Jean-Philippe Roy

Les Diamants: 25 ans de souvenirs

Il y a 25 ans, une fusion entre les Ambassadeurs de Lévis et les Patriotes de Sainte-Foy menait à la naissance des Diamants de Québec, qui célèbrent leur quart de siècle d’existence, vendredi, au Stade Canac. Et comme le hasard fait bien les choses, leurs grands rivaux de Charlesbourg seront aussi de la fête…

Les Diamants en profiteront pour souligner l’implication de quatre personnalités ayant permis à l’équipe de devenir ce qu’elle est. Ainsi, les entraîneurs Jean-Philippe Roy et Dominik Walsh, ainsi que les anciens présidents Pierre Bouchard et Denis Gingras, auront droit à un autre tour d’honneur.

«Je n’ai pas peur de le dire, les Diamants ont changé ma vie. L’arrivée des Diamants a provoqué un effet d’engrenage et leurs succès ont permis à des crinqués de rêver à un club professionnel à Québec. Si le baseball a connu tel développement dans la région, ils [les Diamants] n’y sont pas étrangers», confiait Roy.

Il a vécu les grands moments de l’histoire des Diamants, à commencer par leur naissance à titre de joueur, en 1995, mais aussi leur premier championnat comme entraîneur-chef, en 2011. Il avait aussi été membre de la toute dernière édition des Patriotes de Sainte-Foy. Depuis, Dominik Walsh revendique aussi des championnats en 2014 et 2015.

«Les Patriotes formaient, à l’époque, le club le plus prestigieux du baseball junior. C’était le gros club au Québec, celui qui développait de grands joueurs, comme Marc Griffin et les jumeaux Lavigne. J’avais même été leur préposé au bâton et jouer pour eux était aussi quelque chose», rappelait-il.

Mais voilà, après sa première saison, les Patriotes ont fusionné avec les Ambassadeurs sous la vision de Paul-Henri Angers. Les Diamants venaient de naître et s’installaient dans un vieux stade qui avait alors vécu ses plus beaux jours.

Passage marquant

«Les Diamants représentent beaucoup pour tous ceux qui ont porté leur uniforme. Ça marque la carrière d’un joueur d’avoir vécu la renaissance du stade, la rivalité avec les Alouettes, etc. Les gradins étaient remplis, on a déjà joué devant 3600 spectateurs, c’était fou raide pour des ti-culs qui jouaient au niveau junior.»

Roy y a développé des amitiés qui tiennent toujours, aujourd’hui, et il y a amorcé son parcours de balle qui l’a mené à des positions comme entraîneur-adjoint des Capitales de Québec, mais plus important encore, comme responsable du programme de baseball sport-études des Canonniers de Québec. Le numéro 9 qu’il portait comme joueur et entraîneur est d’ailleurs retiré, exploit peu commun chez les Diamants.

«Je me souviens qu’il y avait eu dès le départ beaucoup d’engouement envers les Diamants et une grosse couverture médiatique. Ça avait permis de constater que le baseball était populaire à Québec. Joey Alvin Huard avait été notre première grande vedette, il attirait du monde. Il avait même fait un spectacle de musique avant un programme double», racontait Stéphan Bédard, premier entraîneur-chef de l’histoire.

Au fils des ans, les Diamants ont misé sur des entraîneurs comme Bédard, André Lachance, Sylvain Saindon, Martin Pouliot, Roy, Luc Bédard et Walsh. Ils ont aussi compté sur des présidents dévoués, notamment messieurs Bouchard, Gingras et Gaston Couture. Quelques joueurs ont aussi évolué dans le baseball affilié ou été repêchés, comme Reggie Laplante, Luke Carlin, Kevin Denis-Fortier, Jonathan Gilbert, Jonathan Paquet, Jimmy Durette, Marc-Antoine Bérubé, et le plus récent, Édouard Julien.

Un peu plus d’une centaine d’anciens joueurs, entraîneurs et bénévoles participeront à une soirée de retrouvailles, vendredi, sur la terrasse Bob-Bissonnette du Stade Canac. Pour l’occasion, Raphaël Prémont recevra le trophée François-Rouette (nommé en l’honneur du président décédé en 2018) pour son titre de joueur de l’année, la saison dernière.