Sean Monahan (à gauche) reçoit les félicitations de ses coéquipiers Dougie Hamilton et Johnny Gaudreau après avoir déjoué le gardien du Canadien Mike Condon en deuxième période, dimanche.

Les Flames brûlés par un mauvais début de saison

Au fil des ans, les routes qu'ont empruntées Michel Therrien et Bob Hartley se sont souvent croisées pour les mener en des lieux communs. Encore cette année - à leur grand désarroi -, ces deux grands complices se trouveront au même endroit au même moment : en vacances hâtives.
Comme ceux du Canadien, les joueurs des Flames de Calgary regarderont de l'extérieur le grand rendez-vous printanier de la Ligue nationale de hockey, après une campagne précédente remplie de promesses. Si la glissade vertigineuse du Tricolore s'est amorcée au début de décembre, les Flames ont mis le pied sur une première pelure de banane en octobre, causant beaucoup de dégâts.
La formation albertaine a connu un premier mois atroce, amassant seulement sept points sur une possibilité de 24. Les Flames ont été particulièrement mauvais au Saddledome, où ils n'ont gagné qu'un seul match en six sorties.
«C'est certain que nous sommes vraiment déçus de notre début de saison. On pense que c'est ce qui nous a coûté une place dans les séries éliminatoires, mais on continue de se battre et là-dessus, les gars méritent beaucoup de crédit», a déclaré Hartley lors d'un point de presse avec les médias francophones, dimanche après-midi, au Centre Bell.
Février, pas mieux
Quelques instants plus tôt, le capitaine Mark Giordano avait identifié un autre moment en saison, tout récemment en fait. Alors qu'ils jouaient pour ,500 le 11 février, les Flames ont gagné un seul de leurs 11 matchs suivants, une période marquée par sept revers d'affilée. Cette série d'insuccès est venue effacer une séquence de sept victoires, enregistrée au début de décembre, et a fait dégringoler les Flames au classement.
«La dernière [séquence d'insuccès] est celle qui nous a fait le plus de mal, a déclaré le défenseur. Nous avons perdu plusieurs matchs par un but, alors que l'an dernier, nous trouvions le moyen de revenir de l'arrière et de gagner ce genre de rencontres. Nous avons subi plusieurs défaites crève-coeur. C'est très difficile de se remettre d'une série de sept revers.»
De bonne humeur malgré cette décevante campagne, Hartley voit l'avenir d'un bon oeil parce que l'organisation maintient le cap, dit-il. «On suit notre plan qui consiste toujours à faire confiance aux jeunes. Tout le temps, notre but est de les mettre en position de force, de les laisser s'exprimer. On regarde Johnny Gaudreau, Sean Monahan et on parle toujours de la guigne de la deuxième saison; ça n'a pas eu lieu avec Monahan, et ça n'a pas eu lieu avec Gaudreau. Pourquoi? Parce qu'on n'a pas changé notre approche. C'est certain qu'on veut qu'ils évoluent à l'intérieur du système, mais on leur donne beaucoup de liberté parce qu'ils ont beaucoup de talent», a précisé le lauréat du trophée Jack-Adams la saison dernière.