Andy Levitre, à gauche, affronte son coéquipier Josh Harris lors d'un des nombreux matchs de tennis de table que se disputent les joueurs des Falcons dès qu'ils ont quelques instants de libres. La direction de l'équipe a fait installer trois tables de ping-pong pour favoriser les liens d'amitié.

Les Falcons soudés par... le ping-pong

Pour les joueurs des Falcons d'Atlanta, l'esprit de camaraderie qui existe au sein de l'organisation cette année n'est pas étranger à la présence de trois tables de ping-pong situées dans le vestiaire.
C'est autour de ces trois tables que des amitiés sont nées depuis le mois d'août et que des paris amicaux ont été réglés. Et faites bien attention quand les petites balles blanches prennent leur envol. Ces athlètes sont habités par le même esprit de compétition, peu importe qu'ils aient une raquette de ping-pong ou un ballon de football entre les mains.
«Nous compétitionnons tout le temps», a résumé le receveur étoile Julio Jones. «Le sang circule à haute vitesse dans nos veines et notre coeur bat rapidement quand on prend place au bout d'une table.»
Les Falcons ont décidé de garder une table de ping-pong quand ils ont refait l'intérieur du vestiaire pendant la saison morte. Peu de temps plus tard, ils n'ont eu d'autres choix que d'en ajouter deux autres.
«Des files se formaient chaque jour, car plusieurs joueurs devaient attendre leur tour pour jouer. On a alors décidé d'apporter une deuxième table, puis une troisième», a confié l'entraîneur Dan Quinn. «C'est plaisant de voir les joueurs embarquer dans ce genre d'activité qui les réunit tous au même endroit. Différents groupes se sont formés au fil des semaines pour jouer en équipe. Les joueurs ont passé plusieurs heures à s'amuser autour de ces tables.»
Liens plus serrés
À sa deuxième année à la barre de l'équipe, Quinn avait l'intention d'établir cette saison des liens d'amitié plus forts entre les joueurs, de développer un sens de camaraderie et de responsabilité qu'ils pourraient amener avec eux sur le terrain, le dimanche.
Le tennis de table y a été pour quelque chose, donnant aux joueurs une bonne raison d'abandonner leurs casques d'écoute et leurs iPhones chaque fois qu'ils avaient quelques minutes à leur disposition entre deux entraînements ou deux réunions. 
Autour des tables, ils ont vraiment appris à mieux se connaître. «De nos jours, les gens ne sont pas aussi près les uns des autres que dans le passé. Voici donc une façon de se rapprocher et de tisser des liens plus serrés», a dit Quinn. 
Deux des meilleurs joueurs chez les Falcons, Jones et le quart-arrière Matt Ryan, manient également fort bien les raquettes de ping-pong. «Tout comme notre équipe, je crois que mon ping-pong s'est amélioré au fil de la saison», a plaisanté Ryan.
Jones est beaucoup plus animé autour des tables de tennis de table que sur un terrain de football. Jusqu'à récemment, il prenait un énorme plaisir à tenter de déconcentrer ses adversaires en criant et en gesticulant sans arrêt. Mais il est moins bruyant depuis quelques semaines. «Je dois tout simplement être un peu plus humble», a concédé Jones, qui a poliment refusé de donner plus de détails sur la rare défaite qu'il aurait encaissée face à un coéquipier qu'il a refusé d'identifier.
Match de trois points
Le ping-pong ne peut évidemment qu'aider la coordination des mouvements entre la main et l'oeil, mais ce sont avant tout les contacts humains ayant permis aux joueurs de se rapprocher les uns des autres qui ont aidé l'équipe à former un tout, à une époque où de moins en moins de personnes posent les yeux sur les gens qui les entourent.
«Les gars veulent maintenant passer plus de temps ensemble, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de nos murs», a dit Quinn. «Parfois, ils ont seulement trois minutes à leur disposition entre deux réunions, et ils s'empressent de jouer une partie de trois points.»
Dimanche, tous les yeux seront rivés sur le ballon de football quand les joueurs des Falcons vont s'amener sur le terrain dans l'espoir de remporter le Super Bowl pour la première fois de leur histoire. Dans leur tête, il y aura toutefois une place pour la petite balle blanche. «Habituellement, tout commence dans le vestiaire quand une équipe obtient du succès sur le terrain», a précisé Quinn. «C'est certainement le cas avec notre club. Il suffit de passer quelques heures dans le vestiaire pour réaliser jusqu'à quel point les joueurs sont soudés ensemble.»
Brady pourrait se retrouver seul
Quinze ans après son premier sacre, Tom Brady peut s'offrir dimanche sa cinquième bague du Super Bowl, du jamais-vu dans l'histoire de la NFL pour un quart-arrière. «C'est quelque chose d'unique dans une carrière de disputer le Super Bowl à sept reprises, c'est un match incroyable à regarder, alors imaginez ce que c'est d'y prendre part», a souligné l'époux à la ville de l'ancien top model Gisele Bündchen. «Depuis que je suis gamin, j'adore le Super Bowl, je me souviens encore des matchs avec mes idoles Joe Montana et Steve Young, on ne s'habitue jamais à disputer un tel match», a insisté le quart des Pats.
Brady aime bien l'environnement dans lequel il évolue actuellement chez les Pats. «Nous misons sur une solide ligne offensive, nous alignons des receveurs de passes polyvalents, intelligents et disciplinés, notre attaque au sol est efficace et nos ailiers rapprochés accomplissent aussi bien leur travail sur les jeux au sol que sur les jeux aériens.» En carrière au Super Bowl, Brady présente une fiche de 4-2 avec des gains moyens de 267,5 verges par la passe et un ratio de 13 passes de touché contre quatre interceptions.  AFP et François Ratté