Dave Parent, entraîneur-chef des Titans du Cégep de Limoilou, avoue avoir hâte de revoir ses joueurs en chair et en os.
Dave Parent, entraîneur-chef des Titans du Cégep de Limoilou, avoue avoir hâte de revoir ses joueurs en chair et en os.

Les équipes de football collégial se résignent à se préparer en ligne

Normalement, les joueurs de football collégial sont sur le terrain à cette période de l’année pour préparer la saison suivante. Cette année, COVID-19 oblige, c’est essentiellement en ligne que se déroulent les préparatifs printaniers des footballeurs.

«Il y a la technologie qui vient nous donner un coup de main. Comme plusieurs, on aime bien le logiciel de vidéoconférence Zoom, qui nous permet d’avoir des réunions d’équipe et en sous-groupes. On est en période d’adaptation, on verra comment on pourra préparer les joueurs pour un retour en août, septembre ou octobre», explique Dave Parent, entraîneur-chef des Titans du Cégep de Limoilou, qui avoue avoir hâte de revoir ses joueurs en chair et en os.

«Si j’avais une équipe avec 45 nouveaux joueurs comme il y a quelques années, je serais plus inquiet, mais avec une équipe à maturité comme la nôtre, j’avoue quand même que c’est moins pire qu’il n’y ait pas de camp printanier», poursuit-il.

«Chez nous aussi, il y aura des rencontres sur Zoom à partir de cette semaine et ont tient des entraînements sur Facebook avec les jeunes pour les garder en forme. Le défi sera d’apprendre à faire des répétitions, de trouver une façon pour que nos gars assimilent nos trucs si on peut avoir une saison cet automne», indique pour sa part Marc-André Dion, entraîneur-chef du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy.

Du côté des Élans de Garneau, l’entraîneur Claude Juneau Jr. utilise les mêmes méthodes pour «voir ses joueurs» virtuellement. «Au moins, nous avons une bonne culture d’entraînement chez nous alors ce n’est pas un aspect qui me stresse. Pour les schémas du football, il y aura bien sûr une période d’adaptation, mais je ne pense pas que le jeu va s’en ressentir à court terme. On parle beaucoup d’appliquer le livre de jeux, mais il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de préparatifs individuels que les joueurs peuvent faire et qui sont aussi fondamentaux dans le sport.»

Dans l’inconnu

En temps normal, les équipes collégiales de première division sauteraient sur le terrain à nouveau le 1er août pour un camp d’entraînement de trois semaines en vue d’un début de saison le 20 août. 

Les trois entraîneurs joints par Le Soleil sont évidemment tous dans l’inconnu avec l’arrêt des grands événements sportifs décrété jusqu’au 31 août et l’annonce d’un déconfinement progressif et d’une réouverture des établissements scolaires au cours des prochaines semaines.

«On ne sait pas vraiment si le football collégial fait partie des «grands événements sportifs» et quand on pourra toucher de nouveau au terrain. Tout le monde peut spéculer», indique Claude Juneau Jr.

«De notre côté, on se concentre beaucoup sur l’aspect scolaire pour nos joueurs, nous assurer que tout va bien avec leurs études en ligne pour s’assurer qu’ils passent leurs cours. C’est une variable qu’on peut contrôler alors que pour le reste, on ne sait pas ce qu’on aura le droit de faire ou de ne pas faire au cours des prochaines semaines», ajoute Dave Parent.

Une saison

Tous les entraîneurs souhaitent évidemment que la saison ait lieu pour éviter de voir leurs protégés être freinés dans leur cheminement. «S’il y a un délai en début de saison, au pire, qu’on reporte le Bol d’Or à plus tard, quitte à le jouer au Stade Olympique», indique Marc-André Dion, qui a déjà un plan en tête si jamais la saison devait être annulée.

«Nous avons la chance, au CNDF, d’avoir un stade intérieur. Alors c’est certain qu’on donnera une saison à nos jeunes même si c’est plus tard et qu’on doit trouver des adversaires pour les affronter. Au moins, ainsi ils pourront progresser», termine-t-il.