Le quart des Eagles Nick Foles, ici en train de discuter avec l’entraîneur-chef Doug Pederson lors du match de samedi, a assuré la relève de Carson Wentz, n’ayant subi qu’une défaite depuis la blessure de ce dernier en décembre.

Les Eagles encore les mal-aimés

PHILADELPHIE — Les Eagles de Philadelphie (13-3) ne sont toujours pas les favoris, même à domicile. Case Keenum et les Vikings du Minnesota (13-3) ont amorcé la semaine comme favoris pour remporter le championnat de la Conférence nationale, dimanche soir.

Mais cela convient parfaitement aux Eagles, qui ont accueilli à bras ouverts leur rôle de mal-aimés face aux Falcons d’Atlanta. Formation la mieux classée, les Eagles n’étaient pas favoris pour l’emporter à leur premier match des éliminatoires, une première dans l’histoire de la NFL.

Après avoir battu les Falcons d’Atlanta 15-10, le bloqueur droit Lane Johnson et l’ailier défensif Chris Long se sont moqués des nombreux sceptiques en revêtant un masque de berger allemand, alors qu’ils quittaient le terrain.

Clin d’œil au statut de négligés (underdogs), les masques de chien sont devenus populaires à Philadelphie depuis la mise en scène orchestrée par les joueurs des Eagles, samedi soir. L’équipe a annoncé que les partisans pouvaient même en porter dimanche, à condition qu’ils les enlèvent au moment de passer la sécurité avant d’entrer dans le stade.

«D’être capable de gagner alors qu’autant de personnes ne croient pas en nous fait que la victoire est encore plus spéciale», a déclaré l’entraîneur des Eagles, Doug Pederson, lundi.

Les attentes envers les Eagles ont diminué passablement lorsque le quart-arrière Carson Wentz a subi une déchirure du ligament croisé antérieur à un genou en décembre. Nick Foles a cependant assuré la relève, affichant un dossier de 3-1 depuis. Sa seule défaite est survenue lors de la 17e semaine, où les joueurs réguliers ont pris part à un seul quart.

Plus la même offensive

L’offensive des Eagles n’est cependant plus la même depuis la blessure de Wentz, qui est toujours en lice pour remporter le titre du joueur par excellence en raison de ses 33 passes de touché en 13 rencontres.

«Depuis, personne ne nous favorise, a mentionné Pederson. Personne ne nous a donné une chance. Je comprends, Carson est excellent, mais toutes les semaines, nos joueurs entendent les mêmes commentaires; que soudainement, les gens croient nous ne sommes plus assez bons. Nous avons présenté une fiche de 13-3, le meilleur dossier du circuit et nous avons l’avantage du terrain tout au long des éliminatoires.

«Les gars vont se motiver simplement en se basant sur les commentaires entendus dans les derniers mois. Écoutez, ce que vous dites entre vous à notre sujet n’a pas d’importance, parce que notre équipe est unie. Je défendrais tous mes joueurs et j’irais à la guerre avec tous les gars dans ce vestiaire.»

Les Eagles se trouvaient dans la situation inverse lorsqu’ils poursuivaient leur chemin en route vers le Super Bowl, il y a neuf ans. Ils étaient alors favoris pour vaincre les Cardinals en Arizona, mais Kurt Warner et Larry Fitzgerald avaient permis aux Cards de venir de l’arrière pour l’emporter 32-25.

Critiques motivantes

Depuis les années 2000, les équipes qui disputent le championnat de la Nationale à domicile ont joué le rôle des oppressés quatre fois seulement. Les Giants de New York ont battu les Vikings du Minnesota en janvier 2000, tandis que les Cards ont défait les Eagles en 2009. Les Bears ont cependant perdu face aux Packers de Green Bay à Chicago en janvier 2010, et les Falcons ont encaissé un revers face aux 49ers de San Francisco à Atlanta, en janvier 2012.

«Je suis soulagé que ce ne soit pas eux qui gèrent mes finances», a avoué l’ailier rapproché Zach Ertz à propos des gens qui ont posé leur pronostic. «Je sens que tous ceux qui ont fait leurs prédictions ont tort. Comme ceux qui font leurs prédictions en prévision du repêchage, c’est la même chose. Tous ces gens qui croient tout savoir ont généralement tort.»

