine qui a un système de jeu fort efficace et à un gardien très solide, Alexis Gravel.

«On aurait pu mieux jouer, surtout au niveau de la hargne, a reconnu l’entraîneur-chef de la troupe locale. Gravel a été un élément-clé dans ce match. À 2-1, on était dedans. Mais le troisième but, qui est arrivé de nulle part après un avantage numérique, a fait mal.»

Pour Beausoleil, ses protégés manquaient aussi de mordant dans leurs actions offensives. «D’habitude, on bouge la rondelle beaucoup plus rapidement, a-t-il observé. On alimente mieux nos défenseurs. On avait moins d’acuité. On a été deuxièmes une couple de fois!»

Le pilote des Bleus, qui avait affirmé que ce match contre Halifax allait être un bon test, ne considère néanmoins pas que ses joueurs ont échoué. Il souligne que les tirs au but ont été de 31 à 20 en faveur de son équipe. «Il y a des choses positives à retirer, a-t-il indiqué. De l’autre côté, ils ont joué un meilleur match que nous et ils méritaient la victoire!»

Buts rapides

En première période, Arnaud Durandeau (13e) a profité d’un jeu de puissance pour ouvrir la marque en sautant sur un grand rebond à 14:43. Moins d’une minute plus tard, après une lourde circulation devant Colten Ellis, Patrick Kyte (3e) a réussi, avec beaucoup d’insistance, à diriger la rondelle dans le fond du filet, doublant par le fait même l’avance des Moose.

Sans grande surprise, c’est Jimmy Huntington (21e) qui a marqué le premier but des locaux en avantage numérique au début de l’engagement médian, assisté de Dmitry Zavgorodniy et de Charle-Édouard D’Astous. Avec 152 points en carrière, le capitaine de l’Océanic se situe au quatrième rang des défenseurs les plus productifs de l’histoire de son club. Le seul et unique but de la formation rimouskoise a déclenché une pluie de peluches sur la patinoire, en marge du «tir du toutou».

«Ils ont été plus opportunistes que nous, a déploré Huntington. Après la «game», dans le vestiaire, tout le monde était down. C’était un gros test. Mais des fois, il faut faire un pied en arrière pour en faire deux en avant. Il ne faut pas paniquer. C’est juste une embûche de parcours.»

À mi-chemin de la même période, Joël Bishop (3e) a surpris le cerbère bas-laurentien d’un tir précis dans la lucarne. Au dernier vingt, Ben Higgins (3e) a mis un point final au pointage. Les deux équipes se sont affrontées devant la plus grosse foule de la saison, avec 4249 spectateurs.