Plusieurs des sites de compétitions sont vides, placardés, n'ont pas de locataire, pas plus qu'ils ne rapportent de revenus de location, tandis que le gouvernement fédéral doit maintenant malgré lui défrayer leurs frais d'entretien.

Les «éléphants blancs» de Rio

Un procureur fédéral brésilien a émis un rapport cinglant sur les Jeux de Rio, dans lequel il qualifie plusieurs des infrastructures pour les premiers olympiques sud-américains d'éléphants blancs, ajoutant qu'elles ont été construites sans planification à long terme.
Le rapport rendu public lundi est venu confirmer ce qui avait été rapporté plusieurs mois après la conclusion des Jeux, tenus en août 2016. Plusieurs des sites de compétitions sont vides, placardés, n'ont pas de locataire, pas plus qu'ils ne rapportent de revenus de location, tandis que le gouvernement fédéral doit maintenant malgré lui défrayer leurs frais d'entretien.
«Il n'y a pas eu de planification, a déploré Leandro Mitidieri devant l'audience publique sur les Jeux olympiques. Quand ils se sont portés candidats à l'organisation des JO, ils n'avaient pas planifié. (Ces infrastructures) sont des éléphants blancs maintenant. Nous tentons aujourd'hui de trouver une façon de les utiliser.»
Rio de Janeiro a dépensé quelque 12 milliards $US pour organiser les Jeux, minés par des réductions de coûts, de faibles assistances et de sombres histoires de corruption en liens avec la construction de certains sites.
Le Parc olympique, construit dans le quartier de Barra da Tijuca, se veut maintenant un vaste complexe d'arénas abandonnés. À Deodoro, le deuxième plus grand ensemble de sites de compétitions est fermé malgré les plans initiaux d'y ériger un parc avec des piscines pour la population défavorisée du quartier.
Patricia Amorim, sous-secrétaire aux Sports pour la ville de Rio de Janeiro, a indiqué que le projet, grandement médiatisé, de démanteler l'aréna ayant servi au handball et de transformer quatre autres sites en autant d'écoles était sur la glace. 
«L'aréna sera défait, a-t-elle insisté. Nous attendons seulement de savoir si nous aurons les ressources pour bâtir ces écoles sur d'autres sites ou si nous allons les détruire et attendre la disponibilité de ces ressources. La réforme de nos écoles est la priorité, pas la construction de nouvelles écoles.»
Neuf mois après la conclusion des Jeux, le comité organisateur doit toujours autour de 30 millions $ à ses créanciers et 137 médailles distribuées rouillent et doivent être restaurées.