Les Flames, qui offraient 275 millions $ pour un nouvel aréna, vont continuer d'opérer le Sattledome tant qu'ils le pourront.

Les Flames renoncent à un nouveau domicile

Maintenant qu'ils ne se parlent plus en privé au sujet d'un nouvel aréna, les Flames et la ville de Calgary poursuivent leurs discussions en public.
Les Flames ont divulgué jeudi matin dans un communiqué ce qu'ils croient être leur portion du coût pour un nouvel aréna et publié des publicités dans les journaux. Il s'agit de représailles après que la municipalité eut dévoilé ses chiffres la semaine dernière.
L'équipe a répété qu'elle s'efforcera d'opérer au Saddledome, vieux de 34 ans, aussi longtemps qu'elle jugera que c'est possible. «Après deux années de discussions, les Flames ne voient absolument pas comment une nouvelle entente pourrait être obtenue avec la Ville et ont conclu qu'il était inutile travailler à la construction d'un nouvel aréna à Calgary», indique leur communiqué.
Calgary Sports and Entertainment Corporation (CSEC), propriétaire des Flames, était prête à débourser 275 millions $ pour la construction du nouvel édifice, tout en estimant que Calgary pouvait fournir 225 millions $ en taxes perçues sur le développement du quartier autour de l'aréna. La Ville a proposé de payer un tiers du nouveau projet estimé à 555 millions $, soit 185 millions $. CSEC paierait un autre tiers.
Le reste de la somme aurait été amassée par une surfacturation des billets vendus lors des événements tenus dans le nouvel édifice. Calgary avait précisé que l'équipe gérerait le nouvel aréna et qu'elle en toucherait tous les revenus.
Ken King, le président des Flames, croit toutefois que la proposition revient à faire assumer la totalité des frais - ou davantage - à l'équipe. Il considère qu'une surfacturation des billets priverait l'équipe d'une source de revenus qui lui serait due, puisque l'organisation devrait payer des taxes foncières.
CSEC avait rompu les négociations 24 heures après que le maire Naheed Nenshi eut présenté sa vision pour la revitalisation de Victoria Park, qui comprend un nouvel aréna.
Nenshi tente d'obtenir un troisième mandat à la mairie de Calgary. Les élections auront lieu le 16 octobre. King s'assurera de garder le nouvel aréna au premier plan de la campagne alors qu'il s'adressera à la Chambre de commerce, lundi.
proposition non viable
Les Flames disent que leur contribution de 275 millions $ serait équivalente à un loyer pour les 35 prochaines années perçu d'avance. «Dans un petit marché, même un comptant sur une équipe de la LNH, un aréna construit par des fonds privés n'est pas viable», a estimé CSEC. «La proposition de la Ville n'est pas viable, pas plus qu'elle n'est juste en comparaison avec les ententes négociées dans d'autres marchés comparables.»
En comparaison, le Rogers Place d'Edmonton, ouvert il y a à peine un an, a coûté 540 millions $. L'Edmonton Arena Corporation, présidée par le propriétaire des Oilers Daryl Katz, a versé 137,8 millions $. La ville a contribué à hauteur de 81 millions $ et prévoit obtenir 170 millions $ en taxes sur le développement du quartier. Elle a aussi injecté 125 millions $ supplémentaires qui lui seront remboursés par une surfacturation des billets.
CSEC détient également les Stampeders (Ligue canadienne de football), les Hitmen (Ligue junior de l'Ouest) et les Roughnecks (Ligue nationale de crosse). Le groupe de propriétaires est composé de Murray Edwards, Alvin Libin, Clayton Riddell, Allan Markin et Jeff McCaig.