Les Eagles utilisent les critiques comme motivation supplémentaire, eux qui tentent de mériter un premier titre du Super Bowl. Ils ont gagné le championnat de la NFL en 1960, mais depuis, ils ont été battus à leurs deux présences au Super Bowl, en 1981 et en 2005.

«Continuez de nous manquer de respect et nous allons continuer de vous prouver que vous aviez tort, a prévenu le receveur Alshon Jeffery. Nous croyons en nos chances et nous nous fichons de ce que les autres pensent. Nous allons simplement continuer de croire en nous et nous allons continuer à nous battre.»

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LES TITANS COUPENT LES PONTS AVEC MULARKEY

NASHVILLE — Les Titans et l’entraîneur-chef Mike Mularkey ne s’entendaient pas sur la façon de bâtir sur la première participation du club aux séries éliminatoires depuis 2008. C’est pourquoi la formation du Tennessee a coupé les ponts avec lui.

Les Titans ont annoncé leur décision deux jours après la défaite de 35-14 contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. «Il est devenu évident que nous avions une vision différente sur la façon de connaître davantage de succès», a noté l’actionnaire majoritaire du club, Amy Adams Strunk.

Mularkey avait encore un an à écouler à son contrat et il a refusé de discuter de son avenir, dimanche. Mais il a reconnu qu’il avait parlé avec Strunk et qu’il était prêt à aller de l’avant «à toute vitesse». 

Strunk a précisé dans un communiqué qu’elle avait parlé avec Mularkey de la prolongation de son contrat au cours de la dernière semaine, soit depuis la victoire contre Kansas City au premier tour éliminatoire.

«C’est regrettable que nous n’ayons pas pu trouver un terrain d’entente, a-t-elle déclaré. Je crois généralement que la continuité est la meilleure voie pour le succès, mais je considère aussi que c’est un moment important pour notre équipe alors que nous essayons de franchir l’étape suivante vers le succès sur le terrain.»

Le directeur général Jon Robinson pilotera sa première recherche d’un entraîneur avec les Titans. Il a été embauché deux jours avant qu’on retire la mention «intérim» à Mularkey en janvier 2016. Les Titans sont maintenant la septième équipe de la NFL à changer d’entraîneur cette saison. «Nous avons pris cette décision, car nous croyons que c’est la meilleure pour l’équipe, afin qu’elle progresse», a déclaré Robinson lors d’une conférence de presse.

Rumeurs

Robinson a précisé que les entretiens d’embauche pourraient commencer aussi tôt que cette semaine. Il n’a pas voulu commenter le statut du coordonnateur à l’attaque des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Josh McDaniels, indiquant qu’il ne pouvait parler de candidats toujours sous contrat ailleurs.

«Il s’agit d’un poste très attrayant pour plusieurs candidats, a affirmé Robinson. J’ai hâte de travailler avec le candidat qui sera retenu, peu importe qui il sera. Je pense que cette personne découvrira qu’Amy et moi serons unis à eux dans notre vision pour cette franchise.»

Strunk s’était tournée vers Mularkey en novembre 2015, quand elle avait congédié Ken Wisenhunt après 23 matchs à la barre de l’équipe. Après une fiche de 2-7 pour un dossier combiné de 3-13, les Titans avaient obtenu le premier choix de 2016.

Mularkey a ensuite mené les Titans à deux saisons consécutives de 9-7, leurs premières campagnes gagnantes d’affilée depuis 2007 et 2008. Il quitte avec une fiche de 21-22. 

Les Titans ont perdu trois rencontres consécutives en décembre pour perdre le titre de la division Sud de la Conférence méricaine. Malgré tout, l’équipe a battu les Jaguars de Jacksonville à son dernier match pour accéder aux éliminatoires. Mais après avoir comblé un retard de 21 points pour vaincre les Chiefs 22-21, le parcours des Titans a pris fin abruptement à Foxborough.