Aksel Lund Svindal est le premier Norvégien de l'histoire à remporter la descente olympique.

Svindal remporte la descente masculine de ski alpin

PYEONGCHANG — Aksel Lund Svindal a écrit l’histoire deux fois plutôt qu’une, mercredi, lors de la descente olympique des JO de PyeongChang.

Le skieur de 35 ans est devenu le premier Norvégien sacré dans l’épreuve reine des Jeux d’hiver en devançant son compatriote Kjetil Jansrud par 12 centièmes de secondes. Du même coup, Svindal devient le premier skieur de l’histoire à être sacré champion olympique dans les deux disciplines de vitesse, puisqu’il avait remporté le super-G de Vancouver, en 2010.

Le Suisse Beat Feuz a remporté le bronze. Manuel Osborne-Paradis a été le meilleur Canadien avec une 14e place, tandis que le Québécois Dustin Cook a terminé au 32e rang. 

Svindal et Jansrud pourraient doubler la mise dès jeudi (21h, heure du Québec), lors du super-G, car les deux derniers champions olympiques entendent bien perpétuer la tradition norvégienne dans cette discipline.

La légende des Attacking Vikings s’est d’abord écrite en super-G, aux JO. Kjetil Andre Aamodt, par trois fois (1992, 2002, 2006), Svindal (2010) et Jansrud (2014) sont les protagonistes de cette saga, qui se décline en culture de la vitesse, justesse technique et engagement physique.

Grande polyvalence

Interrogé sur la pression qui pèse sur ses larges épaules avant sa conquête de l’or en descente, le colosse Svindal avait affiché son plus beau sourire et ouvert les cinq doigts de sa main droite. Cinq comme les médailles d’or olympiques de la Norvège en super-G. «En Norvège, le super-G est aussi coté que la descente, peut-être plus encore», avait précisé le double champion du monde de descente (2007, 2013).

Quel que soit son potentiel technique sur les planches, tout espoir du ski norvégien doit déjà passer par la sélection des tests physiques multidisciplinaires à Oslo. La polyvalence est leur ADN.

Avant de devenir le descendeur de référence des dernières saisons, Svindal a été champion du monde de géant et de combiné, et un slalomeur de bon rang. Jansrud, son cadet de trois ans, présente le même CV.

Le super-G, comme son appellation l'indique, est un compromis entre la vitesse et le géant, plus rythmé que la descente. C'est la discipline d'instinct, les concurrents ne reconnaissant le tracé que du bord de la piste. C'est un mélange d'étude et d'improvisation, de trajectoires à tenter et de pièges à déjouer. Il exige mémoire visuelle, engagement et précision. Autant de qualités communes aux Norvégiens.

Jansrud et surtout Svindal sont des «bêtes de course» que les problèmes physiques n'ont pas abattues. Svindal s'est relevé de chutes retentissantes et de deux graves blessures.