Avec une 
quatrième position aux qualifications, jeudi, l'Ontarien Max Moffatt peut aspirer à monter sur le podium, samedi.

Les espoirs de médaille reposent sur Lamarre

Les espoirs de médaille québécoise dans la compétition féminine de ski du Jamboree reposent entièrement sur les épaules de Kim Lamarre.

L’athlète de Lac-Beauport a pris le quatrième rang de qualifications à saveur d’entraînement, jeudi, dans un big air qui ne compte que six athlètes, toutes déjà qualifiées pour la finale de samedi. Du côté des hommes, les trois Québécois en action ont fait chou blanc. Le plus expérimenté du lot, l’olympien Alex Bellemare, s’est même blessé au genou lors de son premier saut, une fin abrupte à sa semaine de travail.

«Tout de suite après l’atterrissage, je pensais que je m’étais fait quelque chose de vraiment grave», a raconté Bellemare, un spécialiste du slopestyle. «Deux, trois minutes après, ç’a commencé à passer. Mais quand je suis remonté en haut, ça me faisait mal de marcher. Je n’avais définitivement pas le goût de refaire la manœuvre que je venais d’essayer, et c’est pas mal la seule qui m’aurait fait passer en finale.»

Sa blessure ne semble pas trop sérieuse, mais elle lui aura coûté du temps devant les siens. «J’avais vraiment envie de faire une finale pour skier en avant des Québécois.»

Comme un entraînement

Nerveuse à son premier big air en milieu urbain, Lamarre a de son côté fait baisser la pression en atterrissant son saut d’entrée. Une figure bonne pour un score de 81,00.

Étant donné l’absence d’enjeu véritable, la vétérane de 29 ans a choisi de conserver un de ses sauts pour la finale, histoire de «surprendre les juges».

«Je prenais plus ça comme un entraînement. Mais quand j’étais en haut avant de descendre, j’avais quand même les nerfs de la compétition, donc c’était très plaisant», a dit Lamarre, en bas de piste.

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La Chilienne Dominique Ohaco a été la meilleure de la journée, avec un 88,20. Quatre Canadiennes seront de la finale, dont celle qui a accompagné Lamarre sur le podium de Sotchi en slopestyle, la championne olympique Dara Howell.

Même si Philippe Boily-Doucet (16e), Philippe Langevin (18e) et Bellemare (19e) ont raté la finale, il y aura trois Canadiens parmi les 10 athlètes ayant rendez-vous samedi (16h). Teal Hearle a pris le deuxième rang des qualifications avec un pointage de 94,00, tout juste derrière le Finlandais Elias Syrja (95,20). Max Moffatt (4e) et Evan McEachran (5e) auront aussi de bonnes chances de podium.

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VIEUXTEMPS, LE THAÏLANDAIS

Parmi les athlètes ayant sauté jeudi, on retrouve un Thaïlandais. Paul Vieuxtemps vit en France, mais il possède la double nationalité, car sa mère vient du pays asiatique.

«J’ai pris la nationalité thaïlandaise pour avoir des points et de l’expérience. […] En Thaïlande, je suis seul. Donc je suis sûr d’aller dans toutes les Coupes du monde. Alors qu’en France, il y a un quota», explique celui qui ne ferme pas la porte à représenter la France, un jour.

Vieuxtemps, 18 ans, avait même des visées pour les Jeux olympiques de PyeongChang en slopestyle, mais une fracture à la clavicule lui a fait rater deux Coupes du monde cruciales dans sa tentative de qualification. Rendez-vous en 2022. Jeudi, il a dû se contenter du 14e rang, se retrouvant du coup exclu de la finale.