Titré en demi-lune à Turin en 2006 et Vancouver en 2010, Shaun White a digéré l’échec de Sotchi, où il n’avait pris que la quatrième place il y a quatre ans et redevient champion olympique.

Shaun White se surpasse pour gagner l’or une troisième fois

PYEONGCHANG — L’Américain Shaun White, la super étoile de la discipline et grand favori de l’épreuve, a remporté la médaille d’or de demi-lune, mercredi aux JO de PyeongChang, et décroché son troisième titre olympique dans la discipline après ceux de 2006 et 2010.

Avec un score de 97,75 réussi lors de sa troisième descente, tout près de la note maximale de 100, White, 31 ans, s’est imposé devant le Japonais Ayumu Hirano (95,25) et l’Australien Scotty James (92,00).

Titré en demi-lune à Turin en 2006 et Vancouver en 2010, il a digéré l’échec de Sotchi, où il n’avait pris que la quatrième place il y a quatre ans et redevient champion olympique.

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Il y a cinq mois, White avait lourdement chuté lors d’un stage d’entraînement en Nouvelle-Zélande et s’en était sorti avec 62 points de suture.

Il faisait également face à une concurrence relevée à Pyeongchang. Le Japonais Hirano, 19 ans et déjà médaillé d’argent à Sotchi, avait en effet réalisé une magnifique deuxième descente qui lui avait valu de dépasser White avec un score de 95,25.

Mais Shaun White, dernier à passer, a finalement réussi une ultime ronde quasi parfaite.

C’est la quatrième médaille d’or en snowboard à PyeongChang — en autant d’épreuves jusque-là — après les sacres de Chloe Kim en demi-lune, de Redmond Gerard et de Jamie Anderson en slopestyle.

Petit bout d’Amérique

Vingt-quatre heures plus tôt, White et Chloe Kim avaient transformé le site olympique de Phoenix à PyeongChang en un petit bout d’Amérique, le pays de la demi-lune.

Il y avait des Australiens, des Japonais, des Coréens, des Canadiens et on a même vu quelques petits drapeaux espagnols et une écharpe du FC Nantes. Mais ce sont clairement les Américains qui ont remporté le combat des tribunes.

Connus en Europe sans être des vedettes, les deux têtes d’affiche du snow américain sont de véritables vedettes dans leur pays, comme le raconte Sloane Rigen, un fan venu de Memphis, installé dans l’aire d’arrivée bonnet rouge et bleu enfoncé jusqu’aux oreilles et bannière américaine sur les épaules. «Ils font de la pub, ils sont à la télé. Ces gars-là font partie des sportifs qui sont des modèles aux États-Unis. Ils font totalement partie de notre culture sportive», assure-t-il.

Le sentiment est confirmé par une petite visite aux abords du «clan Kim», installé un peu à l’écart de la foule. Car la simple présence de Chloe Kim crée la cohue, d’autant plus du fait de ses origines sud-coréennes. Après chaque descente réussie lors d’une finale où 4 des 12 candidates à l’or étaient Américaines, la Californienne est venue embrasser les siens escortée de caméras, comme une vedette sur un tapis rouge.