Geneviève Lamoureux, gardienne de but des Citadelles de Québec (midget AA), et Florence Lessard, attaquante des Titans de Limoilou, font partie d’Équipe Québec, formée à la suite d’un long processus de sélection qui s’était enclenché avec une centaine de joueuses, en mai.

Les meilleures jeunes hockeyeuses en action à Québec

Les meilleures hockeyeuses de moins de 18 ans au pays se donnent rendez-vous à partir de mercredi, et ce, jusqu’à dimanche, au Pavillon de la jeunesse, où elles se disputeront le titre canadien, à l’occasion du Championnat national féminin U18.

En tout, ce sont huit équipes provinciales, dont deux de l’Ontario, divisées en deux sections, qui se feront la lutte, dans le cadre de cette compétition. Un tournoi à la ronde sera d’abord tenu à l’intérieur de chaque pool. Les deux meilleures formations de chaque groupe accéderont ensuite aux demi-finales, qui seront présentées samedi (16h30 et 19h30), puis à la ronde des médailles, dimanche (12h et 16h).

Équipe-hôtesse de la compétition, Équipe Québec a été formée à la suite d’un long processus de sélection qui s’était enclenché avec une centaine de joueuses, en mai. Trois camps d’évaluation plus tard, le groupe de 20 patineuses restantes, qui a disputé des matchs préparatoires contre les Carabins de l’UdeM et les Canadiennes de Montréal, entend faire bonne figure au cours de ce tournoi qui a pour favorites l’Ontario (Rouge).

«On sera assurément compétitif. On va être très rapides et, comparé aux autres provinces — mis à part l’Ontario —, on a quatre lignes, sept défenseurs et deux gardiennes de but qui peuvent jouer. La plupart des autres provinces ont quatre ou cinq bonnes filles qui sont surutilisées. Nous, on a une profondeur que les autres n’ont pas», a estimé l’entraîneur-chef d’Équipe Québec, Daniel Continelli, qui comptera particulièrement sur les vétérantes Laurie Fontaine (défenseur), Audrey-Anne Veillette (attaquante) et Rosalie Demers (attaquante).

Deux joueuses de Québec

Au sein de cette formation, on retrouve également deux représentantes de la région de Québec en Geneviève Lamoureux, gardienne de but des Citadelles de Québec (midget AA), et Florence Lessard, attaquante des Titans de Limoilou.

«Pour nous, c’est une chance en or. Ça passe juste une fois dans une vie. On espère gagner l’or. C’est notre objectif. Mais je pense qu’il faut le vivre à fond aussi, ne pas manquer aucune opportunité et avoir du fun tout le long du tournoi. C’est notre ville. On espère que la foule va être dernière nous», a raconté Lamoureux.

De son côté, sa coéquipière Florence Lessard dit ne pas ressentir de pression additionnelle à recevoir le tournoi à la maison. «Ce n’est pas une pression de plus, c’est plutôt une motivation, que de vivre un événement ayant autant d’ampleur, devant ses meilleurs amis et sa famille au complet. C’est juste quelque chose qui va nous motiver. Et pas juste nous deux, mais toute l’équipe», a soutenu la marchande de vitesse des Titans, identifiant la rapidité, l’éthique de travail et l’unité de la sélection québécoise comme étant ses forces.

Vice-championne en 2016, Équipe Québec amorcera son tournoi contre le Manitoba, mercredi, 19h30. Quant aux favorites d’Ontario Rouge, elles affronteront les représentantes de l’Atlantique tout juste avant, soit à 16h30.

«Les filles d’Équipe Québec sont vraiment bien préparées. Elles ont beaucoup de vitesse. Elles sont agressives. Je pense qu’elles sont une bonne équipe et qu’elles peuvent faire un bon bout de chemin. Mais elles n’ont pas un pool facile, avec la Saskatchewan et le Manitoba…» a laissé entendre l’organisateur du championnat et entraîneur-chef des Titans de Limoilou, Pascal Dufresne.

Le Championnat national féminin des moins de 18 ans permettra en outre de voir évoluer les filles de deux ex-Nordiques, Zoé Thibault (Québec) et Anna Leschyshyn (Saskatchewan). Le tournoi servira également de sélection pour Équipe Canada U18, qui défendra les couleurs du pays, lors du Championnat mondial féminin des moins de 18 ans, en Russie, en janvier.

«Ici, c’est la sélection finale. Les filles sont donc en évaluation. Tous les dépisteurs de Hockey Canada sont ici. Et après le championnat, ils vont annoncer la formation. C’est l’enjeu plus individuel du championnat», a convenu Dufresne.

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L’aboutissement de deux ans de travail

Pour les organisateurs du Championnat national féminin des moins de 18 ans, ce sont deux ans de travail qui trouveront leur aboutissement, lorsque la rondelle tombera sur la glace du Pavillon de la jeunesse, mercredi avant-midi.

«On a hâte de voir du hockey! On est rendus là! Depuis deux ou trois jours, les filles se promènent et pratiquent un peu partout dans la ville. Là, on a vraiment hâte que ça commence. C’est un super beau championnat. Je pense que les gens vont apprécier de voir ce calibre de jeu-là. Ce sont les meilleures joueuses de 18 ans et moins au pays. Si on regarde les filles qui sont sur l’équipe nationale en ce moment, on les a toutes vues passer par le championnat canadien», a noté l’entraîneur-chef des Titans de Limoilou, Pascal Dufresne, qui a organisé le tournoi en compagnie de Camille Bernier.

Le pilote limoulois prédit d’ailleurs une compétition relevée, qui témoignera de la grande parité qui existe présentement dans le hockey féminin canadien. «Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a une parité au niveau du hockey national féminin. Il n’y aura pas de grands écarts entre les équipes. Ça va être des matchs serrés. Ça va patiner. Ça va être vraiment impressionnant à voir.»

Pour mener l’entreprise à bien, des dizaines de bénévoles s’activeront dans les coulisses du Pavillon de la jeunesse, jusqu’à dimanche. «C’est au-dessus de 80 bénévoles qui vont travailler de près ou de loin sur l’événement, que ce soit pour les services aux athlètes, le transport des équipements. On fait tout le nettoyage des équipements au Centre Vidéotron, en collaboration avec les Remparts. Tout le monde a été vraiment correct dans la région avec nous. Tout le monde nous a accueillis et nous aident là-dedans. C’est un gros travail, même s’il n’y a que quatre matchs par jour», a noté Dufresne.

Pour éviter les gradins vides en journée, le comité organisateur a approché les écoles de la Commission scolaire de la Capitale, qui ont été nombreuses à répondre à son invitation.

«Beaucoup d’écoles ont embarqué. On a plein d’écoles qui vont venir voir les matchs du matin. L’après-midi, les jeunes filles de toutes les provinces vont faire des visites dans les écoles. Je pense que ça va être super intéressant.»