Maintenant âgée de 39 ans, Caroline Calvé a troqué le rôle d’athlète pour celui de maman.

Quatre ans plus tard, place à Calvé la maman

Caroline Calvé l’avoue. Elle a un petit pincement au cœur en voyant les athlètes canadiens se pointer ces derniers jours à PyeongChang.

L’ancienne planchiste était de l’aventure en 2014 à Sotchi de même qu’en 2010 en sol canadien à Vancouver. Elle a pris sa retraite en juin 2015 après une brillante carrière marquée notamment par sept médailles en Coupe du monde de surf des neiges.

«Tu te dis à toi même: j’aurais dû faire quatre autres années, lance la Gatinoise.

«Tu as un pincement au cœur, puis tu te rappelles assez vite que de se rendre aux Jeux, c’est quatre ans d’effort et d’engagement au sport, à l’entraînement. Je n’ai pas arrêté car le corps n’était plus capable de suivre. J’ai arrêté pour d’autres raisons. J’étais tannée de la compétition. Je voulais passer à autre chose.»

Maintenant âgée de 39 ans, Calvé a troqué le rôle d’athlète pour celui de maman. Le petit Quinn fêtera ses six mois dans huit jours.

«Avoir un enfant, je suis maintenant plus reconnaissante de la carrière que j’ai eue, de tout ce temps passé à voyager et participer à des compétitions», confie-t-elle.

Ces jours-ci sont passés en compagnie de fiston. Calvé profite d’un congé de maternité. La première fois de sa vie qu’elle s’est arrêtée. «J’étais une personne qui avait toujours des millions de projets. Là, je suis toujours à la maison. C’est un nouveau défi.»

Avant la naissance de son garçon, Calvé était à l’emploi de la Banque Royale du Canada (RBC) en plus d’agir à titre de conférencière. Il y avait aussi la série télé Vitamine C sur laquelle elle planchait.

Parlons justement du petit écran.

On verra la diplômée de l’école secondaire Grande-Rivière durant les Jeux, mais dans le rôle d’analyste lors des épreuves de surf des neiges à Radio-Canada. Elle va décortiquer les performances de plusieurs de ses anciennes amies à partir d’un studio à Montréal.

«Les gens aux Jeux, ce sont les mêmes avec lesquelles j’ai coursé. Ça sera le fun de vulgariser le sport, mais aussi de partager quelques anecdotes.»