Les espoirs des Diamants reposent en très grande partie sur Vincent Ruel, qui est intouchable depuis le début des séries, comme le montre sa fiche de 6-0 et sa moyenne de points mérités de 0,67.

Les Diamants, des abonnés de la finale!

Ils y sont abonnés! Pour la quatrième fois en cinq ans, les Diamants de Québec participent à la finale de la Ligue de baseball élite du Québec et tenteront de remporter le troisième titre de leur histoire. Mais pour cela, ils devront prendre la mesure des pratiquement invincibles Orioles de Montréal.

Les Diamants ont franchi un parcours parsemé d’embûches pour participer au grand rendez-vous automnal de la LBJEQ. Ils ont pris la mesure de Trois-Rivières, Saguenay et Longueuil pour en arriver là, ce qui pourrait se décrire comme un tour de force.

«Considérant la lourdeur de la tâche qui nous attendait à chaque ronde, c’est un peu surprenant qu’on soit là. Mais ça ne l’est pas si l’on tient compte de la manière que l’on joue. Lorsqu’on dispute notre meilleur baseball, comme on le fait présentement, on fait partie des meilleures équipes de la Ligue», soutient l’entraîneur-chef Dominik Walsh.

Il reconnaît que la finale n’aura rien d’une sinécure, puisque les Orioles ont pratiquement tout gagné sur leur passage depuis le début de la saison 2018. Ils montrent une fiche parfaite de 8-0 dans les présentes séries et menacent d’égaler le record de 12-0 des Diamants, en 2011. Saison régulière incluse, les Orioles ont remporté leurs 18 derniers matchs.

«Montréal a commencé la saison avec une fiche de 4-6. Ça veut dire qu’ils ont subi seulement quatre défaites à leurs 41 derniers matchs. Nous, notre tâche est de les battre quatre fois dans les sept prochains. On ne le cache pas, le défi est colossal, mais on a eu tellement d’adversité dernièrement qu’on est prêt à y faire face», soulignait Walsh.

Ruel pour contrer la meilleure attaque

Les Diamants ont atteint la finale après avoir balayé les Ducs de Longueuil en quatre matchs, dont le dernier remporté 6-2 au Stade Canac, samedi.

Réputés par la profondeur au monticule par le passé, les Diamants sont bien appuyés par leur attaque dans les séries. Des joueurs comme Francis Tremblay et Marc-Anthony Lemieux contribuent largement à l’attaque, même chose pour le receveur Raphaël Prémont, quatrième frappeur «qui change tout à l’attaque», indique Walsh.

Bien sûr, le lanceur gaucher de 21 ans Vincent Ruel aura la mission de tenir au respect la meilleure offensive du circuit. Il connaît des séries du tonnerre, comme en témoigne sa fiche de 6-0 et sa moyenne de points mérités de 0,67 dans les trois séries précédentes.

«À partir de juillet, on a étiré un peu plus ses sorties et son bras est plus en santé que jamais, on va essayer qu’il lance le plus possible», admettait l’entraîneur-chef, qui revendique deux titres (2014 et 2015) et une défaite en neuvième manche du septième match de la finale en 2017 contre Repentigny.

«Contre eux, on ne pourra pas contourner un frappeur pour en affronter un moins bon. Ils ont une attaque incroyable. Pour les battre, il faudra jouer du baseball parfait, rien de moins, sinon on va être dans le trouble. Montréal a le meilleur club, mais on mérite aussi notre place en finale», soulignait celui qui, avant et après chaque match, a une pensée pour le défunt président des Diamants François Rouette, décédé le 12 mars dernier.

Les Orioles alignent Louis Philippe Pelletier, qui a établi le record de la LBJEQ avec une moyenne de ,515 en saison. On retrouve d’ailleurs quatre frappeurs de cette équipe parmi les 12 meilleurs de la Ligue.

Les quatre premiers matchs auront lieu en alternance à Montréal et Québec, soit mercredi, jeudi, samedi et dimanche. En raison du montage du dôme, la semaine prochaine, un cinquième match aurait lieu au Stade Canac, mardi prochain, tandis que les matchs 6 et 7 seraient disputés, au besoin, à Ahuntsic.