Grâce au jeu au sol, où Émile Malenfant (1) a mené la charge en saison avec 513 verges, les Élans peuvent imposer leur rythme à l’attaque, croit l’entraîneur-chef Claude Juneau.

Les Élans à une victoire d'une participation au Bol d'or

De retour dans le carré d’as pour la première fois depuis 2015, les Élans de Garneau ont atteint tous leurs objectifs jusqu’à présent. À une victoire d’une participation au Bol d’or de football collégial division 1, il n’est pas question de s’en satisfaire.

Les Élans croisent le fer contre les Spartiates du Vieux Montréal, samedi (19h), en demi-finale. À la mi-saison, Garneau avait infligé un premier revers à la formation ayant pris le deuxième rang au classement général avec un dossier de 7-2.

«On aime croire en nos chances, nous sommes en mesure de leur livrer une très belle bataille», estimait l’entraîneur-chef des Élans Claude Juneau Jr, cette semaine, à propos du rendez-vous du week-end.

À la fin du mois de septembre, les Élans avaient battu les Spartiates 37-28. Une victoire ayant pavé la voie à une saison positive, où le club du cégep basé dans le quartier Saint-Sacrement a conservé une fiche de 5-4.

«On voulait être la meilleure équipe de la région, finir la saison sur une bonne note, remporter notre match de première ronde. Pour nous, le processus se poursuit, on est bien content d’être là. Il reste quatre bonnes équipes qui jouent encore, on en fait partie. On ne l’a pas volé, on a travaillé fort pour être là, mais on a les yeux fixés sur ce qu’on a à faire samedi», racontait l’homme de football.

Les Élans ont battu les Cougars de Lennoxville-Champlain 28-14 au Coulter Field, samedi dernier, en quart de finale. Ils venaient de faire tomber les champions en titre du Bol d’or, rien de moins.

«On a remporté un gros match contre Lennoxville, mais cette semaine, on est retourné sur la planche à dessin pour se préparer adéquatement contre une équipe que l’on connaît bien. Les Spartiates allient vitesse et intensité, ils nous ressemblent beaucoup au niveau des habiletés athlétiques.

«Le Vieux Montréal a trôné en tête une bonne partie de l’année, on leur avait infligé leur première défaite. Je ne pense pas que cette victoire aura un impact à ce moment-ci, car les joueurs savent très bien que la saison est derrière nous qu’il faut se concentrer sur ce qu’on a à faire, sur chaque jeu.»

Juneau ne s’en fait pas avec le classement qui placerait les siens du côté négligé du tableau. «Ça ne me dérange pas, ç’a été comme ça pas mal toute l’année, on compose bien avec cela. Nous, on contrôle ce qu’on peut, on ne peut rien faire avec les impondérables.

Un effectif menaçant

«De toute manière, les facteurs extérieurs n’auront aucune incidence sur le résultat. On s’en va jouer un match de demi-finale dans le but de le gagner. On veut s’imposer à l’attaque comme en défensive, mais les unités spéciales auront aussi un impact certain pour le positionnement sur le terrain.»

Juneau estime que son club peut imposer son rythme à l’attaque, notamment grâce au jeu au sol, où Émile Malenfant a mené la charge en saison avec 513 verges. Le quart-arrière Tristan Blais est aussi une menace, comme en témoignent ses deux touchés par la course, la semaine dernière.

L’autre demi-finale opposera Saint-Jean à André-Grasset. Le Bol d’or aura lieu samedi prochain, au complexe Claude-Robillard, à Montréal.