Dimanche, lors du match d’ouverture des Blue Sox de Thetford Mines, champions de la LBMQ, 467 personnes prenaient place dans les gradins du Stade Desjardins. Si la distanciation physique de deux mètres était respectée dans plusieurs sections des gradins, dans d’autres on constatait une très grande proximité entre les spectateurs.
Dimanche, lors du match d’ouverture des Blue Sox de Thetford Mines, champions de la LBMQ, 467 personnes prenaient place dans les gradins du Stade Desjardins. Si la distanciation physique de deux mètres était respectée dans plusieurs sections des gradins, dans d’autres on constatait une très grande proximité entre les spectateurs.

Les défis du baseball en période de pandémie

THETFORD MINES - La Ligue de baseball majeur du Québec (LBMQ) est, avec la Ligue de baseball junior élite du Québec, l’un des circuits qui ont pu reprendre leurs activités cet été avec un calendrier écourté. Le baseball en période de pandémie amène cependant son lot de défis.

Dimanche, lors du match d’ouverture des Blue Sox de Thetford Mines, champions de la LBMQ, 467 personnes prenaient place dans les gradins du Stade Desjardins pour la visite des Cascades de Shawinigan, finalistes de la saison dernière.

Si la distanciation physique de deux mètres était respectée dans plusieurs sections des gradins, dans d’autres on constatait une très grande proximité entre les spectateurs lors de cette victoire de 9 à 7 des Blue Sox.

«On se fie à la bonne foi des gens», a indiqué l’annonceur maison et relationniste des Blue Sox, Robert Legault, qui a répété à plusieurs reprises les consignes de sécurité à respecter au stade.

L’organisation a tout de même dû modifier d’autres aspects de son offre en raison de la pandémie, notamment la disparition de l’animateur de foule. La mascotte Papi, bien protégée par son costume de peluche bleue, a toutefois pu continuer à faire des culbutes et à se promener dans les gradins.

Même sur le terrain, on constatait les changements survenus en raison de la pandémie. Tout d’abord, la plupart des 20 joueurs des Blue Sox étaient sur le terrain lors de leurs tours au bâton puisqu’ils n’avaient pas le droit d’être tous dans l’abri en même temps. Ils ne se sont pas non plus tapés dans les mains après les coups de circuit de Jérôme Duchesneau, Jean-Michel Acquin et Danny Paradis-Giroux.

Spécial pour Simard

Et il y a l’arbitre «au marbre», qui se trouve maintenant au monticule, juste derrière le lanceur, pour appeler les balles et les prises. Michel Simard, lanceur partant gagnant dimanche, a avoué qu’il avait trouvé la situation un peu particulière.

«C’est spécial, mais c’est ça ou on ne joue pas! Ça surprend un peu au début de ne pas avoir la «grosse affaire noire» derrière le marbre, mais on va s’ajuster. Plus tôt cette année, on se demandait si on allait pouvoir jouer», a déclaré le grand droitier.

«De notre côté, le fait de rester en ligne en dehors de l’abri et de ne pas faire de «high five» après un circuit, c’est parce qu’on ne veut vraiment pas que quelqu’un tombe malade. On veut respecter les règles de la santé publique parce qu’on ne veut pas que la saison s’arrête», poursuit-il.

Bolduc honoré

Dominic Bolduc a vu son chandail numéro 23 être retiré par les Blue Sox pour être installé sur la clôture du champ gauche.

Les Blue Sox ont profité des cérémonies d’avant-match pour remettre les bagues de championnat à leurs joueurs, mais aussi pour faire une surprise à leur directeur général Dominic Bolduc, qui quittait son poste de gérant après avoir remporté sept championnats en dix ans.

L’ancien lanceur des Diamants de Québec a vu son chandail numéro 23 être retiré par l’équipe pour être installé sur la clôture du champ gauche. «C’est une très belle surprise. François (Lécuyer, propriétaire des Blue Sox) m’avait dit qu’il y pensait, mais je ne croyais pas que ça arriverait si vite. Ça et toutes les bagues de championnat, c’est une chose, mais ce qui compte le plus, ce sont les bons moments.»

Bolduc a cependant avoué qu’il avait trouvé un peu difficile de se retrouver dans les gradins durant le match, lui qui est habitué d’être au coeur de l’action.

«J’ai lancé la pratique au bâton avant le match, mais pour le reste, ce n’est pas évident de ne pas avoir du tout le contrôle sur le match», a-t-il déclaré, heureux de la victoire des siens et de la bonne performance de Simard, qui n’a accordé qu’un coup sûr et un but sur balles en quatre manches.