Marie-Joëlle Vandal et Easther Mayi Kith, qui entourent l’entraîneur-chef Alfred Picariello, se réjouissent du retour d’une équipe semi-professionnelle régionale de soccer à Québec.

Les filles du Dynamo visent la victoire et le beau jeu

On appelle le soccer le beau jeu, «the beautiful game». Non seulement les filles du Dynamo de Québec veulent obtenir de belles victoires, mais elles le feront cet été de belle façon. À voir dès samedi.

Avec son t-shirt de George Best, jeudi, l’entraîneur Alfred Picariello donnait un bon indice de ce qu’il souhaite voir de ses joueuses sur le terrain. Quand même pas qu’elles atteignent le niveau du légendaire attaquant de Manchester United, mais les porte-couleurs du Dynamo se doivent de rendre leur jeu agréable pour l’œil.

Donc, interdiction de lever le ballon! Ce qui n’a pas empêché le Dynamo féminin, après deux ans d’absence, de remporter son match de renaissance 3-0, la semaine passée, contre Rive-Sud. Reste à voir si elles pourront s’affirmer autant contre Lac-Saint-Louis, une équipe plus coriace, ce samedi, 13h, à la Polyvalente de L’Ancienne-Lorette.

Deux fois plus intéressant

«J’ai aimé l’enthousiasme et l’intensité des filles, dans notre premier match», souligne Picariello. «Et elles l’ont fait tout en respectant les consignes. Parmi ces consignes, je vais vous en donner une : pas le droit de lever le ballon. Je veux qu’on joue au sol. Ça les met en difficulté, ça leur pose certaines contraintes.

«Le ballon peut lever un peu, dans certaines situations, mais dans l’ensemble, ça porte ses fruits», poursuit le sélectionneur établi à Saint-Georges de Beauce. «Elles développent d’autres habiletés et ça rend le jeu deux fois plus intéressant.

«Je m’attends à un match d’intensité supérieure contre Lac-Saint-Louis, mais on ne dérogera pas de notre façon de jouer. Je veux que nos partisans aient du plaisir à nous regarder jouer», insiste Picariello.

Si elle convient d’un minimum de complication, la défenseure Easther Mayi Kith y voit une façon de rendre «le jeu plus beau». Résidante de Beauport, l’athlète de 21 ans évolue l’automne à l’Université West Virgnia et se réjouit du retour d’une équipe semi-professionnelle régionale à Québec l’été, elle qui était des saisons 2014 et 2015 dans la W-League.

Tout comme la gardienne Marie-Joëlle Vandal, originaire de Lanaudière et établie à Québec depuis quatre ans, entre autres à cause du Rouge et Or de l’Université Laval. «On vise l’excellence, on vise le plus haut et ça veut dire le championnat. On ne peut pas viser plus bas que ça», tranche la cerbère de 22 ans, à propos du calendrier de trois mois comptant 12 matchs réguliers.

Parmi leurs coéquipières, on comptera bientôt la milieu de l’équipe canadienne Gabrielle Carle, ainsi que la jeune prodige de 15 ans Élisabeth Tsé, aussi membre du programme national. Mélissa Roy et Arielle Roy-Petitclerc se joindront également au groupe, tandis que les Ariane Routhier, Évelyne Viens et Marie-Sandra Ujeneza, vétéran du club à seulement 24 ans, composent déjà les piliers de l’équipe.

Alors que les filles (1-0-0) effectueront leur entrée locale samedi contre Lac-Saint-Louis (1-1-0), les gars du Dynamo (0-2-1) tenteront de décrocher une première victoire cette saison en affrontant Mont-Royal Outremont (1-0-1), à compter de 16h.