À la barre de Chevaliers, Éric Bélanger (à droite) se plaît au point où il ne sent pas pressé de passer à un autre niveau.

Les Chevaliers de Lévis prêts à reprendre du service malgré des soldats en moins

Comme joueur, ses propres objectifs étaient toujours très élevés, peut-être même encore plus que ceux qu’on pouvait avoir envers lui. Comme entraîneur-chef des Chevaliers de Lévis, la philosophie d’Éric Bélanger n’est pas différente et ce n’est pas la perte de quelques joueurs à l’aube de la reprise des activités de la Ligue de hockey midget AAA qui le fera changer de discours!

C’est avec un alignement amputé de plusieurs éléments qu’ils tenteront de conserver leur deuxième place au classement général. Et pour cela, Bélanger s’inspire d’une lecture sur les Penguins de Pittsburgh disant que le succès engendrait la confiance et qu’il était possible de croire à la victoire, peu importe qui était dans l’alignement.

«On est là, il faut que nos attentes soient toujours élevées. Oui, il nous manque des joueurs, mais la situation exigera le meilleur de nous-mêmes. Et en bout de ligne, chacun en sortira grandi et plus fort», explique l’ancien joueur de la LNH qui dirige le club de Lévis depuis l’automne.

Les Chevaliers n’ont pas été épargnés par les blessures avant la pause des Fêtes. Le défenseur Justin Fernet et l’attaquant Antoine Gaudreau, un vétéran de l’édition de l’an passé, sont blessés pour deux mois. L’attaquant William Robitaille est pour sa part au rancart pour six semaines. Et pour ajouter à ces pertes, le deuxième meilleur compteur de l’équipe Julien Hébert a été promu à Baie-Comeau, dans la LHJMQ.

«On est très content pour Julien. Nous sommes une ligue de développement et on ne peut que se réjouir de voir un joueur faire le saut dans le junior. Il s’agit de la quatrième année que les Chevaliers perdent un joueur après les Fêtes, ce sera à d’autres de se lever et de relever leur jeu d’un cran», dit celui qui aligne le meilleur marqueur de la Ligue en Elliott Lavoie avec 38 points, dont 22 buts. 

Plusieurs prédisaient une saison plus difficile aux Chevaliers, qui ont fait tomber à peu près tous les records d’équipe, l’an dernier, avec leur fiche de 41-1. Et après avoir amorcé leur calendrier avec une seule victoire en six matchs, ça semblait bien être le cas. Mais depuis, Lévis a conservé un dossier de 16-3, sans compter le parcours menant à la finale du Challenge CCM, tournoi de mi-saison remporté par les Albatros du Collège Notre-Dame (Rivière-du-Loup).

«Depuis la fin du mois d’octobre, on est l’une des meilleures équipes de la Ligue. Je pense que notre mauvais début a fait du bien. J’arrivais avec de nouvelles choses, des structures différentes, on a pu définir notre identité et comprendre où on s’en allait», notait celui dont le club est l’hôte de Lac-Saint-Louis, vendredi (19h30) à l’aréna de Lévis.

Autre niveau

À la barre de Chevaliers, Éric Bélanger se plaît au point où il ne sent pas pressé de passer à un autre niveau. Sa personnalité l’amène à donner l’heure juste aux joueurs. «J’ai dit aux gars, vous n’aimerez pas toujours ce que je vais dire, il n’y aura pas d’hypocrisie. Si vous ne jouez pas sur l’avantage numérique, par exemple, vous allez savoir pourquoi», confiait celui qui avait justement réuni la demi-douzaine de joueurs de l’édition de l’an passé après le lent départ pour leur faire comprendre qu’ils devaient dorénavant agir comme les leaders de l’équipe.

Outre les Chevaliers, le Blizzard du Séminaire Saint-François reprend aussi l’action, jeudi après-midi (13h) au Complexe sportif Saint-Augustin, où plus de 600 étudiants du SSF sont attendus. Le SSF sera aussi l’hôte des Albatros, dimanche.