«J’adore Kalian [Sams], on l’a beaucoup apprécié, mais on ne reviendra pas en arrière. On a pris la décision que ça allait être l’équipe des vétérans qu’on a, on espère que ça va lever», a indiqué mercredi Patrick Scalabrini.

Les Capitales ne lancent pas de S.O.S. à Kalian Sams

Malgré les insuccès de la première moitié de saison, les Capitales n’ont pas l’intention de lancer un S.O.S. à Kalian Sams, l’auteur de 68 circuits et 224 points produits en quatre saisons à Québec qui vient d’être libéré par l’équipe qui l’embauchait dans la Ligue Atlantic.

«La question est légitime», disait le gérant Patrick Scalabrini, mercredi, en marge d’un court exercice au bâton avant de mettre le cap vers le New Jersey, où les siens amorcent la seconde moitié de la saison de la Ligue Can-Am, jeudi. Il y répondait cependant avant même d’avoir terminé sa phrase…

«On est allé dans des directions opposées, il était temps de passer à autre chose, des deux côtés. J’adore Kalian, on l’a beaucoup apprécié, mais on ne reviendra pas en arrière. On a pris la décision que ça allait être l’équipe des vétérans qu’on a, on espère que ça va lever», ajoutait Scalabrini en parlant de Karl Gélinas, Scott Richmond, Dustin Molleken et Tyson Gillies.

En première moitié, les choses n’ont pas tourné comme le gérant l’avait imaginé. Les Capitales montrent un dossier de 17-30, le pire du circuit. Ils sont à 15 matchs de la tête, mais à cinq de la quatrième et dernière position donnant accès aux séries et occupée par les Champions d’Ottawa.

«On est vraiment parti croche, pour diverses raisons. On était trop jeune, on a fait les ajustements nécessaires et on est meilleur présentement qu’au jour 1 de la saison, mais ça ne n’est pas encore transformé en résultat sur le terrain», convenait-il.

Le gérant espérait que le retour de la pause du match des étoiles, qui avait lieu mercredi soir, à Rockland, soit l’occasion pour les siens de prendre un nouveau départ.

«J’espère vraiment qu’on sera l’équipe de la deuxième moitié, qu’on se relève, qu’on soit excitant, qu’on donne une poussée jusqu’au bout. Ça nous prend une étincelle, on veut rendre les autres équipes nerveuses et rembarquer dans cette course.»

Pour se rapprocher d’une place dans les séries, les Capitales devront gagner plus de régularité. Or, ils viennent de subir quatre défaites à leurs cinq derniers matchs.

«On s’est enfargé, et si ça continue comme ça, on n’aura aucune chance de revenir. Il faut qu’on gagne plus souvent qu’on perd. La bonne nouvelle, c’est qu’on est seulement cinq matchs en arrière même si on ne pouvait pas être plus mauvais qu’on l’a été. Si on joue juste le moindrement mieux, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible. Il faut qu’on commence à faire notre job. Les vétérans doivent prendre plus de place et les jeunes doivent avoir appris de leurs erreurs.»

En santé

La bonne nouvelle du jour était le retour en santé du lanceur Karl Gélinas et de l’avant-champ T.J. White. Le premier reprendra sa place dans la rotation, vendredi ou samedi, tandis que le second pourrait revenir au jeu après la présente série contre les Jackals.

Par contre, les Capitales seront bientôt privés de Yordan Manduley, Stayler Hernandez, Vladimir Garcia, Gillies, Molleken et Richmond, qui participeront tous aux Jeux panaméricains avec les équipes nationales de Cuba et du Canada.

«J’espérais qu’un ou deux joueurs cubains n’y aillent pas, mais je viens de voir leur alignement et ils y sont tous les trois. Nous avons deux gros morceaux qui reviennent [Gélinas et White], mais il faudra compenser leur absence à l’interne et via l’arrivée d’un joueur ou deux de l’extérieur», précisait le gérant en lien avec ceux qui partiront le 18 juillet (pour les Cubains) et le 22 juillet (les Canadiens) pour ne revenir que les 5 et 8 août.

Pour le premier match de ce retour au boulot, jeudi au Yogi-Berra Stadium, c’est Scott Richmond (3-4) qui aura la mission de relancer les Capitales.