L’an dernier, les Orioles de Montréal avaient remporté le trophée de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

Les Diamants en finale contre les Orioles... encore une fois!

Après avoir éliminé les Cardinals de LaSalle en cinq matchs dimanche, les Diamants de Québec participeront dès mercredi au Stade Canac à la grande finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ). Ils auront comme adversaires, pour une deuxième année consécutive, les Orioles de Montréal, qui avaient remporté le gros trophée l’an dernier à Québec.

«Comme on a gagné nos trois séries en quatre, cinq et cinq matchs, les gars sont plus reposés, mais en même temps, le mois de septembre est difficile pour tout le monde. Les joueurs sont fatigués physiquement et mentalement, certains ont recommencé l’école et jouent les soirs et les fins de semaine», explique le gérant Dominik Walsh en entrevue avec Le Soleil. Walsh sait aussi à quel adversaire les siens se frottent, une équipe qui n’a presque pas changé par rapport à l’an dernier et dont une grande partie des joueurs sont des vétérans âgés de 22 ans.

«Les Orioles, c’est une méchante machine de baseball. Ils ont eu un creux de vague en milieu de saison qui a joué sur leur fiche, mais ils ont été très actifs à la date limite des transactions. L’an passé, ils avaient une fenêtre de deux ans et ils sont encore all in cette année», explique-t-il en notant l’ajout de Jonathan Lacroix, qui évoluait avec les River Bandits de Quad Cities, la filiale A des Astros de Houston, mais qui a décidé de terminer la saison avec les Orioles après avoir été libéré par l’équipe.

«Ce gars-là aurait facilement pu jouer avec les Capitales de Québec ou les Aigles de Trois-Rivières, mais il a décidé de finir la saison chez lui à Montréal. Il frappe .537 avec 10 doubles et 22 points produits en 41 présences au bâton en séries. Les Orioles comptent aussi sur Jonathan Martin, qui vise un quatrième championnat en quatre ans après en avoir remporté deux avec Repentigny et un à Montréal l’an dernier. C’est un excellent joueur qui peut être utilisé comme frappeur et lanceur», poursuit Walsh. Il ne faut pas oublier non plus le lanceur Oscar Rodriguez Gonzalez, qui a remporté l’an dernier le match qui a procuré la victoire aux Orioles en finale.

Miser sur Vincent Ruel

De leur côté, les Diamants misent gros sur le lanceur Vincent Ruel, qui n’a toujours pas donné de point en 32 manches et un tiers durant les séries, retirant 35 frappeurs sur des prises.

«Si on est capable de stopper leur offensive qui ne compte pas beaucoup de faiblesses, il faudra que nos lanceurs soient au sommet de leur art. Si on veut avoir des chances, il faudra vraiment être capables de stopper la “grosse manche”.»

Walsh avoue que l’an dernier, ses Diamants ont perdu contre une équipe meilleure qu’eux. Cette année, il voit les choses différemment.

«Nous avons une équipe différente et nous n’arrivons pas nécessairement là pour venger le revers de l’an passé. On garde quand même notre culture de gagnants. Je crois que le fait que nos deux premiers matchs locaux soient au Stade Canac est un avantage pour nous contre leur grosse attaque, mais ce sera différent à Montréal et pour nos derniers matchs locaux qui auront lieu au parc Henri-Casault où la balle voyage plus», conclut-il.