Laurent Dubreuil en sera à une première expérience olympique.

15 athlètes représenteront les régions de Québec et de l'Est aux JO

Les régions de Québec et de l’Est seront représentées par 15 athlètes aux Jeux olympiques de PyeongChang, dans deux semaines.

Les dernières sélections officialisées lundi ont été celles de deux filles de Saint-Ferréol-les-Neiges, soit Anne-Marie Comeau, en ski de fond, et Laurence St-Germain, en ski alpin.

Avec Alex Harvey, meilleur espoir de médaille canadienne en ski de fond, Saint-Ferréol, village de quelque 3300 âmes niché au pied du Mont-Sainte-Anne, sur la Côte-de-Beaupré, abrite donc durant l’année trois athlètes qui se produiront au grand rendez-vous sportif présenté du 9 au 25 février, en Corée du Sud.

Aux côtés des vétérans Harvey, Marie-Philip Poulin (hockey) et Audrey Robichaud (ski bosses), qui en sont à leur troisième participation à la grand-messe des cinq anneaux, huit recrues d’ici vivront leur baptême olympique.

Outre Comeau et St-Germain, Lewis Irving (ski sauts), Laurie Blouin (snowboard slopestyle), Anne-Renée Desbiens (hockey), Laurent Dubreuil (patinage longue piste), Alexandre St-Jean (patinage longue piste) et Charlie Bilodeau (patinage artistique) en seront tous à leur première expérience.

Notons que sur ces 15 athlètes du territoire du Soleil, cinq évoluent dans l’une ou l’autre des disciplines du ski acrobatique : Robichaud, Irving, Alex Beaulieu-Marchand (slopestyle), Kim Lamarre (slopestyle) et Philippe Marquis (bosses). Une force indéniable de la région depuis longtemps.

Lamarre, bronze en 2014, et Poulin, or en 2010 et en 2014, sont les deux seules médaillées de la délégation.

Il ne faut pas oublier Adam Lamhamedi qui représentera le Maroc en ski alpin aux Olympiques pour une deuxième fois.

Comeau, la surprise

N’empêche que l’histoire la plus surprenante appartient haut la main à Comeau. Le conte de fées se poursuit pour celle qui avait délaissé la compétition de ski de fond durant deux ans avant de grimper à deux reprises sur le podium aux essais olympiques de l’équipe canadienne, dans sa cour arrière, au Mont-Sainte-Anne, début janvier.

«Je suis encore sur mon petit nuage. C’est motivant non seulement pour ces Jeux, mais aussi pour la suite des choses», a commenté lundi cette force de la nature petit format de 21 ans, dans un communiqué émis par le Rouge et Or de l’Université Laval.

Car l’étudiante en comptabilité a écumé surtout les circuits de course à pied civil et universitaire au cours des dernières années, sur piste, sur route ou en nature (cross-country). Sa première compétition de ski de fond en deux ans est survenue en décembre dernier, dans l’Ouest canadien.

Participante à quatre Championnats du monde juniors de ski de fond, de 2012 à 2015, Comeau n’a pourtant jamais pris le départ d’une épreuve de Coupe du monde. Ce qui la rend réaliste sur ses résultats aux JO. «Je ne suis peut-être pas prête au niveau mondial pour aller aux Jeux olympiques», reconnaissait-elle déjà, la semaine dernière.

«Je ne finirai pas en avant. Mais juste de vivre cette expérience-là et de voir les autres meilleures que moi sera une motivation pour la suite. Je n’aurai pas d’objectif à part donner mon maximum, suivre le plus possible et en profiter le plus possible.»

Les attentes s’avèrent beaucoup plus élevées à l’endroit d’un Harvey dans les sentiers de ski de fond coréens ou d’une Poulin, sur la patinoire.

On espère aussi une médaille de l’un ou l’autre de nos skieurs acrobatiques, bien que Marquis souffre d’une déchirure ligamentaire au genou et que sa présence au départ de l’épreuve olympique de bosses ne soit pas encore assurée.

Le trio de patineurs longue piste composé de Dubreuil, de St-Jean et d’Alex Boisvert-Lacroix entretient également l’espoir d’en voir au moins un du groupe grimper sur le podium.