Félix-Olivier (à gauche) et Emmanuelle Moreau (à droite) sont les enfants de l’olympienne Marie-Odile Raymond et le neveu et la nièce de Sophie Raymond, directrice générale adjointe de la 54e finale des Jeux du Québec.

Les Jeux du Québec dans le sang!

On peut vraiment dire que les Moreau-Raymond ont les Jeux du Québec dans le sang. Non seulement Emmanuelle Moreau, 12 ans, a-t-elle remporté l’or en ski de fond mercredi, mais c’est son grand frère Félix-Olivier, l’un des plus médaillés de l’histoire des Jeux du Québec, qui lui a passé sa médaille au cou, tout ça sous le regard bienveillant de l’entraîneuse de l’équipe de la Capitale-Nationale, l’olympienne Marie-Odile Raymond, que les deux premiers appellent plutôt «Maman».

Blonde comme sa mère, Emmanuelle était très excitée et très fière d’avoir remporté l’or à ses premiers jeux. «Je ne m’attendais pas du tout à ça! Demain (jeudi), je participe au relais et vendredi à l’épreuve classique. Je vise un top 3 jeudi et un top 2 vendredi», a déclaré celle qui se doutait que son grand frère pourrait lui remettre sa médaille. «Je savais qu’il remettrait une médaille, mais je ne savais pas pour quelle course!»

Celle qui pratique le ski de fond depuis l’âge de 3 ans a bien sûr été inspirée par sa mère et par son frère. «Bien sûr que j’aimerais ça remporter autant de médailles que lui aux Jeux du Québec!» ajoute-t-elle. Tout un contrat pour la jeune skieuse puisque Félix-Olivier a plus de médailles des Jeux au cou (22) que son âge (17 ans)!

Ultra-médaillé

«On m’a dit que j’étais l’un des plus médaillés des Jeux du Québec avec mes 22 médailles. Ils ne peuvent pas dire si je suis le plus médaillé, car ils n’ont pas toutes les statistiques des premières années des Jeux», indique Félix-Olivier, qui a gagné des médailles en vélo de route et vélo de montagne à Thetford Mines (2018) et Montréal (2016) ainsi qu’en ski de fond à Alma (2017) et Drummondville (2105). Tellement de médailles, que le jeune sportif a parfois de la difficulté à se rappeler laquelle il a remportée à quels Jeux!

«C’est certain que de savoir que ma mère a fait les Jeux olympiques, ça m’a inspiré. De plus, on habite Saint-Ferréol-les-Neiges, alors les pistes de ski sont dans notre cour. Mon père et ma mère me tiraient dans un traîneau quand ils allaient skier quand j’étais petit et c’était la même chose pour ma sœur», indique-t-il. Pour lui, les Jeux du Québec sont chose du passé puisqu’il revient tout juste des Jeux du Canada où il a pris l’une des 13 premières places dans deux catégories et une sixième place à l’épreuve en équipe. «C’était plaisant de donner une médaille à ma sœur, c’est comme si je passais le relais à la prochaine génération», déclare-t-il en avouant qu’il aimerait bien un jour participer aux Olympiques comme sa mère.

Grandir sur des skis

Jamais loin derrière, Marie-Odile Raymond ajoute que ses enfants skiaient... même avant leur naissance. «Ils ont fait du ski depuis qu’ils sont dans mon ventre. Ensuite, je les ai traînés dans un baby glider. Le ski est un excellent moyen de décompresser quand on est une jeune maman un peu débordée», s’amuse celle qui, peu après avoir pris part aux Jeux de Nagano, a quitté l’équipe canadienne de ski parce qu’elle voulait s’établir à Québec alors que les membres de l’équipe s’entraînaient tous à Canmore, en Alberta.

«Je suis très contente que mes enfants aient la même passion que moi pour le sport. Félix-Olivier a profité à fond des Jeux du Québec et il vient de passer à une autre chose. Emmanuelle en entendait parler depuis des années et elle peut elle aussi le vivre maintenant. Elle ne savait pas du tout à quoi s’attendre, mais elle a beaucoup de plaisir.»

Marie-Odile a sûrement transmis à son fils le goût d’être une athlète multisports puisqu’elle aussi courait sur roues et sur skis aux Jeux du Québec de Val-d’Or et Saint-Jérôme, en 1987, et à ceux de Saint-Jean-sur-Richelieu et Matane, en 1989. Elle a entre autres remporté l’or à vélo à Saint-Jean alors qu’elle représentait l’Outaouais.

Tante Sophie 

Mais Marie-Odile et ses deux enfants ne sont pas les seuls membres de la famille à être à fond dans l’ambiance des Jeux du Québec puisque Sophie Raymond, la sœur de Marie-Odile et tante des deux jeunes athlètes, est la directrice générale adjointe de la 54e finale. «C’est une façon pour moi de me rapprocher de mon neveu et de ma nièce. J’ai vu tous les Jeux de Félix-Olivier et quand j’ai su que c’était à Québec cet hiver, j’ai appelé le directeur général pour voir si je pouvais faire quelque chose dans l’organisation», poursuit celle qui a trouvé très touchant de voir son neveu donner une médaille à Emmanuelle.

Contrairement aux autres membres de la famille, Sophie Raymond n’est cependant pas une adepte de ski de fond, mais elle pratique le cyclisme. «Moi, mon affaire c’est surtout le trekking! J’ai fait, entre autres, l’ascension du Kilimandjaro et le Tour du Mont-Blanc», conclut celle qui prouve que le sport est bel et bien une affaire de famille.