L’artilleur montréalais Jonathan Martin a lancé avec brio, se méritant le blanchissage. Il n’a d’ailleurs accordé aucun coup sûr au cours des trois premières manches, mais a accordé cinq buts sur balles.

Les Diamants au pied du mur

Battus 1 à 0 dans un duel de lanceurs dimanche au Stade Canac, les Diamants de Québec pourraient jouer leur dernière carte mardi devant leurs partisans. Les joyaux tirent maintenant de l’arrière 3 à 1 contre les Orioles de Montréal en finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec.

C’est Alexandre Vincelli, en frappant un optionnel qui a permis à Philippe Lavigne de croiser le marbre, qui a produit l’unique point de la rencontre. L’artilleur des Montréalais, Jonathan Martin, a mérité le blanchissage en plus de frapper deux des trois coups sûrs des siens contre un Vincent Ruel qui était lui aussi au sommet de son art.

Au monticule, Martin n’a accordé aucun coup sûr au cours des trois premières manches, mais a tout de même distribué cinq buts sur balles. Jonathan Landry a été le premier à frapper un coup sûr contre lui, atteignant le premier coussin de justesse sur un relais trop lent du troisième but Luca Portolese en quatrième.

Les Diamants ont réussi à placer des coureurs sur les sentiers dans presque toutes les manches sans toutefois jamais réussir à capitaliser.

«Nous avons envoyé neuf frappeurs sur les buts, mais sept avec deux retraits. Ça mettait une pression énorme sur nos frappeurs. On était en présence de deux lanceurs qui ont été incroyables. La preuve : c’est un optionnel qui aurait pu être un double jeu qui a scellé l’issue du match», a déclaré le gérant des Diamants, Dominik Walsh.

«C’était un vrai match des séries à très bas pointage, le genre de match pour lequel on se prépare toute l’année. Sur ma défensive et mon lanceur, je n’ai absolument rien à dire.» 

Difficultés en attaque

Walsh n’a pas non plus voulu lancer la pierre à ses frappeurs, qui se sont souvent élancés sur le premier lancer et ont éprouvé des difficultés avec des coureurs en position de marquer.

«Je vais donner le crédit au lanceur adverse. Il lançait beaucoup de prises en début de compte et on n’avait pas le choix d’être agressifs», a-t-il poursuivi.


« On était en présence de deux lanceurs qui ont été incroyables. La preuve: c’est un optionnel qui aurait pu être un double jeu qui a scellé l’issue du match »
Dominik Walsh, gérant des Diamants

Le pilote des Diamants analysera lundi qui il enverra au monticule mardi dans ce match qui pourrait être sans lendemain pour ses protégés. «À part Vincent Ruel, toutes les options sont sur la table», a-t-il déclaré, sachant fort bien que la marge de manœuvre des siens est inexistante.

«On sait depuis le début de la série qu’on devra jouer du baseball parfait pour l’emporter. Par contre, on s’attendait à ce que leur grosse offensive fasse la différence alors que ce sont plutôt les lanceurs des Orioles qui se sont distingués avec trois départs de qualité sur quatre.»

Du côté des vainqueurs, le gérant Marc-André Ronda était bien heureux de la performance de Martin, un ancien du Royal de Repentigny obtenu par transaction durant la saison morte et utilisé à toutes les sauces par les Orioles cette année. 

«Ce n’est pas quelqu’un qui lance beaucoup durant la saison. On le fait jouer à toutes les positions parce qu’on veut garder son bras frais et dispos pour des occasions comme celle-là. On se souvient qu’il avait lancé deux matchs numéro sept avec Repentigny.»

Même si la prochaine partie sera jouée à Québec et que les Montréalais n’ont pas l’habitude des trajets en autobus durant la semaine, Ronda estime que le momentum est quand même du côté des siens. «Je pense que la vibe est très positive», conclut-il.