L’ex-gardien de la LNH Jean-Sébastien Giguère a la chance de côtoyer son fils Maxime chez les Diabolos de l’école secondaire Lucille-Teasdale, dont il est l’entraîneur adjoint. Ici on le voit s’entretenir avec le gardien Dominik Morin, qui était en poste pour la victoires des Diabolos sur les Commandeurs.

Les Giguère, gardiens de père en fils

Comme les Mooseheads d’Halifax de 1994 à 1996 et les Whalers de Hartford en 1996-1997, les Diabolos de l’école secondaire Lucille-Teasdale ont un gardien de but qui arbore le numéro 47 et le nom Giguère sur son chandail. Et le Giguère qui était devant le but des Mooseheads et des Whalers, un certain Jean-Sébastien, est aussi derrière le banc des Diabolos.

Plus tôt cette semaine, l’ancien cerbère vedette des Sharks de San Jose Evgeni Nabokov disait être heureux que son fils ait choisi une autre position que celle de gardien de but.

Jean-Sébastien Giguère, entraîneur adjoint des Diabolos, comprend son raisonnement, mais est tout de même heureux que son fils Maxime ait opté comme lui pour l’art d’arrêter des rondelles. 

«J’aurais été content qu’il choisisse une autre position, mais en même temps, c’est normal qu’il veuille faire ce que son père faisait sur la glace. Ça a de très bons côtés aussi, car je passe plus de temps avec lui et avec l’autre gardien de l’équipe, Dominik Morin», expliquait-il au Soleil avant la victoire de 5 à 2 contre le Collège de Lévis qui a propulsé les Diabolos en demi-finale.

La voie scolaire

Et même si lui-même avait choisi le chemin plus traditionnel du hockey civil en route vers une carrière de 16 saisons dans la LNH, Jean-Sébastien est heureux de voir son fils opter pour le hockey scolaire.

«Je suis associé au programme des Diabolos depuis le tout début, il y a quatre ou cinq ans. Je sais que mon fils n’aurait pas fait le pee-wee AAA, alors s’il était resté au hockey civil, il aurait pratiqué seulement une fois par semaine au pee-wee AA ou BB. Ici, on a la chance d’avoir accès à la glace durant la journée et on a trois entraînements par semaine. Ça aide beaucoup au développement», explique-t-il.

«Au hockey scolaire, tu peux aussi avoir des gars qui sont d’âge bantam, mais qui ne sont pas encore prêts physiquement ou mentalement à y aller. Ça aussi, ça donne un coup de main pour le développement.»

Son rôle avec les Diabolos garde Jean-Sébastien près du hockey, qu’il a quitté lorsqu’il a disputé son dernier match dans la LNH avec l’Avalanche du Colorado en 2014.

«J’entraîne Maxime, mais j’entraîne aussi mes deux autres fils, l’un qui joue au basketball et l’autre qui vient de débuter le hockey au niveau novice. Disons que ça me tient occupé!», termine celui qui agit également comme commentateur au réseau TVA Sports.

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SURPRENANTS WILDCATS

La formation néo-brunswickoise des Aigles de Dieppe en était à sa première participation au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, représentant cette année les Wildcats de Moncton. Ils ont réussi à atteindre les quarts de finale, où ils se sont inclinés dignement par la marque de 2 à 1 vendredi face aux Bruins Jr. de Boston dans la catégorie AA. «Honnêtement, personne ne nous voyait là. Il y a plusieurs parents qui n’avaient pas prévu un séjour de huit jours à Québec», indiquait avant le match l’entraîneur Gabriel Deveau. «Il y en a même qui sont remontés au Nouveau-Brunswick et sont revenus aujourd’hui pour le match quart de finale», poursuit ce fan des Bruins de la LNH qui avait pour la première fois mis en veilleuse son amour pour la formation bostonnaise. 

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UNE AUTRE PAIRE DE DAMPHOUSSE

En plus de Vincent Damphousse et de son fils Bo, il y a un autre duo père-fils portant le même patronyme et dont le paternel a évolué dans la LNH au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. En fait, il y avait puisque l’ancien gardien des Devils du New Jersey Jean-François Damphousse a dû quitter le tournoi après avoir assisté au premier match des Wildcats de Moncton où évolue son fils Benjamin, un défenseur. Jean-François, qui fait normalement partie du personnel d’entraîneurs de l’équipe de son fils, a cependant dû s’envoler pour Winnipeg en raison de son travail avec la centrale de recrutement de la LNH. Il avait quitté son poste de responsable du programme de hockey des Aigles Bleus de l’Université de Moncton au début de la saison pour relever ce nouveau défi. Ian Bussières

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L'EXTASE ET L'AGONIE

On le répète souvent, le Tournoi pee-wee de Québec est souvent l’occasion pour les jeunes hockeyeurs de vivre pour la première fois des expériences et des émotions qu’ils recroiseront souvent durant leur parcours. Alors qu’une formation vit l’extase de la victoire, une autre subit invariablement l’agonie de la défaite. Vendredi, les pleurs dans les yeux du capitaine des Wildcats de Moncton, Tristan Richard, et de son assistant Samuel Deveau ne laissaient aucun doute quant au résultat du match qui venait de se terminer. Les deux jeunes sportifs ont cependant courageusement fait face aux questions de l’auteur de ces lignes. «Ce que je retiens de tout ça, c’est qu’il ne faut jamais arrêter de travailler», laisse tomber Tristan. «Et ne jamais abandonner, car tout peut arriver», ajoute Samuel. De sages réflexions dans la défaite pour de si jeunes compétiteurs. Ian Bussières