Malgré le revers des siens à Rockland, le gérant Patrick Scalabrini est d’avis qu’il est ensore possible pour ses Capitales d’accéder aux séries d’après-saison.

Les Capitales se compliquent la vie à Rockland

Les Capitales de Québec se sont compliqué la vie vendredi soir en s’inclinant par la marque de 10 à 4 contre les Boulders de Rockland, l’équipe qui les devance désormais par sept matchs et demi pour une place dans les séries de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

«Je l’avais dit avant la série que pour avoir une chance, il faudrait balayer les Boulders ou en gagner deux sur trois pour pouvoir se rapprocher. Malheureusement, ce soir on affrontait leur as [Jake Zokan] qui nous avait dominés à ses deux derniers départs alors que de notre côté, c’était une recrue, Sean Cruz, qui était au monticule. Sean avait été bon jusqu’à présent, mais il n’avait pas la même étoffe ce soir même s’il n’a pas si mal fait», a déclaré au Soleil le gérant Patrick Scalabrini lors d’un entretien téléphonique. Cruz a accordé sept points, dont cinq mérités, sur onze coups sûrs en quatre manches et un tiers.

«Malgré tout, ça demeure encore possible pour nous d’entrer dans les séries, surtout avec Austin Chrismon et David Richardson au monticule samedi et dimanche. C’est un peu ça qui est fâchant, car, maintenant, ça va bien au bâton, mais on ne lance plus», a laissé tomber Scalabrini.

Fatigue

Le gérant avoue que la fatigue a peut-être joué un rôle dans la défaite de vendredi après un très long voyage en autobus et une longue attente au poste-frontière. «Nous avons attendu trois heures et demie aux douanes. Je ne sais pas ce qui se passait, mais il y avait une quinzaine d’autobus devant nous. Par contre, la fatigue est un facteur auquel toutes les équipes doivent faire face dans cette ligue», poursuit-il.

Un des joueurs des Caps qui pouvait être excusé pour sa fatigue est le premier but Zach Wilson, qui effectuait un retour dans l’uniforme bleu, jaune et blanc après avoir terminé sa saison avec le Draci de Brno dans l’Extraliga de République tchèque. 

«Il avait manifesté de l’intérêt à terminer la saison avec les Capitales et on est restés en contact durant l’été. Je ne pensais pas le faire jouer ce soir, mais finalement, c’est comme ça que ça s’est passé. Il a été 0 en 4, mais il a quand même fait de bonnes choses sur le terrain. On lui pardonne puisqu’il venait tout juste d’arriver de République tchèque», explique Scalabrini à propos de l’ancien espoir des Yankees de New York qui avait frappé pour une moyenne de .348 avec 32 points produits la saison dernière à Québec. Avec Brno, Wilson avait comme coéquipier le lanceur australien Peter Moylan, qui a passé plusieurs saisons dans les ligues majeures et n’avait pas réussi à se dénicher un poste cette saison.