Rene Leveret a frappé un coup de circuit, dimanche, lors du second duel contre les Boulders de Rockland, contribuant à la victoire des siens 4 à 2.

Les Capitales évitent la catastrophe de peu contre les Boulders

Les Capitales ont frôlé la catastrophe, dimanche après-midi, au Stade municipal. Défaits 5 à 3 dans le premier match d'un programme double, ils ont vu les Boulders prendre les devants 2 à 0 dans la seconde rencontre. Mais une poussée de trois points en quatrième, amorcée par un long circuit en solo de Balbino Fuenmayor, a permis aux locaux de renverser la vapeur et de finalement l'emporter au pointage de 4 à 2.
«Quand le pointage est tombé 2 à 0 pour Rockland, nous étions en mode survie», a déclaré Patrick Scalabrini. «Et quand tu tires de l'arrière, tu commences à jouer très nerveusement. C'était donc très inquiétant. Je suis très heureux d'avoir vu nos "gros" gars nous permettre de revenir de l'arrière et de l'emporter. Balbino l'a fait toute l'année, mais Rene [Leveret] devait aussi le faire, car on a besoin de lui. Et le fait d'avoir probablement frappé son coup le plus loin en carrière va sûrement un peu lui redonner des ailes.»
Parlant de son partant qui a limité les visiteurs à cinq coups sûrs dont deux circuits solos en six manches de travail, le gérant a indiqué : «On sait qu'il va accorder une couple de points, mais il nous donne toujours une chance de gagner. Et c'est encore ce qui est arrivé aujourd'hui [dimanche]. C'est certain, on voulait réaliser un balayage. Mais c'était un programme double contre l'équipe qui est en première place. Après avoir perdu la première rencontre, c'est satisfaisant d'avoir gagné la seconde.»
Occasions manquées
Le gérant québécois n'a pas caché que le manque d'opportunisme des siens l'avait rendu un peu nerveux. Ses frappeurs ont laissé des coureurs sur les buts lors des six manches du premier duel de la journée et lors des trois premières du second. «Générer des points, c'est aussi contagieux négativement. Quand ça se met à mal aller, les gars se mettent de plus en plus de pression. Et ça ne va pas bien. C'est alors à moi de prendre le contrôle et de changer mes stratégies. En même temps, je veux que mes vétérans se lèvent d'eux-mêmes et qu'ils fassent le travail. Le circuit de Balbino a enlevé un peu de pression sur les épaules à tout le monde. Finalement, on a été capables de faire quelque chose. Ce fut le point tournant du match.»
La victoire des Capitales dans le second duel du double peut se résumer en deux manches. La quatrième, lors de laquelle les hommes de Patrick Scalabrini ont marqué trois points sur trois coups sûrs dont des circuits solos pour Fuenmayor et Leveret, et la sixième alors qu'avec l'aide d'une longue balle alors qu'il n'y avait aucun coureurs sur les buts, Jean-Luc Blaquière a procuré un coussin plus confortable de deux points aux siens.
En lever de rideau, les Capitales complétaient la rencontre qu'ils avaient amorcée samedi avant que la pluie n'oblige l'officiel à mettre fin au duel. Trois manches avaient alors été jouées et les deux équipes étaient à égalité 3 à 3. Les locaux avaient inscrit leurs trois points en fin de première grâce à des doubles payants de Balbino Fuenmayor et Mike Provencher.
Les Boulders n'ont pas mis de temps à montrer leurs couleurs. Premier frappeur à se présenter au bâton, dimanche, Marcus Nidiffer a catapulté par-dessus la clôture du champ centre-gauche l'offrande du releveur Brett Schreiber. Les visiteurs ont ajouté un autre point en cinquième et c'est tout ce dont ils ont eu besoin pour vaincre les locaux qui ont laissé 11 coureurs sur les buts dans ce match.
Capitales et Boulders complèteront leur série de quatre matchs, ce soir, au Stade municipal. Avec une victoire, les locaux pourraient diviser les honneurs de celle-ci. «En divisant la série, on survit. On avait dit avant de jouer contre les Jackals et les Boulders que l'on voulait remporter ces deux séries parce que nous voulions gagner du terrain. Sauf que gagner trois matchs sur quatre contre de bonnes équipes, c'est très difficile.»
Sanford remplit sa mission
Sur la butte afin d'affronter les Boulders, Shawn Sanford avait une délicate mission à accomplir. Il devait stopper la série d'insuccès des Capitales à trois revers et les empêcher de perdre davantage de terrain sur les meneurs. Le rouquin a bien répondu aux attendes en limitant l'adversaire à cinq coups sûrs et deux points, ce qui lui a permis de mettre la main sur sa huitième victoire de la saison.
«C'était un gros match pour nous tous aujourd'hui [dimanche]», a indiqué Sanford (8-1). «Nous venons d'encaisser deux défaites difficiles face aux Boulders et nous devions conserver nos chances de diviser la série demain [lundi]. Je me suis donc présenté au monticule avec l'objectif de lancer des prises et de faire de mon mieux. Et les gars ont fait le reste en quatrième manche.»
Des cinq coups sûrs accordés par Sanford, deux ont été de très, très longs circuits solos. Interrogé sur ce qui avait causé sa perte sur ces deux coups de canon, il a expliqué qu'il n'avait pas aussi bien réussi ses deux tirs, des balles tombantes. «Les Boulders ont de bons frappeurs et ils ont été capables d'en profiter.»