Le quart Carson Wentz et les Eagles ont corrigé les Broncos, qui avaient la meilleure défensive de la Ligue jusqu’ici.

Les Eagles volent haut

CHRONIQUE / Les Eagles de Philadelphie (8-1) profitent d’un congé bien mérité cette fin de semaine après avoir dominé la première moitié de saison de la NFL en remportant leurs sept derniers matchs. Les protégés de Doug Pederson ont pesé sur l’accélérateur dès le départ et sont parvenus à maintenir un rythme infernal au cours des deux premiers mois de la saison, une cadence que leurs adversaires ont été incapables de suivre, à l’exception des Chiefs de Kansas City, qui leur ont infligé leur seul revers (27-20) à la mi-septembre.

Parlez-en aux Broncos, qui alignaient la meilleure défensive du circuit Goodell avant de se faire détruire 51-23 par Carson Wentz et sa bande, dimanche à Philadelphie. Avant ce rendez-vous fatal,Denver n’avait pas concédé plus de 30 points dans un match en 2017 et leur défensive pouvait se targuer de ne pas avoir accordé un seul touché au sol jusque-là. Ce qui a été loin de ralentir les ardeurs des porteurs de ballon des Eagles, qui ont inscrit quatre touchés, dont trois par le réserviste Corey Clement et un par le nouveau venu Jay Ajayi, acquis quelques jours plus tôt des Dolphins de Miami.

Les succès des Eagles reposent d’abord et avant tout sur les épaules du quart de deuxième année, qui peut toutefois compter sur une attaque au sol nettement plus efficace et diversifiée pour l’appuyer qu’à son entrée dans la NFL. Après avoir amorcé la saison 2016 en force avec trois victoires, Wentz a terminé sa première année chez les pros avec 16 touchés contre 14 interceptions et une fiche de 7-9.

Lacunes corrigées

La tenue inconsistante de la ligne à l’attaque des Eagles combinée au manque de cibles de choix ont fini par nuire au rendementde Wentz. Mais les dirigeants des Eagles ont corrigé ces lacunes en embauchant les joueurs autonomes Alshon Jeffery, Torrey Smith et LeGarette Blount pendant la saison morte afin de faciliter la progression de Wentz. Mais ils étaient loin de se douter que le quart de 24 ans allait prendre les commandes de l’attaque de façon aussi déterminée.

La chimie s’est installée rapidement avec les nouveaux venus et, à la mi-saison, le deuxième choix au repêchage mène la NFL avec 23 passes de touché contre seulement cinq interceptions. Son coefficient d’efficacité se mesure à 104,1, une forte hausse comparativement à l’an dernier (79,3).

Le brio de Wentz permet aux Eagles de dominer la NFL avec 283 points marqués et son nom est souvent mentionné aux côtés de celui de Tom Brady (Patriots de la Nouvelle-Angleterre) pour le titre de joueur par excellence en 2017. 

Il est peut-être trop tôt pour établir de telles comparaisons, mais les statistiques compilées jusque-là par Wentz ressemblent étrangement à celles de Peyton Manning à ses débuts dans la NFL. En 1998, Manning et les Colts d’Indianapolis avaient dû se contenter de trois victoires (contre 13 défaites), alors que le jeune quart avait terminé la saison avec 28 touchés contre 26 interceptions (coefficient d’efficacité de 71,2). Un an plus tard, Manning lançait 26 passes payantes, tout en réduisant le nombre de revirements à 15 (90,7).

En terminant, une mauvaise nouvelle pour les principaux aspirants aux grands honneurs dans la Conférence nationale : les Eagles présentent pour la cinquième fois de leur histoire une fiche de 8-1. À chaque occasion où ils ont compilé un dossier aussi impressionnant (1949, 1960, 1980 et 2004), ils ont participé au match de championnat de la NFL ou encore au Super Bowl. Et depuis que le SB a vu le jour, 40 des
91 clubs (44 %) ayant amorcé le calendrier régulier avec une telle fiche ont participé au SB, 22 formations (24,2 %) remportant les grands honneurs.

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Des surprises dans la NFC

Tout comme les Eagles dans la division Est, les Rams de Los Angeles (6-2), les Saints de La Nouvelle-Orléans (6-2) et les Vikings du Minnesota (6-2) sont les étonnants meneurs des trois autres sections de la Conférence nationale à la mi-saison. L’arrivée du jeune entraîneur Sean McVay a mené à l’éclosion du quart Jared Goff, les Rams signant cinq gains à leurs six dernières sorties, dont les deux derniers avec un pointage combiné de 84-17. De leur côté, les Saints ont gagné leurs six derniers matchs après avoir entamé la saison avec deux défaites. Le combo formé par les porteurs de ballon Mark Ingram et Alvin Kamara, une recrue qui a joué à l’Université du Tennessee, a grandement facilité le travail du vétéran Drew Brees, tandis que l’unité défensive s’est ressaisie après un mauvais départ. Finalement, il sera intéressant de voir l’utilisation que feront les Vikings au cours des prochaines semaines du quart Teddy Bridgewater, lui qui vient tout juste de reprendre sa place au sein de leur alignement après avoir subi une grave blessure au genou en août 2016. 

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Mes choix

Semaine 10

Jeudi: 1/1 (100%)

Dimanche: LA NOUVELLE-ORLÉANS à Buffalo, Cleveland à DETROIT, NY JETS à Tampa Bay, Cincinnati au TENNESSEE, PITTSBURGH à Indianapolis, Los Angeles Chargers à JACKSONVILLE, Minnesota à WASHINGTON, Green Bay à CHICAGO, Houston à LOS ANGELES RAMS, NY Giants à SAN FRANCISCO, Dallas à ATLANTA et NOUVELLE-ANGLETERRE à Denver

LUNDI : Miami en Caroline

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Semaine 11

JEUDI : Tennessee à PITTSBURGH

*Semaine 9 : 7/13 (53,8%) Total : 85/133 (63,9%)