S'ils diront éventuellement adieu à Glendale, les Coyotes ne devraient toutefois pas quitter l'Arizona.

Les Coyotes en Arizona pour y rester

Si les Coyotes de l'Arizona n'ont pas d'avenir à Glendale, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, demeure engagé à garder l'équipe en Arizona.
«Nous n'avons pas abandonné ce marché», a déclaré Bettman lors de la dernière journée des assises des directeurs généraux du circuit, mercredi à Boca Raton, en Floride. «Mais nous voulons être clairs en affirmant que l'avenir à long terme de l'équipe ne passe plus par Glendale.»
Bettman a fait référence à une lettre envoyée aux politiciens en Arizona en appui à un projet de loi qui financerait la construction d'un nouvel aréna dans la grande région de Phoenix. Les Coyotes évoluent présentement au Gila River Arena, à Glendale, mais dans un climat d'incertitude. La ville a annulé une entente à long terme avec l'équipe en 2015 et le bail doit maintenant être renouvelé annuellement.
C'est pour cette raison que Bettman a dit que les Coyotes cherchaient un nouveau domicile. «L'équipe a plusieurs options devant elle et personne ne doit penser qu'elle va déménager très loin. À court terme, l'équipe va rester à Glendale tout en trouvant une solution.»
Un projet de construction d'un aréna à Tempe est tombé à l'eau quand l'Université Arizona State a changé d'idée le mois dernier.
La LNH a déménagé les Jets de Winnipeg en Arizona avant la saison 1996-1997. L'équipe s'est souvent retrouvée dans l'incertitude, incluant en 2009 quand elle a déclaré faillite. Les Coyotes ont de la difficulté à remplir l'aréna et à présenter régulièrement une équipe compétitive. Ils ont franchi le premier tour des séries éliminatoires à une seule reprise. Cette saison, l'équipe occupe l'avant-dernier rang du classement général de la LNH.
13 000 spectateurs
«C'est dans l'esprit de tout le monde», a admis le jeune directeur général John Chayka, au sujet de l'endroit où vont jouer les Coyotes. John Chayka. «Pour devenir l'équipe que nous voulons être, nous devons jouer à un endroit qui va assurer notre stabilité économique à long terme.»
Chayka a dit qu'il était injuste de déclarer que l'aventure de la LNH dans le désert de l'Arizona était un échec et que l'équipe devrait déménager dans un nouveau marché. Il a donné comme exemple l'histoire d'Auston Matthews, le centre des Maple Leafs de Toronto et premier choix du dernier repêchage de la LNH, qui a grandi à Glendale en encourageant les Coyotes.
L'équipe attire une moyenne d'un peu plus de 13 000 spectateurs par match cette saison, ce qui la classe au 28e rang sur 30 dans le circuit, devant les Hurricanes de la Caroline et les Islanders de New York. «C'est un excellent marché, a affirmé Chayka. Je pense que les joueurs adorent y jouer. C'est bon pour la ligue.»
«Je pense que la grande région de Phoenix est un marché incroyable pour le sport», a ajouté Bettman. «C'est un excellent marché de hockey. Je crois que si les Coyotes avaient un nouvel aréna dans un endroit mieux situé, l'équipe s'en tirerait très, très bien, autant au niveau des foules que du côté affaires.»
Plus près de Pékin que de Pyeongchang
La LNH n'est pas plus près de participer aux Jeux olympiques de 2018, mais ceux de 2022 demeurent une possibilité. «Il n'y a absolument rien de nouveau», a déclaré le commissaire Gary Bettman, mercredi matin, à la conclusion de la réunion des directeurs généraux du circuit à Boca Raton, en Floride. «Et je crois que le sentiment partagé par la grande majorité des équipes est que ça chamboule beaucoup le calendrier. On ressent aussi une certaine fatigue et un pessimisme autour du sujet.»
Bettman a ajouté qu'aucune rencontre n'était prévue avec la Fédération internationale ou le Comité international olympique au sujet des JO de Pyeongchang en 2018. La LNH discute toutefois présentement de sa participation à ceux de 2022, à Pékin. «Ce n'est pas la même équation pour 2022», a noté le commissaire adjoint Bill Daly. «Il y a de meilleures possibilités d'affaires en Chine, mais il y a toujours les mêmes impacts sur la saison.»
Bettman a aussi indiqué que la LNH concentrait ses efforts sur un calendrier 2017-2018, qui ne comprend pas de pause olympique, mais qui comportera une semaine de congé améliorée. La LNH souhaite donner une autre chance à ce concept avant de l'éliminer. Plusieurs équipes n'ont pas aimé l'application de la semaine de congé en raison, entre autres, des impacts négatifs sur le calendrier et les performances. La semaine de congé en était à sa première saison et les équipes obtenaient une pause de cinq jours consécutifs quelque part entre décembre et février. Selon la nouvelle entente, qui devra être approuvée par l'Association des joueurs, la moitié de la Ligue serait en congé en même temps, puis l'autre moitié aurait ensuite son congé.
«Nous sommes inquiets de la situation et c'est pour cette raison que nous voulons essayer une nouvelle idée», a souligné Bettman. Si ça ne fonctionne pas, je pense que nous nous dirons que nous avons essayé et qu'il est temps de passer à autre chose.»  La Presse canadienne
Un seul petit changement
Les directeurs généraux de la LNH ont terminé leur série de rencontres à Boca Raton, en Floride, avec une seule recommandation pour le comité de compétition : l'interdiction de demander un temps d'arrêt après un dégagement refusé. Le directeur général des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff, a rappelé que le temps d'arrêt avait été créé pour concocter des stratégies en fin de rencontre, mais qu'il était devenu une ressource pour reposer les joueurs après un dégagement refusé.  La Presse canadienne