Présentement 7e au classement mondial, le Nord-Irlandais Rory McIlroy devrait être une des têtes d’affiche de l’équipe européenne lors de la Coupe Ryder, qui sera disputée en France en septembre.

Les Européens miseront sur un 13e joueur à la Coupe Ryder

AUGUSTA — Le Tournoi des maîtres ouvre la saison de golf. C’est ce que l’on dit. C’est aussi le signal du dernier droit pour finaliser la participation de certains joueurs au tournoi de la Coupe Ryder.

Pour la première fois de l’histoire, ce prestigieux tournoi mettant aux prises les meilleurs joueurs européens aux meilleurs américains se teindra en France, au club National de Paris plus précisément, du 25 au 30 septembre. Tout est prêt pour accueillir les joueurs et les visiteurs.

«Ce sera super et l’ambiance sera tout simplement extraordinaire», mentionne Thomas Levet. «Disons simplement que tous les billets ont été vendus en l’espace de 70 minutes. Et au départ, il y a une estrade, genre amphithéâtre, qui peut accueillir 6850 amateurs, ce qui ne s’est jamais vu pour la Coupe Ryder.»

Pour l’ancien professionnel de golf, les amateurs français agiront comme un 13e joueur. «Les Français sont des maniaques de golf et nul doute que leur enthousiasme aidera les 12 joueurs de l’équipe européenne.»

Originaire de Paris, mais maintenant résidant aux États-Unis, Levet sait de quoi il en retourne d’avoir le soutien de la foule. «J’étais membre de l’équipe européenne en 2004 quand la Coupe Ryder a été disputée dans la région de Detroit. Nous avions vite gagné l’appui des supporteurs canadiens», se souvenait-il quand nous l’avons rencontré sous le gros chêne du Augusta National.

«Les joueurs américains faisaient leurs petites affaires, sans s’occuper des amateurs. De notre côté, iI y avait un groupe de Canadiens qui nous suivaient pendant les rondes d’entraînement et nous leur avons donné tout un spectacle. Nous leur demandions quel coup ils voulaient que l’on fasse et nous répondions à leurs souhaits. Avec le résultat que nous avions obtenu leur entier support pendant le tournoi et nous avions remporté une victoire écrasante de 18½ à 9½. L’équipe européenne de 2018 devrait avoir le même genre d’encouragement à Paris.»

Parmi les 25 premiers au classement mondial, on retrouve neuf joueurs de l’Europe.

Le club National de Paris a subi plusieurs changements au cours des dernières années pour le mettre au goût du jour. «Il y avait des fosses de sable qui étaient complètement inutiles», affirme Levet. «En particulier une qui faisait 100 mètres de long par 20 de large, longeant une allée. On l’a remplacée par trois fosses de sable à hauteur du coup de départ.

Le terrain n’aura pas besoin de rough, il y a assez de complications pour le rendre difficile. Les joueurs qui auront les meilleures chances de l’emporter sont ceux qui garderont la balle dans l’allée. Les vainqueurs à ce terrain étaient ceux qui étaient les plus précis.»

Une aide précieuse

Levet, maintenant commentateur pour la chaîne Canal Plus, espère toujours recevoir un appel du capitaine européen Thomas Bjorn pour joindre l’équipe à titre de l’un des assistants-capitaines. «Je lui serais certainement très utile, ne serait-ce que pour faire la liaison entre l’anglais et le français. Dans chaque camp ce sera la langue anglaise qui sera de mise et je pourrais traduire les communications pour les journalistes français.

«Vous savez, la couverture du golf en France n’a pas la même envergure que celle qui se fait en Angleterre et beaucoup de journalistes ne maîtrisent pas tellement les subtilités du jeu. Pour être franc, ils ne comprennent pas quand c’est en français, alors imaginez quand c’est en anglais.»

Comme tout le monde dans la sphère du golf, Levet se réjouit du retour de Tiger Woods. «C’est une très bonne nouvelle, de même que la résurgence de Phil Mickelson. Ce sont deux joueurs de caractère et le golf a besoin de ce genre de personnes. Comme c’était le cas avec les Arnold Palmer et Jack Nicklaus. Les jeunes joueurs qui percent sur le circuit se sont inspirés de ces athlètes. Je crois que c’est très important pour l’évolution du golf.»